Leur licenciement, au tournant du millénaire, elles l'ont reçu comme un coup de poing. Assommées. Ecoeurées. Meurtries. Elles ont alors répondu par les mots. Pendant dix ans, elles ont écrit leurs vies. Avant, les corons et l'usine. Après, l'angoisse des fins de mois et les intérims de nuit, sans jamais retrouver de CDI. Et surtout leur entraide, décisive, pour affronter cette précarité. Comme tant d'ouvrières et d'ouvriers, leur multinationale a délocalisé. Et cette plongée dans la mondialisation, incarnée depuis une petite ville du nord de la France, acquiert une portée universelle. Elle permet de faire le lien entre l'enrichissement de quelques uns et la misère de beaucoup. Au moment où l'Europe négocie de nouvelles relations commerciales avec la Chine et les Etats-Unis qui risquent encore d'accentuer les inégalités en détruisant les dernières protections européennes? Et si revivifier la démocratie et reconquérir l'égalité, cela passait par un rêve citoyen : sortir de l'entre-soi et opter pour l'entraide entre les classes populaires et les catégories plus aisées ?
A aucun moment Dany Jurdeczka n'affirme que son ouvrage vous assurera la richesse... Oser même le dire serait fallacieux quand il s'agit de paris et de jeux d'argent, dans lesquels une part importante de hasard et de variables sont à prendre en considération. En lieu et place, il vous expose ici les méthodes qu'il a personnellement éprouvées pour gagner de coquettes sommes. Des stratégies qui combinent sagesse et goût du risque pour commencer à engranger des gains intéressants et éviter de perdre sa chemise dans ce qui doit rester une passion saine et raisonnée ! Miser sur les courses demande, évidemment, un investissement financier. Dany Jurdeczka vous invite aujourd'hui à investir un peu plus de vous-même, à savoir votre réflexion et votre esprit d'analyse, pour devenir un joueur capable de gagner à long terme. Condensé, malin et illustré, ce manuel s'imposera rapidement, pour ceux qui veulent élaborer leur propre tactique, un outil de base, un fondamental accessible aux novices qui les conduira vers le bien-parier
Comprendre les Turcs, c'est d'abord s'immerger confortablement dans ce qu'ils ont d'européen. Avant de se nourrir avec délice de leurs influences orientales. C'est s'imprégner de traditions musulmanes solidement enracinées dans un pays officiellement laïc. C'est se frotter à une fierté nationale modelée dans des gloires passées. C'est faire l'expérience d'une hospitalité sincère. C'est se confronter à une dualité déroutante, entre soif de modernité et volonté de conservatisme. C'est accepter enfin de ne pas tout comprendre pour se laisser surprendre. Quel pays peut se targuer de faire le pont entre deux continents ? D'avoir abrité la capitale de deux puissants empires ? D'être le foyer historique de deux religions monothéistes, la chrétienté puis l'islam ? La Turquie, bouillonnante mosaïque. S'y aventurer, c'est s'engouffrer dans dix mille ans d'histoire. Des premières traces d'agriculture en Mésopotamie aux frénétiques conquêtes ottomanes en passant par les plus belles heures de l'empire Byzantin. Mais c'est aussi découvrir une jeune République, à peine centenaire, qui mène encore une quête identitaire.
Kirk Douglas est né Yssur Danielovitch Demsky le 9 décembre 1916 dans l'Etat de New-York. Il aura donc 103 ans pour Noël 2019. En dehors de son autobiographie (Le fils du chiffonnier, bestseller mondial en 1988) et de plusieurs titres (J'ai croisé ma chance par accident, Dernier tango à Brooklyn), le lecteur francophone n'a pas accès à son dernier ouvrage (Let's face it), et curieusement à aucune biographie française depuis le Kirk Douglas de Roland Lacourbe en 1980, sur celui qui reste le dernier des grands monstres sacrés encore vivants du cinéma américain des années 50 et 60. La collection Riveneuve Cinéma permet d'offrir la biographie et la filmographie d'un acteur d'exception, mais aussi des analyses de chacun de ses films. Issu d'une famille d'immigrés juifs biélorusses, il s'illustre dans tous les genres. Il tourne dans le western La Captive aux yeux clairs et dans de grands classiques comme Les Ensorcelés et La vie de Vincent Van Gogh, tous deux réalisés par Vicente Minnelli, et joue Spartacus, un des rôles qui lui collera le plus à la peau. L'acteur se retire du cinéma en 1993, après une crise cardiaque. Il reçoit un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière en 1996.
Voyage photographique autour du monde à la rencontre des femmes dans tous leurs états, portraits et situations, par l'oeil tendre et parfois plein d'humour du photographe américain Norman Sagansky (Gamma, The Economist). - Un beau livre de près de 200 photos couleurs ou N&B des femmes dans tous leurs états et sur les quatre continents - Des clichés originaux et tendres, parfois drôles ou tragiques - Un grand photographe américain qui a fait sa carrière à l'agence Gamma ou pour le magazine anglais The Economist avant de s'installer dans le sud de la France - Une réflexion sur la conditions féminines à travers le monde, chiffres à la clé - De nombreuses citations d'auteurs et d'autrices
Le maréchal de Vauban a toujours la mauvaise joui d'une , immense popularité, avec sa théorie du "pré carré" conscience du roi qui a aidé à fixer les frontières de la France ou ses fortifications en étoile inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO. Pourtant c'est un commissaire général au tempérament méconnu : loin d'être soumis au tout puissant Louis XIV, Vauban est un esprit libre et audacieux, généreux et tolérant. Ce maréchal proche du pouvoir, nécessaire au pouvoir, fidèle au pouvoir, interpella avec vigueur le plus puissant monarque que la France ait jamais connu. Contre l'indigne oppression religieuse et l'expulsion des protestants, au nom de la liberté d'opinion et de conscience qu'il revendiqua avec fermeté. Contre les iniquités et les injustices qui frappaient un peuple plongé dans la misère. Vauban défendit un projet de réforme de la fiscalité fondée sur une contribution générale éliminant tous les "traitants" et autres intermédiaires véreux. Portrait d'un personnage résolument moderne, en marche, tout botté et encuirassé, vers le siècle des Lumières et le temps d'une Révolution dont il craignait la fatale conclusion.
Edward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.
Résumé : L'énergie est au coeur de la vie économique et sociale et le dérèglement climatique bouleverse des millions de vies. Pourtant les politiques de l'énergie sont aujourd'hui un monopole des experts et des multinationales. Cela doit changer ! Gouvernants et multinationales soucieux de gérer les apparences annoncent la "transition énergétique" sans limiter les émissions de gaz à effet de serre en deçà du seuil qui éviterait le dérèglement climatique qui s'accentue. Prendre au sérieux la crise climatique implique aujourd'hui de décider de laisser dans le sol une grande partie des énergies fossiles actuellement connues. Ceux qui s'y refusent, ceux qui étendent la logique extractiviste en forant toujours plus loin et toujours plus sale, ceux qui professent que la privatisation, la finance ou la technologie vont sauver le climat agissent comme de dangereux et irresponsables climatosceptiques. Sur leur chemin se dressent celles et ceux qui ne se résignent pas au naufrage planétaire. Contre l'extractivisme, les hydrocarbures de schistes, les grands projets inutiles et la marchandisation de l'énergie et du climat, ils inventent aujourd'hui les contours d'un monde décarbonné, soutenable et convivial de demain. Il est temps de sortir de l'âge des fossiles et une véritable transition est en marche !
Et si notre civilisation s'effondrait ? Non pas dans plusieurs siècles, mais de notre vivant. Loin des prédictions Maya et autres eschatologies millénaristes, un nombre croissant d'auteurs, de scientifiques et d'institutions annoncent la fin de la civilisation industrielle telle qu'elle s'est constituée depuis plus de deux siècles. Que faut-il penser de ces sombres prédictions ? Pourquoi est-il devenu si difficile d'éviter un tel scénario ?Dans ce livre, Pablo Servigne et Raphaël Stevens décortiquent les ressorts d'un possible effondrement et proposent un tour d'horizon interdisciplinaire de ce sujet - fort inconfortable - qu'ils nomment la "collapsologie". En mettant des mots sur des intuitions partagées par beaucoup d'entre nous, ce livre redonne de l'intelligibilité aux phénomènes de "crises" que nous vivons, et surtout, redonne du sens à notre époque. Car aujourd'hui, l'utopie a changé de camp : est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant. L'effondrement est l'horizon de notre génération, c'est le début de son avenir. Qu'y aura-t-il après ? Tout cela reste à penser, à imaginer, et à vivre...Pablo Servigne est ingénieur agronome et docteur en biologie. Spécialiste des questions d'effondrement, de transition, d'agroécologie et des mécanismes de l'entraide, il est l'auteur de Nourrir l'Europe en temps de crise (Nature & Progrès, 2014).Raphaël Stevens est éco-conseiller. Expert en résilience des systèmes socioécologiques, il est cofondateur du bureau de consultance Greenloop.Postface d'Yves Cochet, ancien ministre de l'Environnement et président de l'Institut Momentum.