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Comment l'Afrique en est arrivée là
Kabou Axelle
L'HARMATTAN
38,00 €
Épuisé
EAN :9782296104686
Contrairement à ce qu'on raconte, l'histoire de la marginalisation de l'Afrique et celle de l'apparition de ce débat sur la scène internationale sont deux choses tout à fait distinctes. L'amalgame des deux a une fonction précise : permettre de produire, depuis trente ans, des propositions de sortie de crise cosmétiques qui partent invariablement de la colonisation et des indépendances. Il est temps de mettre fin à cette escroquerie. L'Afrique subsaharienne est entrée dans l'Histoire d'une manière originale : par la fente la plus étroite qui soit. Elle a raté ses rapports avec elle-même, ses relations avec la Méditerranée, le Moyen-Orient et l'Europe. Peut-elle aller au-delà de sa stratégie actuelle de diversification des partenaires extérieurs ; passer du statut de " continent convoité " à celui de continent conquérant ? Seul l'avenir le dira. Cet essai n'est ni un exercice de prospective ni un livre d'histoire mais un simple effort de clarification qui vise trois objectifs urgents : • Expliquer comment l'Afrique en est arrivée à occuper sa place actuelle dans les échanges mondiaux sans, pour autant, s'empêtrer dans une forêt de statistiques et de concepts savants. • Sortir ce débat de la conversation de bistrot à laquelle il se résume trop souvent. • Donner au public le plus large possible les moyens d'aller au-delà des poncifs de " la traite et la colonisation " ; de discuter de l'avenir, voire des futurs possibles de l'Afrique subsaharienne... en connaissance de cause.
Au cogito cartésien qui se caractérise par le triple trait de l'immédiateté, de la transparence et de l'évidence, le cogito blessé, oppose la médiation, l'opacité des symboles et l'attestation de soi. En d'autres termes, loin d'être une réflexivité immédiate sur soi, la connaissance de soi est sans cesse à reprendre à la faveur d'un travail sur soi, d'une interprétation des signes dans lesquels la vie humaine s'objective. A ce titre, pour venir à soi, le cogito blessé est obligé d'emprunter la voie longue de l'interprétation, car la connaissance intuitive de soi-même est illusoire. La connaissance de soi passe par l'en dehors de soi. C'est par une réappropriation de soi-même par le détour des médiations que le cogito blessé se comprend en tant que sujet historique.
Ce livre décrit comment le droit des conflits armés est né en Afrique. Comme dans toutes les sociétés avancées, les relations humaines sont souvent confrontées à des désaccords, des ambitions et des incompréhensions. L'usage de la force est de ce fait un recours pour certains afin d'imposer leurs visions. De cela, il est impératif de souligner qu'en Afrique noire, la notion de "bataille" était beaucoup plus appropriée. Si Dieu a créé l'humanité et, l'Afrique, d'après Cheikh Anta DIOP, est le berceau de l'humanité, quoi de plus naturel d'affirmer que l'Afrique a connu l'Etre Suprême avant les autres peuples ? Au nom de Dieu, certains théorisèrent l'esclavage et la colonisation ; dorénavant au nom de la démocratie et de l'Etat de droit, ils adaptent leur cynique volonté de domination du peuple noir. Du capitalisme occidental, nous sommes passés au capitalisme africain où les élites politiques africaines par leur complexe de l'Occident concourent à la perte de leur peuple.
L'auteur du présent ouvrage, en retournant à la société et aux mentalités africaines, risque deux hypothèses: - et si le refus du développement était encore l'idéologie la mieux partagée en Afrique noire? - et si le développement était perçu, à tous les échelons, comme reposant sur des diktats post-coloniaux que supporteraient mal des sociétés déjà fagilisées par l'histoire? Cet ouvrage se propose de contribuer au renforcement de tout mouvement de pensée visant à rechercher les causes des malheurs de l'Afrique en son sein, et s'assigne trois objectifs: - montrer pourquoi le refus du développement n'est pas reconnu, - en démonter les mécanismes idéologiques, - mettre en évidence les points d'eau où les consciences africaines post-indépendantistes s'abreuvent.
Cet ouvrage est un guide pédagogique dans le cadre de l'enseignement de la gymnastique des lycées et collèges, dont le but est de : rechercher la construction des attitudes et positions essentielles à l'activité ; résoudre des difficultés simples avec une intention esthétique ou acrobatique ; savoir composer un enchaînement dans un espace donné ; assurer sa silhouette devant un groupe.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.