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Les Belles Endormies
Kawabata Yasunari ; Sieffert René
ALBIN MICHEL
21,20 €
Épuisé
EAN :9782226141842
Dans cette chambre aux rideaux cramoisis, des jeunes femmes livrent leur corps à la contemplation. Auprès des ces "Belles Endormies", intouchées et intouchables, des hommes déjà vieux viennent trouver une illusoire consolation à leur jeunesse enfuie. C'est avant tout la curiosité qui pousse Eguchi à franchir le seuil de cette maison singulière, mais il ne percera aucun de ses mystères. Lui qui pourtant ne ressemble pas aux "clients de tout repos" qui fréquentent la maison, il se pliera comme eux à ses règles étranges. Peu à peu, le vieil Eguchi se prend au jeu et chaque fois c'est aux côtés des ces corps de nymphes qu'il refait le voyage de sa vie. Sans tristesse ni nostalgie, il reverra en rêve les passantes d'une nuit, ses maîtresses, ses filles, sa mère, les femmes de sa vie.Dans ce huis clos touchant, l'auteur évoque la lucidité d'un homme face à sa solitude et distille au fil des pages un érotisme tout en pudeur et en tendresse. L'une des plus belles oeuvres de Yasunari Kawabata, Prix Nobel de littérature. --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot
Dans cette chambre aux rideaux cramoisis, des jeunes femmes livrent leur corps à la contemplation. Auprès des ces "Belles Endormies", intouchées et intouchables, des hommes déjà vieux viennent trouver une illusoire consolation à leur jeunesse enfuie. C'est avant tout la curiosité qui pousse Eguchi à franchir le seuil de cette maison singulière, mais il ne percera aucun de ses mystères. Lui qui pourtant ne ressemble pas aux "clients de tout repos" qui fréquentent la maison, il se pliera comme eux à ses règles étranges. Peu à peu, le vieil Eguchi se prend au jeu et chaque fois c'est aux côtés des ces corps de nymphes qu'il refait le voyage de sa vie. Sans tristesse ni nostalgie, il reverra en rêve les passantes d'une nuit, ses maîtresses, ses filles, sa mère, les femmes de sa vie. Dans ce huis clos touchant, l'auteur évoque la lucidité d'un homme face à sa solitude et distille au fil des pages un érotisme tout en pudeur et en tendresse. L'une des plus belles oeuvres de Yasunari Kawabata, Prix Nobel de littérature. --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot
Prix Nobel de littérature en 1968, Yasunari Kawabata ne révéla peut-être jamais aussi bien que dans les cinq nouvelles de La Danseuse d?Izu la poésie, l?élégance, le raffinement exquis et la cruauté du Japon.Est-ce là ce « délicat remue-ménage de l?âme » dont parlait le romancier et critique Jean Freustié ? Chacun de ces récits semble porter en lui une ombre douloureuse qui est comme la face cachée de la destinée.Un vieillard s?enlise dans la compagnie d?oiseaux, un invalide contemple le monde dans un miroir, et ce miroir lui renvoie d?abord son propre visage dans une sorte de tête à tête avec la mort...Rechercher le bonheur est aussi vain et aussi désespéré qu?apprivoiser une jeune danseuse, un couple de roitelets ou le reflet de la lune dans l?eau. Voici cinq textes limpides et mélancoliques, aussi pudiques sans doute dans l?expression que troublants dans les thèmes.Notes Biographiques : Yasunari Kawabata, né le 14 juin 1899 et mort le 16 avril 1972, est un écrivain japonais, prix Nobel de littérature en 1968. Considéré comme un écrivain majeur du XXe siècle et obsédé par la quête du beau, la solitude et la mort, il a écrit en particulier des récits très courts, d'un dépouillement stylistique extrême, regroupés plus tard en recueils, mais ses euvres les plus connues internationalement sont ses romans comme Pays de neige (1935-1947), Le Grondement de la montagne (1954) ou Les Belles Endormies (1960-1961).
Histoire d'une obsession, Le Lac retrace la quête d'une perfection irréalisable, d'une beauté hors de portée. Sans foyer, exclu de toute douceur humaine, seul avec son poids de péchés sur le coeur, Gimpei Momoï ne peut résister à la soif inextinguible qui le pousse, au long des rues, à s'attacher aux pas de belles inconnues, à les admirer de loin tandis qu'elles avancent, magnifiques et inaccessibles - car leur beauté n'est pas de ce monde mais participe d'un rêve. La réalité, symbolisée par ses propres pieds grotesquement difformes, poursuit Gimpei en tous lieux. Et c'est le caractère inconciliable de ces deux univers qui explique la texture déshumanisée, ambiguë, furtive de l'érotisme dont cette oeuvre est empreinte. Ce roman ne s'inscrit dans aucune forme traditionnelle. C'est une sorte de « happening », et en tout cas l'un des livres les plus modernes de conception et d'allure du grand Kawabata. De même que l'intérêt du héros peut, à tout moment, être éveillé par une inconnue croisée dans la rue, de même ici le passé surgit brutalement dans le présent, ou bien l'hallucination pulvérise le souvenir, ou encore la réalité crue jaillit lorsque le voile du songe et des fantasmes se déchire. Ceux qui, à la lecture de ses ouvrages précédents, imaginaient que tout n'était que délicatesse et demi-teintes chez l'auteur de Pays de neige et de La Danseuse d'Izu, seront sans doute surpris par la sensualité aiguë de certaines scènes et parle ton cruel du livre. Le Lac apparaît comme si singulier, si inhabituel, qu'il illumine d'un jour tout à fait nouveau l'ensemble de l'oeuvre de Yasunari Kawabata.
Un lycéen en casquette gravit les pentes d'un bois de cryptomérias que l'averse blanchit, à la poursuite d'un rêve... Une femme abandonnée s'adresse obstinément à l'ombre de celui qu'elle aimait et dont il lui plaît d'imaginer qu'il revit dans un prunier sauvage, dans une fleur de la prairie... Un vieillard, suivant un enterrement, évoque les animaux qui moururent ou qui naquirent chez lui, et cette danseuse à l'animalité candide qu'il aima peut-être et sur laquelle flotte l'ombre de la mort... Des amants séparés par la guerre renouent dans le Tokyo de la défaite, et sentent leur coeur renaître au milieu des ruines... Une jeune veuve se remémore sa tendresse pour l'infirme à qui elle montrait, dans le miroir de son nécessaire, la campagne et le jardin, le soleil levant et le reflet de la lune dans l'eau... Dans ces nouvelles de Yasunari Kawabata passe une poésie d'autant plus poignante que le personnage anonyme, tour à tour cynique et sensible, que l'on retrouve au fil des pages, n'est autre que l'auteur. Ce sont là des oeuvres douloureuses et belles, parfois grinçantes, des jeux de lumière et d'ombre que l'on n'oublie pas.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin