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America Americas. New York
Keler Alain
DE JUILLET
40,00 €
Épuisé
EAN :9782365100939
En 1971, Alain Keler, 26 ans, arriva aux Etats-Unis, par amour, pour rejoindre une Américaine rencontrée lors d'un voyage en Asie. Un aller simple pour New York et un attaché-case de ses photos sous le bras, il y rencontra John G. Morris, légendaire directeur de la photographie du New York Times, pour qui le travail du jeune photographe n'est pas "very exciting" , mais qui l'invite néanmoins à rester en contact avec lui. Vingt-six ans plus tard, c'est le même homme qui l'appellera pour lui dire qu'il est le lauréat du Prix W. Eugene Smith - le plus prestigieux prix remis à un photojournaliste, et dont Alain est l'un des seuls Français, avec Gilles Peress en 1984, à être titulaire. Alain Keler photographie sur son temps libre la ville à hauteur de foules, dans les rues de New York ou de Washing- ton lors de la seconde investiture de Richard Nixon, entre protestations et célébrations. Son regard s'aiguise sur la ville américaine avant son retour en France et son passage à l'agence Sygma. America Americas est une oeuvre retrouvée. Certains néga- tifs n'ont été développés pour la première fois qu'à la fin des années 1990 et d'autres uniquement l'année dernière. Cet ouvrage invite à se plonger dans les images d'un jeune passionné qui deviendra le photographe que l'on sait. Texte extrait de la présentation de l'exposition à la galerie Fisheye (Paris) Alain Keler a couvert de nombreux événements dans le monde (Moyen- Orient, Amérique centrale...) pour l'agence Sygma. Il est lauréat en 1986 du Grand Prix Paris Match du photo- journalisme pour son reportage L'Ethiopie sous la pluie et du World Press Photo dans la catégorie nature. Devenu photo- graphe indépendant, son travail personnel sur les minori- tés dans l'ex-monde communiste lui a valu le prestigieux prix W. Eugene Smith en 1997. Il a collaboré avec de nombreux maga- zines français et étrangers dont Géo, Time Magazine, Newsweek, L'Express, Marie-Claire. Membre de l'agence MYOP, il a publié en 2018 un livre qui retrace l'ensemble de sa carrière, Journal d'un photographe, aux Editions de Juillet.
Deux ans de travail sur les Roms qui tombent en pleine actualité. Après le choc du Photographe par le duo Guibert/Lemercier, le nouveau roman graphique avec un photoreporter, Alain Keler. Série publiée dans XXI, augmentée de deux histoires inédites et d un portfolio.
Résumé : Un voyage en hiver est un périple qui part d'un village de Slovaquie, jusqu'à Venise pendant le carnaval. Après le succès de Journal d'un photographe, le grand photo reporter propose une forme plus intimiste, entièrement réalisée à l'iphone. Les textes sont issus de son journal. Alain Keler a couvert tous les conflits majeurs depuis le milieu des années 1970 : Israël, le mouvement Solidarnosc en Pologne, l'Irlande du Nord5, la révolte des étudiants de la place Tian'anmen à Pékin, la famine en Ethiopie, les guerres au Liban, au Salvador ou en Tchétchénie. Depuis plus de 10 ans, il photographie la condition des Roms à travers l'Europe. Emmanuel Guibert a consacré une bande dessinée, initialement publiée sous forme de feuilleton dans la revue XXI, à ce reportage. Un album mêlant reportage photographique et bande dessinée a été publié en 2011 par les éditions Les Arènes sous le titre Des nouvelles d'Alain.
Résumé : 1973. Après deux années passées à New York (America, Americas - New York, Ed. de Juillet, 2021), Alain Keler reçoit sa première commande photographique. Un éditeur américain le missionne pour réaliser des images d'illustration sur le continent sud-américain. Au cours de ses deux voyages, le jeune Alain appréhende ce métier qu'il désirait tant pratiquer. Mexique, Vénézuela, Guatemala, Chili, Argentine, Pérou, Porto Rico... son long périple l'amène à croiser - déjà ! - les grands événements et les gens ordinaires qui les vivent. Lorsque les clichés commandés sont dans la boîte, le photographe réalise des images plus personnelles, en continuité avec sa pratique new yorkaise, des images à la sauvette, ancrées dans le quotidien, avec son regard empreint d'humanité et d'empathie. Le deuxième volume d'America Americas retrace les premiers pas de photographe professionnel d'Alain Keler. C'est au cours de ces deux voyages sud américains qu'il est contacté par l'agence Sygma, qu'il intégrera en 1975 pour mener la carrière que l'on sait. Alain Keler a couvert de nombreux événements dans le monde (Moyen-Orient, Amérique centrale...) pour l'agence Sygma. Il est lauréat en 1986 du Grand Prix Paris Match du photojournalisme pour son reportage L'Ethiopie sous la pluie et du World Press Photo dans la catégorie nature. Devenu photographe indépendant, son travail personnel sur les minorités dans l'ex-monde communiste lui a valu le prestigieux prix W. Eugene Smith en 1997. Il a collaboré avec de nombreux magazines français et étrangers dont Géo, Time Magazine, Newsweek, L'Express, Marie-Claire. Membre de l'agence MYOP, il a publié en 2018 un livre qui retrace l'ensemble de sa carrière, Journal d'un photographe, aux Editions de Juillet.
Première monographie consacrée à ce grand photojournaliste, Journal d'un photographe nous fait traverser les secousses du monde, du Nicaragua au conflit israélo-palestinien, de la Tchétchénie à la Pologne, de la Chine à la Slovaquie. Ses photos emblématiques de l'histoire récente s'accompagnent de son travail personnel, sensible et intimiste, regard émouvant sur son histoire familiale. Cet ouvrage, riche d'un corpus de plus de 200 photographies , comprendra des textes issus du blog éponyme du photographe. "Jeune, j'allais au bout des pistes de l'aéroport d'Orly regarder les avions atterrir. Ils me faisaient rêver de toutes ces terres lointaines qui remplissaient mes livres de géographie et qui me paraissaient inatteignables. Mon premier vol m'amena en Scandinavie, début d'aventures à venir. Mais ce fut le vendredi 30 août 1968, à 23h53 à la gare de Lyon, qui restera comme le jour de la vraie rupture. C'est dans un train à destination d'Istanbul que je quittais la France, bien décidé à ne jamais revenir. Après avoir photographié pendant de très nombreuses années le tumulte du monde, j'éprouvais un besoin d'un retour sur l'intime, en me rapprochant de mes parents vieillissants. C'est à ce moment que ma mère perdit la mémoire. Mémoire, disparition, identité sont les thèmes qui tissent ce travail photographique sur les traces de mes origines. L'image est un moyen de maintenir la vie en fixant pour toujours des évènements, petits ou grands, proches ou lointains dont nous sommes témoins et parfois acteurs. Que reste-t-il de notre mémoire, si ce n'est une photographie ? "
Je suis courage " est né sous l'impulsion de Joseph Aimard, étudiant et bénévole au Secours catholique. Ce travail photographique s'inscrit dans un mouvement par-delà les frontières, un mouvement d'errance dans un Paris de contrastes : on y croise des visages, dans des lieux tantôt reconnaissables et touristiques, tantôt mystérieux et intimes. Ce travail a été réalisé à l'aide d'appareils argentiques jetables utilisés par huit photographes migrants qui racontent leurs quotidiens, leurs solitudes, leurs combats et leurs espoirs. A ces images ont été associés des mots, choisis par les photographes pour illustrer ce qui les frappe, les amuse, les habite et les incite à appuyer sur le déclencheur. Ce qui unit la pluralité de ces narrations est bel et bien un jeu de contradictions : la détresse du mal-logement, de l'exclusion et de la précarité se pose face au calme et au silence du refuge. Etrangers en France selon la loi, ils s'approprient pourtant le territoire qu'ils photographient et en deviennent de la sorte une partie intégrante. Submergés par d'interminables et impersonnelles démarches administratives, ils retrouvent une voix et une singularité dans la création artistique. Freinés par le besoin et la pauvreté, par l'irrégularité de leur situation juridique, par l'incertitude qui caractérisent leur futur, ils se projettent vers l'avant, malgré l'assurance des difficultés à venir. Ce livre âpre et emprunt de tendresse, par le biais d'un regard franc et nouveau, met en lumière ce que la distance, linguistique, culturelle, sociale, empêche souvent de saisir dans la réalité de l'exil. Il témoigne du déracinement raconté par ceux qui le vive. Le collectif " Cèdre Photographe " est né en Janvier 2022 d'un projet de témoignage visant à mettre l'outil photographique au service de personnes exilées. Cette initiative, proposée par Joseph Aimard, a été mise en place avec le concours du Centre d'Entraide pour les Demandeurs d'asile et les Réfugiés, une antenne du Secours Catholique dans le 19ème arrondissement de Paris. Le collectif compte aujourd'hui huit membres : Harouna S., Khalid M., Mamadou Lamine D., Ousmane B., Riadh D., Richard C., Seydou D. et Tidjane D.
Le 22 janvier 1933, Méheut est invité à la Ciotat pour lelancement du paquebot Président-Doumer. Il adresse alors à sa collaboratriceYvonne Jean- Haffen cinq croquis à la gouache qui constituent une petitechronique en images de l'événement (Dinan, musée de la Grande Vigne). En 2020, une autre oeuvre en lien, plus grande et plus aboutie, est acquise par le muséeMathurin Méheut. Cette gouache, remarquable par ses qualités decomposition et son chromatisme, sera présentée pour la première fois au publicdans le nouveau musée. A cette occasion, l'exposition d'inauguration seraconsacrée aux paquebots, en hommage à ces machines géantes que Méheut areprésentées, décorées, et sur lesquelles il a aussi voyagé. Entre 1923 et 1950, Méheut réalise des travaux de décors et d'illustrations pour une vingtaine depaquebots des deux grandes compagnies maritimes françaises : les MessageriesMaritimes (lignes du Moyen et de l'Extrême-Orient, des océans Indien etPacifique) et la Compagnie générale transatlantique. Outre laréalisation de décors, Méheut collabore de diverses manières avec les compagniesmaritimes. En 1927, il participe à l'Album édité par les Messageries Maritimes àl'occasion du 75e anniversaire de la compagnie et réalise plusieurs études surle thème de la licorne, son emblème. En 1928, il crée le carton pour la mosaïqueau sol du hall de l'hôtel des Messageries Maritimes à Paris, réalisée par Gentil& Bourdet. Enfin, Méheut travaille à des illustrations destinées auxcartes-menus ainsi qu'aux plaquettes et brochures publicitaires des deuxcompagnies. La composition du Président-Doumer est très originale auregard de son sujet principal, le paquebot. Dans un format panoramique, Méheutdéploie l'imposante masse rouge minium au second plan. Cette coque encore viergede tout équipement apparaît, statique, comme coincée entre les rochers de laCiotat et le quai où des pêcheurs s'activent dans la plus totaleindifférence. Dans cette représentation, Méheut laisse de côté cequi est mis en avant dans l'iconographie habituelle du paquebot : la majesté, legigantisme, le modernisme, la puissance conquérante et l'imaginaire du voyage, le tout servi par des compositions dynamiques. Dans ses croquisréalisés en tant que passager à bord de l'Ile-de-France, Méheut préfères'arrêter sur des scènes anecdotiques plutôt que sur les très chics voyageurs, ou sur le détail d'un hublot plutôt que sur le cadre somptueux des premièresclasses. La singularité de son regard sur la vie à bord se mesure àl'aune des images, très mises en scène, données par la photographie et lesdessins promotionnels de l'époque. Ce ne sont pas tant le luxe, l'élégance etl'art de vivre qui intéressent Méheut que des petits instants de vie saisis à lavolée.
Terres Nues est un projet original dans le travail de Jean Hervoche, photographe voyageur en quête de paysages solitaires. Dans ses images, la figure humaine surgit pour nous rappeler notre humanité, face aux éléments les plus rugueux de la nature. Joël Vernet, poète et écrivain, pose ses mots sur les photographies et nous délivre un hommage aux éléments et aux hommes. "Sur une planche jetée dans l'herbe où s'évertue tout un peuple de fourmis, d'insectes, de mouches, de lézards, j'ai posé les images de Jean Hervoche, ce photographe des éblouissements nordiques, des lacs fracassés, des ciels miroitants, de la fusion qui monte des profondeurs. Sous les fleurs printanières, j'invente un bleu qui n'existe nulle part, mais qu'importe. La vie reprend vie. La terre s'échauffe. Les nuages ne sont plus des glaciers. Les neiges fondent. Des fêtes se préparent. Des amoureux ouvrent le bal. Des gens sérieux veillent un mort et c'est la nuque d'une femme, que j'imagine belle, que fixe mon regard. La vie, la mort sont une grande maison dans laquelle s'engouffrent toutes les intempéries, les meilleurs soleils, les belles espérances. On est à l'étroit souvent entre ces deux échéances : il nous faut donc élargir les paysages, pousser des portes, faire s'effondrer des barricades, des clôtures sans prétention. Les paysages explosent dans un silence assourdissant. Ce silence, je l'entends dans les photographies qui tremblent dans ces pages. C'est vers lui que j'ai toujours marché. Quand je l'entends ici sourdre de la terre, je puis me dire que tout n'est pas perdu, que certains êtres savent prendre soin, s'aimer, entrer dans la fête, que la Nature dans ses robes de très belle lumière, sait nous montrer sa résistance, nous épargner peut-être ce lointain chagrin qu'elle ne veut pas adresser aux générations futures, à tous ces enfants qui naissent ici ou là, avec la belle ambition de vivre tout simplement. Toutes ces photographies, je les regarde comme l'on regarderait une lampe dans la nuit, une toute petite lampe qui éclaire miraculeusement nos chemins. Trouée vers le Sud, vers la fin de l'hiver. Non que le Nord n'ait pas sa lumière, pas du tout. Mais les deux pôles nous éclairent comme deux lanternes, et c'est toujours la vie dont j'entends l'imperceptible murmure partout où je vais, vois, et contemple à la façon d'un photographe sans appareil. Dans mon jardin, sous le sureau, c'est ce voyage que je viens d'entreprendre grâce aux images de Jean Hervoche, ce livre nous permettant de les disperser un peu mieux dans l'azur. Au fond, un livre est un oiseau aux mille ailes. Le photographe a permis son envol en regardant le ciel et la terre, inlassablement, traversés par la beauté poignante de silhouettes". Joël Vernet