Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Archives juives N° 52/1, 1er semestre 2019 : Figures de passeurs et de médiateurs juifs en France (X
Kaspi André
PUF
19,00 €
Épuisé
EAN :9782130821106
Considérée depuis la Révolution et l'Emancipation politique des Juifs en 1790-1791 comme une seconde Terre promise, la France a attiré au XIXe et au XXe siècle un certain nombre de Juifs d'autres contrées. Munis de ressources particulières, notamment la maîtrise de deux ou plusieurs langues, ces hommes et ces femmes ont souvent l'aptitude à se poser en médiateurs et passeurs, notamment dans les domaines de la culture, des arts, des sciences ou encore de la pédagogie. S'ils restent attachés à la réalité et à l'intelligence de leur propre société, ils cultivent aussi la capacité à voir et à penser au-delà, en faisant fructifier un savoir culturel, politique, scientifique ou religieux en France et, si leur voyage les conduit plus loin, dans d'autres pays également. Ce dossier se propose de restituer les destins du juriste Eduard Gans, du philologue Philippe Sarchi, du publiciste Isidore Singer, des membres de la Jewish Colonization Association Elias Schwarzfeld, Sigismond Sonnenfeld, Emile Meyerson et de la philosophe Hannah Arendt qui ont tous joué, d'une manière ou d'une autre, un rôle de médiateur en France. S'inscrivant dans un courant qui entend dépasser ce que certains ont qualifié de " nationalisme " et de " territorialisme méthodologique ", il s'intéresse à ces " vies transnationales " et à ces " biographies mobiles " afin de mettre au jour les points de contact, les croisements et autres métissages qui sont au fondement de la France
Dossier - Laura Hobson Faure, Introduction : Enfants comme les autres ? - Manon Pignot, L'histoire de l'enfance en guerre et les enfants juifs : invitation pour une rencontre ? - Geraldine Gudefin, Le divorce chez les Juifs et le sort des enfants (début XXe siècle) - Daniella Doron, La famille après la Shoah : les maisons d'enfants à l'épreuve de la reconstruction - Katy Hazan, Les colonies de vacances, un prolongement du travail social des oeuvres juives (de 1945 aux années 1970) - Martin Messika, Les placements d'enfants d'Afrique du Nord, 1960-1970 : la fin du modèle collectif ? - Zoé Grumberg, Enfances juives communistes : les foyers de la Commission centrale de l'enfance (de 1945 aux années 1970) Mélanges - Michel Leymarie, L'antisémitisme de Barrès (2e partie) - Cédric Perrin, La Ligue franc catholique dans les années 1930 : sociologie et sociabilités militantes d'une génération antijudéo-maçonnique Dictionnaire - David Galula, militaire de carrière et "passeur" stratégique (par Elie Tenenbaum) Lectures
Ce numéro se propose d'approfondir notre compréhension des réponses mémorielles que les Juifs de France (Afrique du Nord incluse) apportèrent, avant le supposé " tournant " de la guerre des Six Jours (1967), à leur expérience de la Seconde Guerre mondiale et au génocide perpétré par l'Allemagne nazie et ses alliés à l'encontre des Juifs d'Europe pendant ce conflit. Par Juifs de France, il faut entendre une mosaïque de groupes socioculturels, tous n'ayant pas traversé la guerre dans les mêmes conditions et ne s'en étant pas forgé une représentation similaire après 1945. Pour ce faire, le numéro étudie les différents vecteurs de mémoire afin de montrer tout l'éventail des médiums mobilisés pour mettre en mots et en sens les expériences vécues pendant la Seconde Guerre mondiale : commémorations, monuments, livres du souvenir, recherches historiques, collectes de sources, témoignages, arts, etc. Il croise les approches historiographiques (histoire culturelle, histoire intellectuelle, histoire politique, histoire religieuse ou encore histoire sociale), et ce afin de souligner tant l'ancrage que la diversité des mémoires de la Shoah parmi les Juifs de France entre la Libération et la guerre des Six Jours. Enfin, si le numéro s'inscrit indéniablement dans le cadre de la réévaluation historiographique globale présentée ci-dessus, l'étude des silences, des oublis et des tabous peut bien sûr aussi y trouvera aussi une place, notamment dans le cadre de contributions portant sur la sphère intrafamiliale, les relations interpersonnelles et les mécanismes de la transmission intergénérationnelle.
L'Alliance israélite universelle a été créée en 1860. Première organisation internationale de défense des droits des Juifs, elle déploya son action dans plusieurs champs: activité diplomatique en faveur des Juifs fondée sur les principes des droits de l'homme, aide à l'émigration des Juifs persécutés, création d'un réseau scolaire dans le bassin méditerranéen et au Moyen-Orient..A l'occasion de ses 150 ans (1860-2010), l'AIU organise de nombreuses manifestations parmi lesquelles s'insère ce projet éditorial. Le Comité scientifique, présidé par André Kaspi, a été nommé par l'AIU pour piloter le projet qui fait appel aux meilleurs spécialistes et à des chercheurs français, américains et israéliens de renommée mondiale.
En 1919, la guerre vient de finir. Dix ans plus tard, la Grande Dépression commence. Entre ces deux dates, les Etats-Unis jouissent d'une prospérité économique sans précédent. La production de masse bouleverse les conditions du travail industriel. Symbole de l'époque. l'automobile élargit les horizons de tous, facilite les contacts et transforme les paysages. Poussés par la publicité et la généralisation du crédit, les Américains consomment. Et pourtant, la richesse est très inégalement répartie. La radio, le cinéma, les formes nouvelles de la presse écrite suscitent d'autres habitudes, d'autres mentalités. La libération des femmes progresse. La démocratisation du sport n'exclut pas son invasion par les intérêts commerciaux, bien au contraire. Des années folles. heureuses... Oui, mais aussi des années sombres. La société d'hier ne veut pas mourir. Terminée, l'immigration massive. Les Etats-Unis fixent, pour l'entrée des immigrant, des quotas très stricts et discriminatoires. Le Ku Klux Klan reparaît, plus agressif, plus vigoureux. La prohibition stimule les activités et les profits des gangsters. C'est, à Chicago, le règne d'Al Capone. Les Etats-Unis des années vingt... une société attachante, pleine de contradictions, si proche et si lointaine de la nôtre, qu'engloutira la crise de 1929.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.