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Placards & Libelles N° 9, 17 mars 2022 : Pourquoi Joe Biden va échouer
Kaspi André
CERF
2,50 €
Épuisé
EAN :9782204146050
Retour à l'origine de l'imprimé. En une grande feuille pliée en quatre, à afficher, à déplier, à lire et à partager, un grand intellectuel intervient sur l'actualité pour éclairer le jugement de l'opinion. Une réinvention radicale du livre et de la librairie, ultra-moderne dans son archaïsme. Le meilleur de la pensée en condensé et en instantané. Placards et libelles ? A la Renaissance, au moment de la révolution Gutenberg, l'imprimé devient le levier des combats d'opinion et un instrument de liberté. Sur une seule feuille, recto et verso, se déroule un texte d'intervention pour alerter, critiquer, mobiliser en rompant avec les discours officiels. On l'affiche sur les murs, on la plie en quatre pour qu'elle circule sous le manteau, on la communique. Aujourd'hui, à l'heure d'internet, Le Cerf renoue avec cette forme et formule originelle en donnant une libre parole à un intellectuel majeur sur l'actualité longue ou immédiate. Une aventure éditoriale qui reprend également le fil de la revue fondatrice de la maison entre 1928 et 1956, La Vie intellectuelle, animée par Jacques Maritain, Etienne Gilson et François Mauriac. Un samizdat et dazibao pour penser aujourd'hui et afin que le débat continue. Paraît tous les quinze jours à 2, 50 euros. Pour cette première parution, le grand historien Emmanuel de Waresquiel a accepté d'en illustrer le pourquoi et le comment en livrant un récit critique et commenté des placards, libelles et affiches à chaque noeud crucial qu'a connu la France, à commencer par les Guerres de Religion et la Révolution. Eclairant, éblouissant, programmatique.
Ce numéro se propose d'approfondir notre compréhension des réponses mémorielles que les Juifs de France (Afrique du Nord incluse) apportèrent, avant le supposé " tournant " de la guerre des Six Jours (1967), à leur expérience de la Seconde Guerre mondiale et au génocide perpétré par l'Allemagne nazie et ses alliés à l'encontre des Juifs d'Europe pendant ce conflit. Par Juifs de France, il faut entendre une mosaïque de groupes socioculturels, tous n'ayant pas traversé la guerre dans les mêmes conditions et ne s'en étant pas forgé une représentation similaire après 1945. Pour ce faire, le numéro étudie les différents vecteurs de mémoire afin de montrer tout l'éventail des médiums mobilisés pour mettre en mots et en sens les expériences vécues pendant la Seconde Guerre mondiale : commémorations, monuments, livres du souvenir, recherches historiques, collectes de sources, témoignages, arts, etc. Il croise les approches historiographiques (histoire culturelle, histoire intellectuelle, histoire politique, histoire religieuse ou encore histoire sociale), et ce afin de souligner tant l'ancrage que la diversité des mémoires de la Shoah parmi les Juifs de France entre la Libération et la guerre des Six Jours. Enfin, si le numéro s'inscrit indéniablement dans le cadre de la réévaluation historiographique globale présentée ci-dessus, l'étude des silences, des oublis et des tabous peut bien sûr aussi y trouvera aussi une place, notamment dans le cadre de contributions portant sur la sphère intrafamiliale, les relations interpersonnelles et les mécanismes de la transmission intergénérationnelle.
Résumé : Considérée depuis la Révolution et l'Emancipation politique des Juifs en 1790-1791 comme une seconde Terre promise, la France a attiré au XIXe et au XXe siècle un certain nombre de Juifs d'autres contrées. Munis de ressources particulières, notamment la maîtrise de deux ou plusieurs langues, ces hommes et ces femmes ont souvent l'aptitude à se poser en médiateurs et passeurs, notamment dans les domaines de la culture, des arts, des sciences ou encore de la pédagogie. S'ils restent attachés à la réalité et à l'intelligence de leur propre société, ils cultivent aussi la capacité à voir et à penser au-delà, en faisant fructifier un savoir culturel, politique, scientifique ou religieux en France et, si leur voyage les conduit plus loin, dans d'autres pays également. Ce dossier se propose de restituer les destins du juriste Eduard Gans, du philologue Philippe Sarchi, du publiciste Isidore Singer, des membres de la Jewish Colonization Association Elias Schwarzfeld, Sigismond Sonnenfeld, Emile Meyerson et de la philosophe Hannah Arendt qui ont tous joué, d'une manière ou d'une autre, un rôle de médiateur en France. S'inscrivant dans un courant qui entend dépasser ce que certains ont qualifié de " nationalisme " et de " territorialisme méthodologique ", il s'intéresse à ces " vies transnationales " et à ces " biographies mobiles " afin de mettre au jour les points de contact, les croisements et autres métissages qui sont au fondement de la France
En 1861, les Etats-Unis sont une nation prospère. Et pourtant, une profonde fracture divise les Etats du Sud, agricoles et esclavagistes, et ceux du Nord, industriels et abolitionnistes. L'élection d'Abraham Lincoln à la présidence met le feu aux poudres. Le Sud fait sécession. Très vite, la guerre devient totale. Un million de victimes. La folie meurtrière le dispute à l'héroïsme. Des figures emblématiques émergent comme celles de Grant, Lee, Jefferson Davis... Au printemps de 1865, la guerre est finie. Le Sud rend les armes. André Kaspi évoque la déchirure américaine et relate les épisodes déterminants d'une guerre dont le traumatisme affecte encore les Etats-Unis.
Chaque année, des tueries de masse plongent les Etats-Unis dans l'horreur. Et pourtant, la liberté d'être armé est un droit fondamental, reposant sur le sacro-saint deuxième amendement à la Constitution, que soutiennent une majorité d'Américains : la puissante National Rifle Association, de paisibles mères de famille, les chasseurs, les tireurs sportifs, toutes celles et ceux qui veulent se défendre contre d'éventuelles agressions, qui n'ont confiance ni dans leurs polices ni dans les institutions fédérales. Ce que contestent, avec de solides arguments, les partisans du contrôle des armes. Le débat divise le pays, au même titre que l'avortement, la peine de mort et l'immigration. Il tient une place encore plus importante que l'opposition entre démocrates et républicains. Il suscite la controverse dans le monde religieux, universitaire, politique. En un mot, il nous plonge au coeur de la culture américaine, si proche et si différente de la nôtre.
SOIF ! vous propose d'explorer en Docu-BD les multiples facettes de notre humanité, de plonger dans la complexité de notre passé et d'imaginer les particularités de notre futur. En un mot : comprendre et analyser le monde qui nous entoure grâce aux toutes dernières avancées de la recherche, racontées en bandes dessinées. Comment faisait-on avant La Sécurité sociale ? SOIF ! c'est le savoir des chercheurs et chercheuses à la portée de tous. C'est dire non à une société gangrénée par les fake news, les théories complotistes, l'endoctrinement politique et religieux. C'est s'abreuver de tous les domaines des sciences humaines, de la psychologie à l'histoire, en passant par la sociologie et le sport. Vous avez soif de tout cela ? A la vôtre alors !
Résumé : Les pôles définissent l'axe de rotation de notre planète. Nous découvrons aujourd'hui qu'en prêtant attention à ces zones extrêmes et remarquables, au-delà de la curiosité et de l'émerveillement ébahi qu'elles nous inspirent, nous nous exposons à des questionnements inédits et mesurons l'étendue de nos responsabilités. Grand arpenteur des paysages polaires, le romancier François Garde, qui fut administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises (2000-2005), tire de sa connaissance intime des extrémités boréales et australes, et de son plaisir à la faire partager, une juste vision de ce que ces espaces sont aussi devenus pour nous : une source d'inquiétude, une raison d'agir et le marqueur de notre destinée. Mais si les pôles ont leur géopolitique, indissociable de l'évolution globale de nos sociétés et du gouvernement du monde, ils ont aussi leur morale, faite d'obstination et de patience, d'humilité et de solidarité. C'est au nom de celle-ci que François Garde intervient dans le débat.
De la censure littéraire des siècles passés à la criminalisation du sexe au XXIe siècle avec les outrances du politiquement correct, où en sont la sexualité, l'érotisme, les relations homme/femme ?