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Le vingtième siècle iranien. Le jeu des quatre familles
Kamrane Ramine
KIME
29,50 €
Épuisé
EAN :9782841744305
Le but de ce livre est de rendre compte de la dynamique de l'histoire contemporaine de l'Iran, depuis la révolution libérale de 1906 jusqu'à aujourd'hui. Les études qui portent sur cette période s'articulent sans exception autour des événements politiques d'importance mais tentent de réduire la dynamique du mouvement qu'elles poursuivent à des facteurs non-politiques (culturels, économiques, sociaux, religieux...). Cette étude vise par contre à rendre compte de la logique politique qui est à la base de ces événements. Depuis la révolution islamique de 1979, l'Iran ne cesse d'intéresser les observateurs à travers le monde. Pour Ramine Kamrane l'instabilité politique de ce pays a vu le jour avec la grande révolution libérale de 1906. C'est depuis cet événement qu'il faudrait dresser la perspective de compréhension de l'Iran actuel. L'histoire contemporaine de ce pays est celle de la lutte entre quatre familles politiques (démocrate, autoritaire et totalitaires) dont chacune s'efforce d'établir le régime de son choix et c'est à travers l'analyse de cette lutte qu'on pourrait la comprendre. Les crises de l'Iran contemporain ne sont guère différentes de celles connues par nombre de pays européens au XIXe siècle. Les schémas culturalistes sont impropres à leur examen. Se détacher du discours iranologique dominant est le préalable nécessaire.
Résumé : Kamran Nazeer est autiste. En 1982, à l'âge de quatre ans, il entre dans une petite école primaire spécialisée new-yorkaise en compagnie d'autres enfants autistes. 20 ans plus tard, alors qu'il s'est forgé une vie presque " normale ", il part à la recherche de ses copains d'enfance. Il retrouve quatre d'entre eux, ceux qui s'étaient surnommés " les idiots ", quatre autistes aux vies surprenantes, déconcertantes, différentes. André, Randall, Elisabeth et Craig : un informaticien qui communique ses émotions par le biais de marionnettes ; un coursier qui aime garder les yeux fermés à vélo ; une pianiste surdouée ; un rédacteur de discours incapable de croiser un regard. Quatre vies et autant de parcours étonnants depuis l'école jusqu'à aujourd'hui. Laissez entrer les idiots est un témoignage authentique, captivant et attachant.
Résumé : Un nouvel ordre international est indispensable et inévitable. Sera-t-il défini par l'hégémonie américaine, un chaos incontrôlable ou un ordre rappelant le concert européen des nations ? Ce premier de deux cahiers explore la troisième issue, en déduit la logique, saisit des acteurs plausibles et repère des indices de l'émergence de la solution. Jean Baechler, propose une analyse conceptuelle de la mondialisation axée sur le problème du nombre des acteurs de la politique internationale. La situation de l'intégration européenne constitue l'objet de l'article de Georges-Henri Soutou, qui y décèle deux tendances, l'élargissement et l'approfondissement. L'analyse d'Alain Besançon est une incursion dans l'histoire russe et soviétique afin de souligner les différences de ce passé historique avec celui de l'Europe et d'évaluer les possibilités que la Russie remplisse le rôle de pole régional. Avec la fin du monde bi-polaire, le credo principal de la politique étrangère de l'Inde, à savoir le non-alignement, n'a plus d'objet. Les difficultés de l'émergence de l'Inde comme puissance régionale font l'objet de l'étude de Christiane Hurtig. Le droit international étant a la fois le vecteur et l'expression de la mondialisation les deux derniers articles du recueil le prennent pour objet d'analyse. Mireille Delmas-Marty commence par une évaluation de la situation actuelle du droit international, où se manifestent des dynamiques internationales et transnationales. L'article d'André Tosel exprime une critique des conceptions juridiques et éthiques de la mondialisation, exprimées, pour la première, par Hans Kelsen dans une version moniste objectiviste, et, pour la seconde, par Jürgen Habermas dans une version éthique cosmopoliste.
Source de débats, parfois de querelles, d'inquiétudes et, surtout, d'un important renouvellement thématique et stylistique, la question de l'immigration et de l'exil a marqué la fin du XXe siècle, tant dans la littérature française que dans celle des autres cultures. Les auteurs, comme chaque exilé, cherchent à donner sens à cette expérience. Jusqu'à l'époque actuelle, les oeuvres de l'immigration et de l'exil ont souvent été influencées par l'expérience de leurs auteurs. Elles évoquaient le souvenir douloureux d'une perte et d'un vertige identitaire, mais aussi l'engagement d'un auteur qui a adopté une nouvelle langue. Aujourd'hui, une nouvelle génération d'écrivains semble avoir pris le relais. Avec deux romans à l'appui, Le Voyage des bouteilles vides de l'Iranien Kader Abdolah et Les belles choses que porte le ciel de l'Ethiopien, Dinaw Mengestu, cet ouvrage démontre l'évolution de la littérature contemporaine de l'exil, et cela surtout en redéfinissant l'identité du personnage exilé. L'individualisme est valorisé au détriment du sentiment d'appartenance culturelle. L'exilé est désormais un être cosmopolite qui se situe à la croisée de différentes cultures tout en poursuivant son parcours personnel d'intégration. Le roman iranien d'exil, libéré de ses contraintes politiques et sociales, offre une vision originale vis-à-vis des autres littératures. Grâce à sa rencontre avec d'autres sphères de culture, il s'engage à mieux comprendre "l'homme", et plus particulièrement "l'Iranien". Le regard réflexif porté sur l'existence, l'Iran et l'interaction entre la culture de ce pays et celle de la nouvelle terre d'accueil, est l'un des facteurs majeurs de l'enrichissement de la littérature d'exil iranienne.
Résumé : Qu'en est-il de la révolution islamique qui avait porté au pouvoir l'ayatollah Khomeyni en 1979 ? La question est aujourd'hui centrale dans un Moyen-Orient en pleine restructuration, notamment depuis l'intervention américaine en Irak et la chute de Saddam Hussein. L'Iran a été le fer de lance de la montée de l'islamisme dans le monde et beaucoup s'interrogent maintenant sur son avenir et sur le débat qui oppose à Téhéran les " conservateurs " et les " réformateurs ". Ramine Kamrane met en question cette distinction et montre l'impasse dans laquelle se trouve actuellement le pouvoir des mollahs. Il détaille ses échecs et en analyse les causes. Il met surtout en évidence la profonde fracture entre les dirigeants du pays et une société lasse de la rhétorique politico-religieuse constante. Plus encore, son livre fait apparaître les limites d'une évolution vers un régime " modéré " que certains appellent de leurs v?ux ou imaginent comme une issue possible. Ce que les Iraniens attendent, ce que la jeunesse souhaite massivement, c'est un retour à la laïcité. Bien au-delà de l'Iran, qui a souvent anticipé les transformations de la région et donné le ton, c'est un enjeu pour tout le monde musulman.
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.