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Revue Française de Psychanalyse Tome 85 N° 4/2021 : Cris et chuchotements
Kapsambelis Vassilis
PUF
31,01 €
Épuisé
EAN :9782130828587
Ce thème est inspiré du film éponyme d'Ingmar Bergman. Synopsis : trois soeurs et une servante sont réunies dans le manoir familial. Agnès se meurt d'un cancer de l'utérus. Ses cris de douleur sans nom et ses chuchotements d'agonie figurent la terreur de la souffrance et de la mort. Mourante, Agnès est hantée par l'énigme de leur mère disparue, femme fantasque aux brusques accès mélancoliques. Ses deux soeurs, Karin et Maria sont à son chevet. Karin, la soeur aînée, est traversée par l'envie et la haine de soi et de son sexe qu'elle mutile, en quête d'excitations de survie. Maria, la benjamine, tente de ranimer les chuchotements du désir et du plaisir sexuel, afin de lutter contre l'enfermement mortifère de ce claustrum familial, immergé dans la Suède protestante rigoriste. Anna, la servante de la famille, se dévoue corps et âme pour apaiser l'agonie d'Agnès, au plus près de son corps souffrant. Du père, on ne saura rien. Quant aux autres hommes – mari, médecin, amant ou pasteur –, ils sont fascinés autant que terrifiés face au corps féminin et au-delà, face à la finitude. Le manoir familial, isolé dans la campagne, est tapissé de velours rouge et de draps blancs, telle la métonymie de la matrice ensanglantée d'Agnès. Le thème des trois soeurs rappelle combien sont nombreuses les triades de soeurs dans la mythologie et les oeuvres d'art, à commencer par les figures mythiques des Erinyes, qu'un travail de culture transformera en Bienveillantes. Le film de Bergman en décline une version contemporaine et nous interroge sur les enjeux des complexes sororaux. Comment se tissent-ils ? Comment le féminin se transmet-il de mère en fille, de père en fille, mais aussi de soeur en soeur ?
Parler aujourd'hui d'asile, c'est réveiller de vieux démons qui ne dorment que depuis peu. En effet, la psychiatrie contemporaine s'est construite, depuis plus de cinquante ans, sur une base résolument anti-asilaire. Avec un bel enthousiasme réformateur, elle a multiplié des innovations de soins communautaires qui ont transformé les trajectoires des malades mentaux. Mais les rêves des années 1950, devenus en grande partie réalité, nous mettent en présence de nouveaux défis; leur innocence initiale est mise à rude épreuve. Dans notre paysage psychiatrique polymorphe d'aujourd'hui, les patients psychotiques ne manquent pas de nous rappeler que les particularités de leur condition humaine révèlent un besoin fondamental d'asile. L'oublier ne conduit pas toujours à la conquête de l'"autonomie", notion sacro-sainte de nos sociétés contemporaines, mais aussi à la solitude d'un univers sans objets, voire à la rue ou à la prison. Si le retour à l'asile traditionnel n'est souhaité par personne, les formes que peut prendre cet accueil, temporaire ou plus durable, sont loin d'être valables pour tout patient et en toute circonstance: nous devons à la psychiatrie anti-asilaire de l'après-guerre cette découverte de la diversité des patients psychotiques, derrière leur apparente similitude asilaire. C'est une réflexion sur ce besoin d'asile, et un tour partiel de quelques-unes de ses réalisations, que nous proposent le docteur Vassilis Kapsambelis et les quatorze auteurs, psychiatres et professionnels en santé mentale, de cet ouvrage.
Comme l'amour, l'idée de la liberté suscite des élans et des passions par son pouvoir d'attraction psychique en profondeur. Objet d'idéal ou de terreur, elle est marquée dans notre culture, au croisement des mouvements psychiques individuels et des aspirations des peuples luttant pour leur affranchissement des pouvoirs autoritaires, par le sceau d'une séduction incontestable. Comme l'amour, la liberté serait toujours à conquérir. Mais qu'en est-il alors de ces courants contraires qui poussent à la sacrifier dans le plaisir, l'hédonisme ou le devoir ? La liberté ne porte-t-elle pas aussi d'emblée l'idée d'un rapport à soi ou aux autres ? Comment la concevoir hors du registre de la conscience et de celui d'une altérité représentable ? C'est dire ici que la liberté n'est pas en tout ou rien, ni un absolu, mais au contraire qu'elle ne se conçoit pas sans médiations et sans degrés, car elle n'existe que dans son lien dialectique à son autre, la nécessité. Si la psychanalyse est porteuse d'une conquête de la liberté du sujet, elle ne peut toutefois se passer d'un contexte sociopolitique et culturel qui la reconnaît, la définit et indique ses limites, garants de l'altérité. La liberté avec ses limites serait-elle alors au service d'une altérité porteuse de la conflictualité comme de la fécondité de la pensée ?
Résumé : Dans quelle mesure la psychiatrie est-elle au carrefour du biologique, du psychique et du social ?En quoi les neurosciences, la psychanalyse mais aussi la phénoménologie, la psychiatrie communautaire et la législation ont-elles influencé la psychiatrie clinique d'aujourd'hui ?Comment combiner traitements biologiques, psychologiques, institutionnels et mesures de réhabilitation et d'assistance psychosociale ?Pensé et rédigé à partir de la pratique clinique des professionnels de terrain ? psychiatres, psychologues, psychothérapeutes ?, ce manuel associe une approche clinique et empirique issue d'une tradition très riche, notamment en France, et une approche plus mondialisée et standardisée issue des grandes classifications internationales (DSM, CIM) et des connaissances en recherche biomédicale.Il présente de très nombreuses illustrations cliniques, propose des descriptions sémiologiques qui approfondissent les observations de l'exercice quotidien des professionnels et fournit les éléments nécessaires pour faire le lien entre cette pratique clinique et les théories psychopathologiques, psychanalytiques ou cognitives. Issu de la tradition psychiatrique française, il montre l'évolution historique des notions utilisées et rend compte de toutes les influences que doit intégrer une psychiatrie " centrée sur la personne ", des neurosciences aux sciences humaines.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.