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Le schizophrène en mal d'objet
Kapsambelis Vassilis
PUF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782130822752
Le traitement des patients schizophrènes pose la question de l'acceptation dans leur vie psychique d'un objet séparé d'eux, " en dehors de leur corps propre " (Freud). Pour le thérapeute, ce chemin passe par la nécessité pour lui d'occuper une place d'objet dans la réalité de leur vie, ce qui pose en des termes nouveaux les rapports entre réalité et objet dans la théorie psychanalytique, et permet de repenser le modèle du traitement psychanalytique autour du psychodrame. L'issue réussie de cette première étape du traitement débouche sur un type de relation qui présente plusieurs caractéristiques de la relation érotomaniaque, laquelle apparaît alors comme une modalité centrale de la vie psychique, alternative à la position dépressive. L'élaboration de cette phase aboutit à la reconnaissance, de la part du patient, de l'existence de l'objet, et de l'aliénation que cette existence implique pour lui, ce qui permet de renouveler la théorie des topiques de l'appareil psychique, en incluant l'objet.
Ce thème est inspiré du film éponyme d'Ingmar Bergman. Synopsis : trois soeurs et une servante sont réunies dans le manoir familial. Agnès se meurt d'un cancer de l'utérus. Ses cris de douleur sans nom et ses chuchotements d'agonie figurent la terreur de la souffrance et de la mort. Mourante, Agnès est hantée par l'énigme de leur mère disparue, femme fantasque aux brusques accès mélancoliques. Ses deux soeurs, Karin et Maria sont à son chevet. Karin, la soeur aînée, est traversée par l'envie et la haine de soi et de son sexe qu'elle mutile, en quête d'excitations de survie. Maria, la benjamine, tente de ranimer les chuchotements du désir et du plaisir sexuel, afin de lutter contre l'enfermement mortifère de ce claustrum familial, immergé dans la Suède protestante rigoriste. Anna, la servante de la famille, se dévoue corps et âme pour apaiser l'agonie d'Agnès, au plus près de son corps souffrant. Du père, on ne saura rien. Quant aux autres hommes – mari, médecin, amant ou pasteur –, ils sont fascinés autant que terrifiés face au corps féminin et au-delà, face à la finitude. Le manoir familial, isolé dans la campagne, est tapissé de velours rouge et de draps blancs, telle la métonymie de la matrice ensanglantée d'Agnès. Le thème des trois soeurs rappelle combien sont nombreuses les triades de soeurs dans la mythologie et les oeuvres d'art, à commencer par les figures mythiques des Erinyes, qu'un travail de culture transformera en Bienveillantes. Le film de Bergman en décline une version contemporaine et nous interroge sur les enjeux des complexes sororaux. Comment se tissent-ils ? Comment le féminin se transmet-il de mère en fille, de père en fille, mais aussi de soeur en soeur ?
Gorge serrée, estomac noué, sensation d'oppression, difficulté à respirer, sueurs froides, troubles du sommeil, etc.: ces symptômes sont connus de tous car l'expérience de l'angoisse est partagée par tous. L'angoisse n est pas « une » pour autant. Ce terme recouvre des situations, des vécus qui vont d'une angoisse passagère à des troubles anxieux, véritables traits de personnalité permanents chez certains.En présentant les apports des approches psychiatriques, psychanalytiques, cognitivistes, neurologiques ou encore philosophiques sur l'anxiété, cet ouvrage montre que de la compréhension des angoisses découle le choix du traitement.
Comme l'amour, l'idée de la liberté suscite des élans et des passions par son pouvoir d'attraction psychique en profondeur. Objet d'idéal ou de terreur, elle est marquée dans notre culture, au croisement des mouvements psychiques individuels et des aspirations des peuples luttant pour leur affranchissement des pouvoirs autoritaires, par le sceau d'une séduction incontestable. Comme l'amour, la liberté serait toujours à conquérir. Mais qu'en est-il alors de ces courants contraires qui poussent à la sacrifier dans le plaisir, l'hédonisme ou le devoir ? La liberté ne porte-t-elle pas aussi d'emblée l'idée d'un rapport à soi ou aux autres ? Comment la concevoir hors du registre de la conscience et de celui d'une altérité représentable ? C'est dire ici que la liberté n'est pas en tout ou rien, ni un absolu, mais au contraire qu'elle ne se conçoit pas sans médiations et sans degrés, car elle n'existe que dans son lien dialectique à son autre, la nécessité. Si la psychanalyse est porteuse d'une conquête de la liberté du sujet, elle ne peut toutefois se passer d'un contexte sociopolitique et culturel qui la reconnaît, la définit et indique ses limites, garants de l'altérité. La liberté avec ses limites serait-elle alors au service d'une altérité porteuse de la conflictualité comme de la fécondité de la pensée ?
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).