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MARTIN SALANDER
Keller Gottfried
ZOE
19,66 €
Épuisé
EAN :9782881820977
Roman réaliste à la Balzac, Martin Salander est centré sur la figure d'un père de famille, "l'homme au sac de voyage", pris entre modernité et tradition. Composé autour des grandes scènes de la vie bourgeoise, les arrivées et les départs, les mariages et les fêtes, les dîners et les faillites, il est animé de nombreux portraits-types ; Marie l'épouse vertueuse et vaillante, le fils Arnold aux vues libérales, les jumeaux Weidelich qui incarnent l'affairisme des parvenus, le méchant nommé par antiphrase Wohlwend. Si le livre s'ouvre sur la retour au pays du héros, il se ferme sur le départ pour nulle part du personnage diabolique ; la construction souligne ainsi l'enjeu éthique du roman. Au centre de contradictions tant personnelles que socio-historiques. Martin Salander a des préoccupations éducatives et civiques qui rappellent Rousseau. Cependant il vit dans une Suisse qui change : d'agricole, elle devient industrielle ; de petite et patriarcale, urbaine ; de fermée sur elle-même, ouverte et aux prises avec le monde, et notamment l'économie capitaliste. Aussi la portée de ce roman se révèle-t-elle critique, d'une part des voies politiques et matérialistes et d'autre part des pseudo valeurs sociales et religieuses prônées par les faux prophètes des temps modernes, alors qu'il s'agit de fonder la légitimité de la nouvelle démocratie helvétique définie par la Constitution de 1848. Ce roman de Gottfried Keller, publié en 1886, est étrangement traduit pour la première fois en français. En cette année anniversaire, c'est un événement considérable.
Keller Gottfried ; Felchlin Lionel ; Müller Domini
Résumé : Henri Lee a cinq ans lorsque son père meurt. Sa mère élève seule cet enfant tour à tour turbulent et distrait, captivé par ses rêveries, souvent inquiet, loin d'être innocent. Renvoyé de l'école, il est adolescent lorsqu'il quitte pour la première fois la ville où il a grandi. C'est à la campagne que sa vocation lui apparaît : il sera peintre. Avec ce roman de formation inspiré de sa propre vie, Gottfried Keller restitue dans sa langue imagée et ample le regard émerveillé de l'enfance, les élans de la jeunesse et la naissance de l'amour. En quête de son art, Henri admire le ciel au-dessus des montagnes et parcourt à pied une Europe recouverte de forêts. Il connaît la joie, la honte, le doute, le désir, et nous invite à le suivre dans ses errances et ses ambiguïtés, ses heures de désespoir comme ses instants de grâce.
Keller Gottfried ; Felchlin Lionel ; Graf Marion ;
Roméo et Juliette au milieu des champs et de la verdure, un boudeur invétéré qui renonce à son art de la bouderie en chassant un lion, un chat rusé qui se paie la tête d'un sorcier, un chêne millénaire qui appelle aux prémices de l'écologie, un petit tailleur qui passe pour un grand comte polonais à son insu... Les Gens de Seidwyla est un cycle de nouvelles ou petits romans, des tableaux d'une communauté suisse imaginaire, mordants d'ironie, de psychologie et d'instinct politique, dans lesquels Gottfried Keller présente une société déchirée entre tradition et modernité. Selon Nietzsche "un trésor de la prose allemande" qui garde aujourd'hui encore toute son actualité et sa saveur et parait pour la première fois dans son intégralité en français.
Voici trois textes réunis autour d'un sujet rarement traité par Bouvier : son enfance. Dans le récit central éponyme, l'écrivain raconte les étés passés dans la propriété des grands-parents maternels et comment, petit garçon de huit ans, il triompha de l'"une des figures les plus détestées de [s]on enfance" : Bertha, la gouvernante prussienne tyrannique.
Résumé : Il y a So Ra, la grande soeur douce et rêveuse ; Na Na la cadette, déterminée et libre ; et Na Ki, le frère de coeur, qui cache un lourd secret derrière son sourire fêlé. A tour de rôle, ils prennent la parole et racontent : leur rencontre et l'enfance dans l'appartement commun, un demi-sous-sol divisé en deux par une cloison ; le séjour de Na Ki au Japon d'où il est revenu changé ; la grossesse de Na Na, enceinte d'un homme qui n'est pas encore son mari. A travers le récit croisé de ces voix qui reflètent chacune un imaginaire propre, événements et situations se déploient dans toutes leurs nuances. Lumineuse ou mélancolique, d'une fraîcheur candide ou d'une sourde violence, l'écriture de Hwang Jungeun saisit la trajectoire de ces personnages tellement attachants, capte leurs contradictions et leurs espoirs.
C'était au mois de juin de l'année 1976. C'était le début des grandes vacances de mes treize ans. C'était l'année de la sécheresse.Des wagons-citernes acheminaient de l'eau puisée au fond des lacs vers les villages; sous un ciel aussi jaune que du papier maïs, les militaires avec leurs camions et leurs motopompes s'occupaient des arrosages de secours pour sauver les plantations qui pouvaient encore l'être. Les autorités avaient activé le plan ORCA.Il ne pleuvait plus depuis des semaines; comme il n'avait pas neigé sur les montagnes durant l'hiver, les nappes phréatiques ne s'étaient pas remplies au printemps. Tout était sec en dessous, tout était sec en surface et notre campagne ressemblait à un vieux biscuit dur. Certains disaient que le soleil s'était soudain rapproché de la Terre; d'autres disaient que la Terre avait changé d'axe et que c'était elle qui, au contraire, était attirée par le soleil. Je pensais que cette chaleur particulière était causée par un astéroïde tombé non loin de chez nous, par un gros corps céleste constitué d'un métal inconnu dégageant des vapeurs toxiques invisibles. Comment expliquer autrement que par des gaz lentement diffusés vers les maisons du village nous empoisonnant à notre insu la modification insidieuse du caractère de maman, sa transformation en une autre personne, la perte de la maîtrise de nos vies au cours de cet été, la fin du monde de mon enfance?Depuis quelques jours, Rudy me disait que l'herbe sentait mauvais. Quand je lui avais demandé pourquoi, il m'avait répondu triste et sérieux que c'était parce qu'elle souffrait. Rudy était exactement le genre d'individu capable d'imaginer une végétation qui manifesterait son inconfort par une transpiration malodorante. Dans l'air de notre arrière-cour parsemée de brins d'herbe malingres piétines par le bétail, il planait une odeur de céleri et de soufre. Le vert terne du lierre agrippé au muret du jardin potager était devenu presque noir. Le soleil chauffait la pierre, froissait ses feuilles, en tordait les tiges ratatinées qui faisaient un dernier effort pour ne pas se détacher de leur branche et basculer dans le sol sablonneux. En m'approchant pour observer les crampons de la plante, pareils à de minuscules poings serrés par le désespoir, je devais bien admettre qu'elle puait.
Ce petit livre reproduit une oeuvre presque inconnue: les trois premiers textes personnels de Nicolas Bouvier et douze gravures de Thierry Vernet, publiés en 1951 dans un portfolio à tirage limité. Les deux amis allaient le faire connaître à ceux qui croyaient en leur création et qui étaient prêts à les soutenir dans leur projet : le grand voyage vers l'Orient. C'est le point de départ de L'Usage du monde, le sceau d'une amitié infaillible.