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AMOUR (PAS) TOUJOURS
KALFON PIERRE
AU PONT 9
19,40 €
Épuisé
EAN :9791096310302
Ecoute, écoute... Il m'est arrivé une histoire incroyable ! " J'ai écouté. A force d'entendre les "histoires incroyables" de mes ami(e)s, l'idée m'est venue de sélectionner les plus singuliers de ces témoignages, ceux qui m'ont paru refléter le mieux un aspect essentiel des choses de la vie. Nées du hasard, toutes n'ont duré qu'un temps. Ces fragments de passions amoureuses, insolites ou drolatiques, ont laissé cependant une marque tenace dans le souvenir. La plupart se situent en France mais d'autres nous transportent aux quatre coins du monde. Ainsi s'est constitué ce florilège de récits parfois assez gaillards où mon rôle a été de raconter, de romancer même, ce qui m'avait été conté en trois minutes, en quelques mots, dans la chaleur de l'instant ou avec la joliesse d'une réminiscence inoubliée. Journaliste, écrivain, diplomate, Pierre Kalfon a passé sa vie à porter la bonne parole culturelle française, essentiellement en Amérique latine (Alliance française, Universités, Le Monde, Unesco, Quai d'Orsay). On lui doit plusieurs livres sur l'Argentine, le Chili, l'Amérique latine, ainsi qu'une importante biographie de Che Guevara (Seuil) devenue ouvrage de référence.
Résumé : Il a traversé un demi-siècle de cinéma français, tournant avec Godard, Barbet Schroeder, Rivette ou encore Lelouch, Truffaut et Chabrol. Après des débuts au théâtre, Jean-Pierre Kalfon a fait le choix d'un cinéma exigeant et éclectique, loin des sentiers battus. Pourtant, rien ne le destinait à une carrière aussi détonante : il a été enfant de choeur, ses parents n'avaient ni télévision ni tourne-disques. Adolescent, il fugue pour découvrir les caves du Quartier Latin : Le Tabou, Le Caveau de la Huchette, Les Trois Mailletz... Bientôt naît son goût pour la scène : il sera le premier à repérer l'inoubliable Pierre Clémenti. Nombreux sont ceux dont il croisera la route : Pierre Brasseur, Jacques Brel, Annie Girardot, Romain Gary, Alain Delon, Lauren Bacall... A la télévision, on le verra dans des téléfilms et séries à succès (Maigret, Navarro, La Rivière Espérance, Mafiosa...) Le théâtre et le cinéma ne sont pas ses seules passions. Ce fou d'Elvis et des Doors a fondé le "Kalfon Roc Chaud" et "Black Minestrone", collaborant avec Bob Marley, les New York Dolls, Serge Gainsbourg... A quatre fois vingt ans, Jean-Pierre Kalfon ne se prend toujours pas au sérieux : il signe des souvenirs filousophiques d'un humour et d'une vivacité réjouissants !
Ces chroniques chiliennes commencent avant l'élection du socialiste Allende, traversent dix-sept ans de dictature du général Pinochet et se prolongent jusqu'à nos jours. Correspondant à Santiago du journal Le Monde, Pierre Kalfon a vécu le meilleur et le pire, de sa rencontre avec Pablo Neruda au choc de son arrestation par les militaires. Il raconte de " petites histoires " qui éclairent la grande, restitue un climat, une géographie, les " choses vues " d'un pays passionnant vers lequel ont convergé les regards de la planète. Écrites d'une plume alerte, illustrées de ses articles de l'époque et de dessins de presse, ces chroniques se lisent d'un trait.
La mondialisation des offres, le e-commerce et le low-cost ont bouleversé le secteur du tourisme. Le voyageur accède en temps réel à une multitude d'informations et les professionnels rivalisent d'innovations pour satisfaire ce "consomm'acteur" partagé entre individualisme et communautarisme, entre affectif et contrainte budgétaire, entre hédonisme et responsabilisation solidaire. Pour développer une offre attractive et originale : apprenez à décrypter les tendances qui bouleversent le monde du voyage !
Un saint moderne, un leader charismatique, un Don Quichotte conquérant, une fière allure de poète en liberté. Christ et Rimbaud, Ernesto Guevara est tout cela à la fois et bien d'autres personnages encore. Car sa vie est à la hauteur de son mythe ou comment un jeune adolescent argentin, asthmatique et ayant reçu une éducation bourgeoise le destinant à l'exercice de la médecine, va devenir un chef militaire clandestin, l'image même de la résistance et de la révolution à Cuba. Indéfectible cigare à la bouche, le Che comme on le surnomme pour rappeler ses origines argentines, tiendra tête en compagnie de son ami Fidel Castro à tous les assauts du géant américain. La lutte contre toute forme d'impérialisme jusqu'à la mort. Tel est le seul désir du Che. "En dehors de la révolution, il n'y a pas de vie", a-t-il écrit. Une biographie riche d'informations sur les mille et une facettes du personnage historique et mythique qu'incarne le Che, une lecture salutaire et libératrice comme un lendemain qui chante. --Denis Gombert
Je vais déplier le drap qui commence par demain, nous dit Emmanuelle Sordet dans son premier livre. Livre où alternent contes rimbaldiens, aphorismes, élégies rilkéennes, odes et chants - comme autant de fragments d'une méditation toujours recommencée, au prisme d'une écriture dense et souple, précise et sinueuse, cruelle et fluide, le murmure très doux d'une guitare inassouvie. Dans ces pages brûlées de soleil, des ombres passent, furtives. Présences lucides, compagnons secrets, elles accompagnent notre courage et nos hésitations. Elles nous murmurent de lever les yeux, de regarder les paysages sans mémoire auxquels nous donnons sens. Mais si l'Histoire nous roule de vagues de sang en disparitions - amis déchiquetés, cités rasées, civilisations détruites, enfants engloutis -, si nous nous levons chaque jour Ulysse oublieux, pourquoi donner voix au poème ? Si jamais. S'il était encore possible de croire et d'accepter, nous regretterions d'avoir laissé s'éteindre le pouvoir heureux de la lumière et se taire la musique. Nous devons prendre le risque du poème, de sa démesure. "Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d'hommes" , nous prévient Rimbaud dans Une saison en Enfer. De ce combat, le recueil d'Emmanuelle Sordet porte témoignage. "Un livre qui passe de l'immédiat au lointain, de l'intime au collectif, qui les mêle avec le plus grand naturel, et c'est si rare qu'il faut y insister". Pierre Dhainaut (préface)
Eduardo Jozami 2922 jours... soit plus de huit ans dans les prisons de la dictature argentine. Qu'est-ce qui peut pousser Eduardo Jozami, trente-cinq ans après, à répéter ici ce qu'il a dit aux juges argentins chargés du procès de ses tortionnaires ? Une promesse. "Depuis mon premier jour de détention, j'ai su que ce texte serait écrit. Je puis dire, sans exagérer, que je vivais tout ce qui m'arrivait comme un élément d'un futur livre que cependant j'avais, au début, du mal à imaginer". La littérature, parfois seulement, nous sauve, et Eduardo Jozami se devait, par fidélité à cette promesse de livre qui l'a maintenu en vie pendant 8 ans, de lui donner vie à son tour. "2922 jours" est le voyage intérieur d'un enfermé. La description clinique, sans pathos ni complaisance, de ce qui se passe dans la tête de ceux qui, hier comme aujourd'hui, doivent vivre sous la menace quotidienne de l'assassinat, et pire encore, de la disparition. La littérature, parfois, nous sauve, mais elle survit, toujours, à l'horreur.
J'ai écrit ces textes au cours des années 90 à 2000 pendant les récréations, ces moments de pause ponctuant les périodes de travail. Ils sont classés dans cinq rubriques en écho à un surnom de mon enfance : Jean qui rit, Jean qui pleure. Entre fantaisie et sérieux de l'enfance, j'évoque le temps réfléchi d'évènements quotidiens qui m'ont touché.
Wilbur n'est pas content et il tient à le faire savoir, et sans doute à le rester : chaque fois que les choses s'arrangent, il se débrouille pour tout faire foirer. C'est que la vie a une dette envers lui : sa mère meurt à la nais-sance, son père l'abandonne. Qu'est-ce qui fait pourtant que ce héros grognon trouve partout et toujours quelqu'un pour l'aimer ? Des camarades, des enseignants, des directeurs d'institution. Et des femmes surtout, toutes les femmes, des grands-mères, des institutrices et des maîtresses, des fausses mères même. C'est que Wilbur est si petit, si fragile, et si bon, même s'il s'en défend bec et ongles. Entre geste picaresque et road movie, Rentrer à la nage nous balade, de l'Irlande à New York, en passant par la Suède, sans compter le Nicaragua, la Bolivie, tous les pays rêvés avec Conor, l'ami fidèle, qui, pourtant, tue indirectement la grand-mère. Car la seule chose qui puisse empêcher les gens de faire du bien à Wilbur, ce sont leurs propres névroses. Le spectacle que nous donne Lappert, avec une neutralité qui est la forme la plus élégante de la tendresse, est un tour de passe-passe : tous ces personnages, toutes ces histoires s'emboîtent comme des poupées russes, et chaque fois qu'on découvre quelqu'un c'est une nouvelle histoire qui commence. Mais quand on arrive à la dernière poupée, c'est une douleur que l'on trouve, de celles justement qui sont dures, indurées, et qui ne s'ouvrent pas. Partez loin avec ce livre, loin dans le monde, loin dans les coeurs. Pas d'inquiétude, laissez-vous porter : vous rentrerez à la nage.