Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Evaluation des politiques publiques
Kessler Marie-Christine ; Lascoumes Pierre ; Setbo
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782738463906
Ce livre représente une synthèse des problèmes posés par l'évaluation. Il est réalisé à partir de travaux de recherche d'expériences concrètes, et d'observations conduites en France, dans différents pays européens et en Amérique du Nord. Il traite des formes actuelles de l'évaluation en cherchant à les distinguer des pratiques classiques du contrôle et de l'audit. Il analyse les méthodologies de l'évaluation en montrant leur dépendance par rapport aux objectifs poursuivis par les évaluateurs. Il s'interroge sur les retombées de l'évaluation et notamment sur les transformations qu'elles peuvent induire dans l'action publique. L'évaluation apparaît à la lecture de cet ouvrage comme un instrument de connaissance, comme un lieu de coopération et de dialogue entre décideurs et experts. Elle pose en termes neufs la question des rapports entre science et action, entre expertise et politique. Ce livre s'adresse à un public d'étudiants, d'universitaires, d'administrateurs et de praticiens.
En France, l'Etat s'est édifié autour d'un certain nombre d'institutions fondamentales : le Conseil d'Etat, l'Inspection des finances, la Cour des comptes, le corps diplomatique, le corps préfectoral, les Mines et les Ponts et chaussées. Les grands corps s'enracinent dans une légitimité historique : leurs tâches sont définies par une tradition qui remonte à l'Ancien Régime et qui a été confirmée, voire rénovée, par des textes du Consulat et de l'Empire. Leur puissance se nourrit de leurs liens avec le système social et culturel ; les grands concours, les grandes écoles assurent la relève des élites selon un même modèle méritocratique, de génération en génération. Les grands corps se sont constitués en forces sociales autonomes ; ils ont réussi à se rendre indispensables, quels que soient les régimes et les gouvernements. Leur prudence, fondée sur une théorie de l'intérêt général, assigne des limites à leur influence : il est rare que leur activité protéiforme débouche sur l'exercice d'une véritable politique.
Kessler Marie-Christine ; Rousseau Guy ; Gouttebel
Etienne Clémentel (1864-1936) fait partie des oubliés de la Troisième République. La présente biographie, initiée par sa petite fille, est la première qui lui soit consacrée sur une véritable scène éditoriale. Cet ouvrage est le fruit d'un travail collectif. Il explore le parcours d'un élu local, d'un parlementaire, d'un ministre, rendu original par une trajectoire sociale ascendante et une vocation artistique constamment affirmée et exploitée. Bien qu'il ait été présent à de nombreux tournants de l'histoire(la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la Grande Guerre et ses conséquences, le cartel des Gauches), son action fut moins politique que structurelle et économique. Aux commandes du front économique en tant que ministre dans tous les gouvernements qui se sont succédé entre 1915 et 1919, il joua un rôle fondamental dans l'organisation de la victoire de 1918, dans la diplomatie économique et dans la structuration nouvelle de l'espace public.
En France, l'Etat s'est édifié autour d'un certain nombre d'institutions fondamentales : le Conseil d'Etat, l'Inspection des finances, la Cour des comptes, le corps diplomatique, le corps préfectoral, les Mines et les Ponts et chaussées. Les grands corps s'enracinent dans une légitimité historique : leurs tâches sont définies par une tradition qui remonte à l'Ancien Régime et qui a été confirmée, voire rénovée, par des textes du Consulat et de l'Empire. Leur puissance se nourrit de leurs liens avec le système social et culturel ; les grands concours, les grandes écoles assurent la relève des élites selon un même modèle méritocratique, de génération en génération. Les grands corps se sont constitués en forces sociales autonomes ; ils ont réussi à se rendre indispensables, quels que soient les régimes et les gouvernements. Leur prudence, fondée sur une théorie de l'intérêt général, assigne des limites à leur influence : il est rare que leur activité protéiforme débouche sur l'exercice d'une véritable politique.
Les synodes et conciles tenus au cours de deux mille ans de christianisme constituent une page extraordinaire de l'histoire du christianisme. Ils nous montrent des aspects fondamentaux de l'évolution doctrinale, des changements d'organisation et de structure de l'Eglise, de la conformation de la vie chrétienne dans ses aspects liturgiques et moraux. Ils nous offrent une extraordinaire galerie de personnages qui ont pris part à leur déroulement et nous révèlent des aspects passionnants concernant les chrétiens, protagonistes authentiques de cette histoire. Biographie de l'auteur Juan Maria Laboa est né à Pasajes de San Juan (Guipoezcoa, Espagne) en 1939; il est licencié en philosophie et en théologie, et a obtenu un doctorat d'Histoire de l'Eglise auprès de l'université Grégorienne de Rome et une licence en histoire auprès de l'université Computiense de Madrid. Pendant quinze ans, il a enseigné les sciences politiques auprès de la Faculté des Sciences politiques de Madrid; il est professeur émérite d'histoire de l'Église contemporaine à l'université Pontificale Comillas de Madrid, auprès de laquelle il a dirigé le Département d'Histoire de l'Eglise, est directeur de la revue CXX Siglos de historia de la Iglesia. Auprès des éditions Jaca Book, il a publié: Momenti cruciali nella Storia della Chiesa (1996); Atlante storico del christianesimo (1977, traduit en treize langues); Atlante storico del monachesimo orientale et occidentale (2002, traduit en quatre langues); La chiesa e la modernità, vol. 1, L'Ottocento (2003); La chiesa et la modernità, vol. 2, I papi del Novecento (2001); I laici nella vita della Chiesa (2004); La storia dei Papi. Tra il regno di Dio et le passioni terrene (2007); il a en outre préparé la rédaction en dix volumes de La Chiesa et la sua storia (2004-2006).
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.