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L'Etat des esprits. L'invention de l'enquête politique en France (1814-1848)
Karila-Cohen Pierre
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753505490
Comment mesurer l'opinion publique? Comment saisir et comprendre ses évolutions? Comment comprendre la distribution des adhésions politiques selon les milieux sociaux, l'appartenance professionnelle, l'environnement rural ou urbain? En France, ces questions, dont on peut souligner la modernité et l'actualité, se sont posées pour la première fois de manière durable sous la Restauration et la monarchie de Juillet lors de l'avènement du parlementarisme, qui favorise une réflexion approfondie sur "l'art de gouverner" et les relations nouvelles entre État et société après la chute du pouvoir autoritaire et personnel de Napoléon. Le livre de Pierre Karila-Cohen présente et analyse l'invention des premières véritables enquêtes gouvernementales sur l'opinion publique et les opinions politiques. Il les suit de leur conception à leur réception et montre comment les préfets et les autres agents de l'État s'improvisent enquêteurs, collectent des renseignements, au gré de longs voyages, de tournées départementales et de rencontres avec de grands et petits notables, et forment un savoir nouveau sur "l'état des esprits". Des pratiques et un savoir, dont Stendhal a donné un aperçu dans Lucien Leuwen, et qui se trouvent à la source aussi bien des Renseignements généraux que de la science politique et des sondages. Biographie de l'auteur Pierre Karila-Cohen, ancien élève de l'École Normale Supérieure (Ulm) et agrégé d'histoire, est maître de conférences en histoire contemporaine à l'université Rennes 2.
Sur une petite île du nord de la Suède, on découvre coup sur coup deux cadavres. Si le premier décès est récent, l'autre remonte à... il y a plus de cinquante ans. Quel est leur lien ? Et où s'arrêtera ce sinistre décompte ? Criminalité organisée, escroquerie immobilière, prostitution... Rebecka remonte une piste aux ramifications inattendues et multiples, loin d'imaginer qu'elle va lui révéler de terribles secrets sur l'histoire de sa propre famille. Une écriture puissante, des paysages impressionnants et un sens du suspense glaçant ont fait d'Asa Larsson une figure incontournable du polar scandinave. Trois fois récompensée par le Prix du meilleur polar suédois, traduite dans trente pays, elle poursuit sa série culte dans les pas de son héroïne Rebecka Martinsson.
Un ouvrage novateur sur le rôle des préfets dans la Grande Guerre Immense effort militaire, la Première Guerre mondiale a nécessité aussi l'engagement sans faille des autorités civiles. Déjà rodés avant 1914 à l'intervention de l'Etat, préfets et sous-préfets durent affronter avec le déclenchement du conflit une somme de problèmes considérable, dont la résolution était vitale pour la nation : mobilisation, ravitaillement, accueil des réfugiés, surveillance du territoire ... Certains départements du Nord et de l'Est étaient occupés ou directement exposés au feu, ce qui rendait les enjeux militaires et civils encore plus sensibles. Réunissant douze contributions, cet ouvrage est le premier qui cherche à explorer les diverses situations auxquelles furent confrontés ces hauts fonctionnaires français, représentants de l'Etat, de l'invasion du territoire à la victoire, en Bretagne comme dans le département d'Alger, au centre de la France comme dans le Nord et le Pas-de-Calais. Il présente en outre le journal inédit d'un jeune sous-préfet au front.
Les femmes alcooliques se cachent le plus longtemps possible. Elles ne consultent pas, elles se taisent et font illusion. Elles multiplient les moyens de dissimuler cette maladie, et s'accommodent du silence complice environnant. Une femme qui boit, cela dérange ".
Résumé : L'image traditionnelle que l'on se fait de l'autorité préfectorale au XIXe siècle est celle d'une autorité martiale exercée par un haut fonctionnaire doté d'immenses pouvoirs, véritable "empereur au petit pied". En réalité, construire une autorité considérée comme légitime par les Français, en premier lieu par les élites départementales, a nécessité un travail institutionnel et individuel permanent. Dans ce siècle de révolutions, préfets et sous-préfets se sont situés aux avant-postes de la conquête morale du territoire afin d'enraciner le régime qu'ils servaient et, au-delà, de faire accepter l'Etat aux populations. Il s'agissait pour eux de "gagner les sympathies" et de pratiquer "l'art de plaire" pour imposer leur autorité et celle du gouvernement. A rebours des clichés sur les préfets "pachas" du XIXe siècle, ce livre entend analyser ce travail de conquête négligé par l'historiographie. Fondé sur le dépouillement de dizaines de dossiers de carrière, la lecture de Mémoires et de correspondances, celle, aussi, de la volumineuse littérature contemporaine consacrée à "Monsieur le Préfet", cet ouvrage dissèque la construction de ce charisme de fonction à partir de terrains originaux, notamment le corps physique du préfet, vecteur d'une incarnation de l'Etat, ou encore le bal de la préfecture, moyen de séduction et de gouvernement. Il établit comment l'art de représenter a pu faire et défaire des carrières, réservant aux figures "agréables" et aux plus sociables des administrateurs les postes les plus en vue. Il montre aussi comment la littérature et le théâtre ont su démonter point par point les constructions étatiques du rôle préfectoral, fait de modération et de séduction. Enfin, il éclaire la popularité réelle que certains préfets ou sous-préfets du XIXe siècle ont su acquérir, déclenchant alors de véritables manifestations au moment de leur départ du département ou de l'arrondissement.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.