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Jésus le Christ
Kasper Walter ; Désigaux Jean ; Liefooghe Arthur
CERF
39,00 €
Épuisé
EAN :9782204093125
Rééditer sans modification et plus de trente ans après sa première parution un livre tel que Jésus le Christ comporte un risque. Je n'aurais pas osé le prendre si on ne m'y avait pas poussé et encouragé de plusieurs côtés. Au tours de toutes ces années, les multiples retirages et les nombreuses traductions qui en ont été faits ont montré son utilité pour les étudiants en théologie, séminaristes ou laïcs catholiques, mais aussi, à ma grande joie, pour des chrétiens d'autres confessions. Il a aussi aidé nombre de prêtres et de laïcs à approfondir leur foi, à s'attacher à Jésus, à le suivre et à en témoigner dans un monde qui a trop souvent oublié l'Evangile. Je suis heureux de voir combien de personnes ont vu en lui une véritable introduction à la foi chrétienne. C'est en lisant l'ouvrage de Romano Guardini Le Seigneur, que, jeune lycéen, j'ai découvert la signification existentielle et spirituelle de la personne de Jésus-Christ et de son message. Ce livre a marqué un tournant dans ma jeunesse. Etudiant, j'ai également été très impressionné par les livres de Karl Adam sur le Christ. Lors de la parution de Jésus le Christ au début des années 1970, la situation avait certes beaucoup changé par rapport aux années 1950. L'atmosphère d'enthousiasme avait fait place à une mentalité critique et à des remises en cause marquées de scepticisme. On avait tenté à plusieurs reprises d'utiliser le Jésus de l'histoire comme un levier pour se débarrasser du Jésus de la foi, celui de l'Eglise. La conjoncture postconciliaire et les bouleversements cultuels de la fin des années 1960 et du début des années 1970 obligeaient à reprendre à neuf les fondements de la foi chrétienne, en particulier ceux de la christologie. Tel était l'arrière-plan qui avait motivé mon ouvrage. C'est cela qui m'avait conduit à me lancer dans cette réflexion de théologie fondamentale qu'est Jésus le Christ. Le présent ouvrage garde sa place tant dans le cadre de cette époque revolue que dans celui de notre époque. J'entends y montrer la continuité de ma réflexion, tout au long de ces trente dernières années, en christologie, dans le champ de l'exégèse historien-critique, dans celui du dialogue interreligieux, dans une vision d'ensemble aussi de la théologie - en particulier le domaine original de la pneuma-christologie. Cela permettra de montrer combien sa réédition peut encore être utile et sa médiation féconde ".
Résumé : Elles sont rares, les personnalités historiques qui provoquent une attraction magnétique même 500 ans après leur mort. Martin Luther est de ceux-là. Or l'image que l'on s'est faite de lui a changé au fil des siècles. Aussi, pour retrouver le moine Luther et ses combats, devons-nous redécouvrir le monde qui fut le sien pour goûter la singularité de son message. C'est toute l'ambition du livre du cardinal Kasper, car c'est justement l'étrangeté de Luther et de son oeuvre qui fait aujourd'hui son actualité oecuménique. Bien des chrétiens attendent à juste titre que les célébrations des 500 ans de la Réforme nous fassent faire un pas de plus vers l'unité. Cet ouvrage est sans doute le plus bel hommage du cardinal Kasper au service du dialogue entre les croyants.
Kasper Walter ; Groenendael Franz van ; Marlé René
Résumé : Il y a un demi-siècle se célébrait à Rome le deuxième concile du Vatican. L'événement, d'une ampleur jamais vue, a constitué pour toute l'Eglise une expérience spirituelle majeure. perçue par le grand nombre - à l'intérieur comme à l'extérieur - comme inaugurant une nouvelle étape dans la vie d'une Eglise qui revisitait sa Tradition et s'ouvrait au monde. Et pourtant ! Cinquante ans après, le dogme encore apparaît à beaucoup comme une pierre d'achoppement dans l'effort entrepris par l'Eglise catholique pour entrer en dialogue avec le monde, avec les autres confessions chrétiennes et, plus largement, avec les autres religions. La crainte d'un relativisme généralisé conduit parfois à. des crispations dogmatiques. Rien ne fera pourtant, le cardinal Walter Kasper en est bien convaincu, que l'on puisse renoncer à l'indispensable travail de dialogue au sein de l'Eglise, dans l'oecuménisme, et avec le monde. Cela correspond par trop au voeu du Christ et à la mission qu'il a confiée à ses disciples, que tout soit fait pour que " tous soient un ". Cela fait partie de la nature même de l'Eglise d'être " sacrement d'unité (voir Lumen Gentinm 1). D'où l'urgence de repréciser la nature et la fonction du dogme. Pour être justement compris, il doit être restitué à la vie de l'Eglise qui. dans des circonstances déterminées, éprouve la nécessité de confesser sa foi. Dans l'intelligence de cette foi, il représente alors un point de départ au moins autant qu'un point d'arrivée. Ce n'est pas un obstacle. c'est un point d'appui dans la marche d'un " christianisme en mouvement ".
L'encyclique Fratelli tutti est un document exceptionnel. Le pape François s'adresse à tous, croyants et non croyants, sur la base d'une commune humanité et d'un même destin qui nous lient l'un à l'autre. Dans le contexte actuel, difficile et confus, il ose rêver que la fraternité universelle est possible si nous acceptons de franchir le pas vers un dialogue sincère et lucide, au-delà de nos différences. L'ouvrage entend contribuer à ce dialogue en rassemblant des prises de position de personnalités venant d'horizons différents : catholiques et protestants, juifs et musulmans, avec des réflexions sur l'éthique sociale, la politique, l'économie, le droits humains, l'écologie... Une humble ambition est à l'origine de ces contributions : montrer que la différence, reconnue et intégrée, n'est pas un obstacle à la fraternité humaine, mais le socle qui la rend possible.
Comprendre l'eucharistie comme sacrement de l'unité n'est pas quelque chose d'accessoire qu'on affirmerait en passant; ce n'est pas là quelque chose qu'on pourrait dire encore et en plus à côté des vérités dogmatiques. Au contraire: l'unité de l'Eglise est ce pour quoi l'eucharistie existe. Le fait que dans la situation actuelle il n'est pas possible, au nom de la vérité, que tous les chrétiens se rassemblent autour de l'unique Table du Seigneur et participent à l'unique Repas du Seigneur, est une blessure profonde qui affecte le Corps du Seigneur, et en fin de compte un scandale. Nous n'avons pas le droit d'en prendre notre parti." (W. Kasper). Les chrétiens continuent de célébrer l'eucharistie, le testament de Jésus-Christ, séparément. Les pas intermédiaires, opiniâtres, qui peuvent être faits dans la situation ?cuménique actuelle, et qui doivent déboucher dans la communion dans l'eucharistie, le sacrement de l'unité, sont d'autant plus importants.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.