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Les systèmes de numérotation parlée en Afrique de l'Ouest. Modes de dénombrement et imaginaire socia
Abdoulaye Elimane kane ; Diagne Souleymane Bachir
L'HARMATTAN
39,00 €
Épuisé
EAN :9782343132464
Cet ouvrage est la publication d'une thèse de doctorat d'Etat consacrée aux systèmes de numération parlée des groupes ouest-atlantique et mande. Il s'inscrit dans la lignée d'une réflexion philosophique sur l'histoire des sciences et des techniques. S'intéressant aux systèmes de numération parlée dans les langues africaines, il se situe au carrefour de la linguistique africaine, de l'anthropologie, de l'histoire des peuples d'Afrique et de leurs conceptions et usages de l'idée de nombre. Exposant les motifs et principes méthodologiques mis en oeuvre, l'auteur montre que les systèmes de numération parlée sont bien organisés et que, grâce aux ressources des langues au sein desquelles ils sont élaborés, ils confirment l'universalité des principe et convention d'ordre, caractéristiques de l'esprit logique et mathématique, en dépit de limites, somme toute mineures, inhérentes à l'oralité. A partir d'un point de vue d'abord philosophique, se trouve formulée l'hypothèse qui sert de lien entre les deux parties : pour comprendre l'origine et l'usage des nombres dans une civilisation orale comme celle des langues ouest-africaines, il faut considérer que l'esprit présidant à l'organisation des numéraux cardinaux (compter et exprimer des grands nombres) est le même que celui qui a engendré les systèmes numériques symboliques (signification des nombres pour le groupe). En d'autres termes, l'Homme constitue le signifié ultime de ces techniques et spéculations. La vérification de cette hypothèse montrerait qu'un savoir et le système de pensée qui le sous-tend peuvent aussi servir à autre chose qu'à atteindre seulement l'objectivité et la vérité.
Voilà un roman qui part d'une enquête policière dans le monde du stylisme, pour allier considération sur l'art, sur les échanges et les rapports Nord-Sud. Ce récit, avec ses péripéties et ses rebondissements, est un voyage dans l'espace entre Dakar, Gorée, le village de Sinthiou Pathé, Fongolimbi et l'Occident. Le prétexte est alors trouvé pour parler de l'amour, de la liberté, de la condition de l'homme et surtout de la femme, de l'esthétique, de l'industrie culturelle.
Le vécu dont je tire ce récit est mon expérience d'homme vivant avec une maladie chronique, l'asthme, dont les périodes alternées, plus ou moins longues, de crise et de rémission me donnèrent envie d'extrapoler sur le thème plus large du plaisir et de la douleur, retenant déjà comme titre provisoire de mon ouvrage Le plaisir et l'ennui, ces deux termes visant une extension de l'analyse au-delà des seules questions de santé et de maladie, incluant par conséquent, leurs équivalents et synonymes dans la vie individuelle et collective. Entre-temps, mes enfants qui n'ont connu que deux de leurs grands-parents, sur le tard, et presque rien de la vie au Fouta alors que nos références familiales et nos évocations quotidiennes en sont remplies ; qui m'ont vu entrer dans la vie active et m'engager politiquement sans en comprendre toujours les tenants et les aboutissants, revinrent plusieurs fois à la charge pour me suggérer d'écrire sur la famille, sur ma petite expérience d'enseignant et d'homme politique, sur les hommes et les femmes qui m'ont marqué et, surtout, sur la place que j'accorde à l'amitié, à la fraternité et à la solidarité, trois notions qu'ils m'ont entendu évoquer souvent et qui, à ce qu'il leur semblait, importent, aujourd'hui, plus aux yeux des jeunes qu'à ceux des adultes.
Abdoulaye Elimane Kane signe son septième roman en poursuivant la saga à multiples rebondissements d'un groupe de vieux amis. Il met en scène les éléments d'un puzzle : six jeunes cadres portant le même prénom, leur parrain, ingénieur aux idées avant-gardistes, incompris, dont ils partagent le rêve, un logiciel égaré, l'énigme d'un "fils caché", la nostalgie d'un lieu de vie perdu entretenant le rêve d'un monde meilleur. Trois hommes d'action qui ne se connaissent pas tentent, sur fond d'un drame sentimental, de résoudre les énigmes, condition essentielle pour entretenir le projet et honorer la mémoire du parrain emporté par une maladie mystérieuse.
Diarno, agent commercial, touche-à-tout, dépositaire des secrets de son maître Soma, tragiquement disparu, s'est mis en mission pour honorer la mémoire de ce dernier. Il laisse derrière lui, la mort dans l'âme, son village, meurtri par des scènes de violence. Sinthiou, qui avait vécu — conformément aux principes qui avaient guidé et soudé ses fondateurs — quelques années d'une expérience rare et appréciée de démocratie directe et d'harmonie, se trouve subitement plongé dans la tourmente. L'utopie s'est effondrée à l'épreuve des aléas de la vie de groupe et du surgissement d'une nouvelle idéologie qui a jeté les populations de la localité dans des affrontements aux conséquences dramatiques. Le lien s'est rompu. Dans ce nouveau roman d'Abdoulaye Elimane Kane, Sinthiou n'est pas le seul endroit où s'expérimente à la fois la solidité et la fragilité de ce qui lie les hommes les uns aux autres. Dans des familles, au sein d'une corporation de journalistes, à propos de la crise casamançaise et à travers la découverte d'un embryon de réseau intégriste, le roman explore la nature de cette chose mystérieuse qu'est l'appartenance à une communauté, la poursuite d'un idéal partagé, l'attachement à une transcendance. Les Dissidents est emblématique de cette alternance entre un état fusionnel premier suivi d'une rupture qui cède à son tour la place à la recherche d'un nouvel état fusionnel, seul moyen en définitive de donner un sens au vivre-ensemble. Comment Diarno, le personnage principal de cette aventure, mêlé plus ou moins à chacun de ces drames, tente-t-il de sauver son âme et celle de son village : telle est l'énigme de ce récit.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.