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Le chemin des orages
Keyrouz Laure
L'HARMATTAN
14,50 €
Épuisé
EAN :9782336319162
En parcourant ce recueil poétique, il est nécessaire de comprendre que la recherche esthétique du langage n'est pas l'unique préoccupation de Laure Keyrouz ; son objectif premier ne livre au lecteur aucun message ou but personnel, car il est bien plus subtil et complexe. Pour cela nous devons connaître les racines de cette auteure, liées à l'Eglise maronite. Persécutés et chassés de Syrie, les maronites sont installés depuis le IXe siècle dans la région du Mont Liban, entre la Vallée de Qadisha et la Forêt des Cèdres. Par son oeuvre, Laure Keyrouz sanctifie ce paysage naturel et le contemple en tant qu'héritage spirituel. La mer aussi est présente dans son écriture comme un personnage fondamental et cela peut s'expliquer une fois de plus par ses racines chrétiennes maronites. La Bible fait de la mer le symbole de la détresse, le lieu de l'effroi, de la mort et de la privation de sépulture. De nos jours, nous dit Laure Keyrouz à travers ses poèmes, la Mer Méditerranée - frontière naturelle entre l'Orient et l'Occident - est devenue une route migratoire et les souffrances que la traversée implique confirment en partie le récit biblique [de la Préface" de GUILLAUME CHARPAUD-HELIE].
Qu'est-ce qui peut justifier la rencontre entre un philosophe etune danseuse de renommée internationale? Autrement dit, enquoi le questionnement sur la destinée de l'homme et de savocation peut-il s'éclairer de manière inédite à la lumière d'untel échange? L'ouverture à cet art "incarné" qu'est la dansepermet d'aborder le sens de l'existence humaine de façonvivante. Par les perspectives étonnantes qu'il offre au lecteur,cet "essai à deux voix" s'efforce d'approcher l'homme "enmouvement", en évitant de le figer dans l'abstraction. Ainsi latentative d'une réconciliation de la pensée et de la vie entre enprofonde résonance avec la réflexion que la danseuse proposesur un parcours dédié à l'Absolu. Par le croisement de leursdémarches et dans le respect de leurs différences, les voix deMireille Nègre et d'Eric de Rus s'articulent de l'intérieur à uncentre de gravité qui fait l'unité de cet essai. Ce centre, ils lenomment "geste". Qu'il soit celui de la danseuse ou dupenseur, l'enjeu anthropologique de fond est le même. Eneffet, il s'agit, par toute son existence, de donner corps à la viequi habite au plus intime du coeur humain. En envisageantl'existence comme une création, le propos qui nous est offertatteint une dimension universelle. Créer: telle est l'essencemême de la vie, l'expérience totale par laquelle chaqueexistence humaine peut s'accomplir.
Résumé : Depuis plus de vingt ans, s?ur Marie Keyrouz porte haut la voix du chant sacré, associant dans une même mission la vocation religieuse, l'art vocal et l'engagement humanitaire. " J'ai appris à chanter Dieu dans le monde tel qu'il est. Loin de moi un art lyrique qui s'enfermerait dans une bulle céleste, loin de moi une voix qui se cultiverait à l'abri du malheur et ne pourrait alors que crier dans le désert. Non, ma voix vibre dans le c?ur des hommes. Tel est l'acte de foi qui conduit ma vie. [...] Ce n'est en rien une coupure des réalités de ce monde, de la condition humaine, de la misère et de la souffrance. Le chant appelle l'homme à la dimension verticale. " Tel est le Credo que s?ur Marie Keyrouz affirme ici. Pour partager un message d'amour universel à un moment où des fanatismes religieux menacent la paix du monde et où un athéisme plus agressif risque de priver l'homme de transcendance. " Dans ce livre, ceux qui connaissent ma voix et les autres qui ne croient pas au ciel, ne s'étonneront pas si j'accorde mon chant dans la discordance et la cacophonie que provoquent des sujets qui fâchent ou font peur tels que laïcité, guerre de religions, société du spectacle [...]. Le chrétien a besoin d'y voir un peu plus clair. " Comme tout homme engagé aujourd'hui dans le monde.
Résumé : "La beauté sauvera le monde". Des générations entières de poètes et de philosophes ont médité ces mots de Dostoïevski. Ce livre explore, de manière plurielle, cette valeur essentielle pour toutes les cultures de l'humanité. Deux grandes approches sont privilégiées, qui se rapportent aux parcours et à l'identité des deux auteurs. Avec Jean-Marie Pelt, la beauté se découvre au détour de la science, de l'écologie, d'une quête de sens qui se fait souvent, chez lui, contemplation de la nature. Ici, la beauté voisine avec l'esthétique des paysages, des règnes naturels, du cosmos. Elle peut être tendre, sublime, inquiétante. Avec Soeur Marie Keyrouz, la beauté se révèle grâce à un art sacré, celui du chant, de la parole psalmodiée. Mais, comme pour Jean-Marie Pelt, l'esthétique n'a pas le dernier mot. Pour notre religieuse, la beauté est intimement liée à la spiritualité et à l'éthique. On peut même dire que cette spiritualité du beau est socialement engagée, en particulier à travers l'aide à l'enfance meurtrie dans les pays en guerre. Le beau est inséparable du vrai et du bien. C'est donc à travers la démarche artistique, l'action humanitaire, la recherche scientifique, la vie spirituelle et le travail citoyen, que Jean-Marie Pelt et Soeur Marie Keyrouz nous livrent leurs leçons et leurs expériences personnelles de beauté. Des témoignages d'une grande sensibilité. Un ouvrage qui se veut source d'inspiration et de ressourcement. Des pages à hauteur d'âme.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.