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Dérobades. Rodin et Balzac en robe de chambre
Kisiel Marine
B42
15,00 €
Épuisé
EAN :9782494983175
Pensé autour d'un objet singulier - l'Etude de robe de chambre pour Balzac réalisée par Auguste Rodin en 1897 dans le cadre de la commande d'un monument à Balzac -, cet ouvrage fait dialoguer couture et sculpture. Le livre se penche sur ce singulier objet, qui hybride le mythe de l'écrivain drapé dans sa robe de chambre à l'archéologie que mène Rodin lorsqu'il entreprend d'aller retrouver le tailleur de Balzac pour lui faire refaire un des costumes de l'écrivain. Le fantôme de plâtre qui naît de ces recherches aboutira finalement au Balzac, aussitôt refusé par les commanditaires du monument. Cet ouvrage donne à voir l'artiste au travail, ses doutes et ses trouvailles. Il revient sur la place de la l'Etude sur la robe de chambre dans le processus de création de Rodin et analyse plus précisément comment elle permet à l'artiste de se dépêtrer d'un souci majeur : en effet, si le sculpteur cherche tout d'abord à retrouver le corps de Balzac tel qu'il fut, il se heurte rapidement au refus de la Société des gens de lettres pour qui un Balzac gros, petit et trapu (quoique proche de la vérité) est inenvisageable. Marine Kisiel entreprend de sonder l'épaisseur d'une époque, ses projets et ses contradictions quand elle entreprend de célébrer les grands hommes sans vouloir les voir tels qu'ils furent réellement. Ce livre vise ainsi à faire réfléchir à ce que la statuaire publique charrie de valeurs et de prescriptions, et, à l'heure des déboulonnages de statues, au nécessaire élargissement de la représentation des corps et des identités dans l'espace public contemporain. L'ouvrage paraîtra à l'occasion de l'exposition dédiée à la Robe de chambre qui se tiendra au musée Rodin du 14 octobre 2024 au 2 mars 2025, et dont Marine Kisiel est la commissaire.
Un homme solitaire mène une double vie : militaire de carrière et alpiniste. Il arpente les montagnes en quête d'un amour exclusif et secret. A chaque rencontre il croit avoir enfin trouvé l'amour parfait : physique, spirituel et éternel... Un jour, enfin, il rencontre son idéal, qu'il emmènera dans son refuge isolé en pleine montagne. Ce roman, inspiré d'un fait-divers qui défraya la chronique voici quelques années, s'attache à recréer l'intériorité d'un être que la société regarda et jugea comme un monstre.
Résumé : Cette exposition hommage à Edgar Degas (1834-1917) trouve son fil conducteur dans un ouvrage de l'écrivain, poète et penseur Paul Valéry (1871-1945), Degas Danse Dessin. Il s'agit, d'une part, de présenter Degas et Valéry à travers des documents figurés et des documents d'archives. Sont évoqués, d'autre part, à travers de nombreux dessins du premier et les fameux carnets du second, l'importance de ces productions qui ont été, pour l'un et l'autre, le creuset de leur art. A ce titre, une place particulière est faite à la genèse de Degas Danse Dessin. Enfin, les thèmes majeurs explorés dans Degas Danse Dessin sont présentés par l'association d'extraits choisis du texte de Valéry à des oeuvres - dessins, peintures et sculptures - de Degas.
Face à l'imbrication de problématiques écologiques, économiques et sociales, des lieux cherchent des alternatives, explorent et défrichent de nouveaux usages, dans le prolongement de la théorie des tiers lieux. Loin de donner une définition unique de ces lieux, appelés ici lieux infinis - car ouverts, possibles et non finis -, cet ouvrage éclaire les processus, les engagements et les modes de gouvernance qui s'y entremêlent, mais également les problématiques philosophiques et politiques qui les traversent. Du déjà-là au faire soi-même, ces lieux et leurs acteurs réactualisent les notions de commun, de valeur et de convivialité. Ils ouvrent des perspectives protéiformes, subversives et indéfinies qui renvoient au rôle social de l'architecture et de l'architecte, capables de proposer et d'accompagner d'autres formes de vie, d'appropriation et de partage de l'espace. Encore Heureux présente dix situations particulières qui ne portent pas de dénomination générique, puisqu'elles ne sont pas réductibles à une seule fonction. Elles sont remarquables car expérimentales, et donc difficilement reproductibles. Les lieux infinis cultivent et croient au mélange des genres, des activités et des publics. Ils construisent en ouvrant sur l'imprévu et créent des possibles à venir.
S'appuyant sur le postulat de Ju ? rgen Habermas selon lequel la modernité est un "projet inachevé" , Robin Kinross situe les débuts d'une véritable pratique moderne de la typographie aux alentours de 1700, avec la publication, en Angleterre, du premier traité de typographie, les Mechanick exercises (1683-1684) de Joseph Moxon, et la création du romain du roi en France. Il livre ici une histoire de la typographie moderne envisagée dans un sens large, bien au-delà du modernisme formel, en privilégiant les démarches et les praticiens qui, en Europe ou aux Etats-Unis, ont su articuler savoir et pratique - à l'instar des réformateurs anglais ou des membres de la nouvelle typographie. En prenant en compte les avancées techniques et le contexte dans lequel les typographes opèrent, Robin Kinross met ainsi l'accent sur les aspects sociaux, politiques, techniques et matériels qui informent leur pratique. L'originalité de cet essai se situe à plusieurs niveaux : récit vivant et critique des développements de la typographie au cours des siècles, il est enrichi par des exemples représentatifs, rarement montrés auparavant, et propose une ouverture pour d'autres investigations.