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Lacan et la philosophie
Juranville Alain
PUF
19,50 €
Épuisé
EAN :9782130539438
? " Pourquoi parler de Lacan en philosophie ? On ne va pas ici gommer le différend irréductible qui oppose psychanalyse et philosophie. Sans doute Lacan conclut-il, à propos de la théorie du n?ud borroméen qu'il élabore dans les dernières années de son enseignement : "... En somme - pardonnez à mon infatuation - ce que j'essaie de faire avec mon noeud-bo n'est rien de moins que la première philosophie qui me paraisse tenir". Mais en même temps il n'a cessé de montrer la philosophie comme l' "erre irrémédiable", contre quoi la psychanalyse aurait affirmé sa thèse de l'inconscient. " ? Sur les traces du célèbre et controversé psychanalyste, l'auteur étudie les rapports de Lacan avec la philosophie, s'arrêtant particulièrement sur les questions de l'inconscient et du désir.
Affirmer l'existence - et donc reprendre toutes les analyses avancées, contre Hegel et son savoir spéculatif, par la pensée contemporaine depuis Kierkegaard. Et en même temps proclamer le savoir, le savoir vrai, spéculatif, systématique de cette existence - et donc répéter l'intention qui fut celle de Hegel. Telle est, sous le titre général La philosophie comme savoir de l'existence, l'entreprise ici tentée, et que nous semble justifier l'inconscient. D'où la méthode. Méthode spéculative, avec, pour chaque terme analysé, ses trois temps nécessaires, comme chez Hegel. Mais aussi méthode existentielle, parce que, au-delà de la vérité phénoménologiquement dégagée pour chaque terme, il faut tenir compte du primordial refus (désespoir, pulsion de mort) que l'existant oppose à cette vérité, et donner place à l'acte créateur par lequel seul on peut passer outre à ce refus. Et enfin méthode métaphorique, parce que l'objectivité est, avec l'existence, langage, et que le principe de cette objectivité est alors métaphore - l'acte même de la création. Le livre 1 qui propose une analyse de l'existence elle-même, et qui veut montrer que l'inconscient permet d'en résoudre la contradiction constitutive, est ici publié en trois volumes: L'altérité, en dialogue avec Kierkegaard, Le jeu, en dialogue avec Heidegger, L'inconscient, en dialogue avec Lacan et Lévinas.
Après l'Holocauste, et face au non-sens dans lequel est entraîné le monde actuel, la philosophie doit assumer sa responsabilité historique et intervenir. Elle doit le faire en s'interrogeant sur ce qui peut apporter sens à ce monde, sur ce qui peut y faire événement. Et elle doit dès lors se vouloir théologico-politique. Car qu'est-ce qui fait événement, pour l'homme pris dans ce que Freud appelle la pulsion de mort, mais capable, à partir de là, d'accéder à sa puissance créatrice d'individu ? D'une part et primordialement le sacrifice du Christ, par quoi est rendu acceptable, à l'homme foncièrement païen, un monde de droit où l'individu ait sa place - ce monde qu'avaient voulu les prophètes juifs et les philosophes grecs. D'autre part et ultimement la révolution, qui répond au sens avant tout politique de ce sacrifice, et par quoi est fixée l'acceptation d'un tel monde, du monde juste. De là la discussion ici menée, avec Kierkegaard d'une part, et avec Marx d'autre part. Mais aussi, entre autres auteurs majeurs de la pensée contemporaine (Heidegger, Rosenzweig, Adorno, Lévinas, Lacan), avec Weber qui a souligné le rôle social essentiel de toutes les grandes religions, et notamment la portée décisive du judaïsme et du christianisme pour l'histoire et, dans cette histoire, pour l'avènement et le développement du capitalisme. Ce livre propose une réinterprétation des analyses de Marx à partir de l'existence et de l'inconscient. Il veut montrer que la vraie révolution n'est pas, comme Marx le voulait, celle qui abolit le capitalisme. Mais celle qui, au contraire, le fixe définitivement, en tant qu'il est la forme minimale du mal social, du paganisme constitutivement humain. Rejeter le capitalisme (et la mondialisation à laquelle il conduit) ne peut que vouer l'homme à ce qui est l'extrême du paganisme. A celui qui a débouché dans la catastrophe absolue de l'Holocauste. Et à celui qui menace aujourd'hui dans le terrorisme.
Le monde actuel, celui de la mondialisation, est abordé dans cet ouvrage sous l'angle du religieux. On tente d'y montrer que, pour tous les hommes, quelles que soient leur culture et leur religion, la fondation de l'Etat d'Israël est un miracle par lequel commence celui, plus général, de l'histoire universelle, dont l'achèvement a été prédit par l'histoire originelle du peuple juif telle que la rapporte le Pentateuque. L'auteur mène dans cet ouvrage une discussion permanente avec Rosenzweig et Heidegger, s'appuie sur les analyses de Foucault, reprend les considérations de Weber quant aux grandes religions, et rencontre les oeuvres de Marcel Proust et de Michel Houellebecq. La méthode suivie dans chacun des dix-huit articles qui composent cet ouvrage est celle, en écho à Descartes et surtout à Spinoza, d'une "mathématique existentielle" .
« Lhistoire débouche sur un univers qui devient monde, celui de la mondialisation. Mondialisation par laquelle, quels que soient les conflits qui demeurent, le déploiement universel du capitalisme offre leur chance à tous les peuples. Et dans laquelle toutes les cultures essentielles de lhumanité celles qui sont uvres définitives, celles qui laissent place, explicitement ou implicitement, à lindividu peuvent, sur fond de capitalisme, entrer en dialogue. De même que toutes les grandes religions, supposées par ces cultures. Cest cette fin de lhistoire, ce débouché dans le seul monde juste possible, quon veut montrer ici en se réclamant de la philosophie, de tous ceux qui, depuis Platon, ont uvré en elle, et notamment des auteurs contemporains avec lesquels se fait une discussion permanente. Par linconscient que lui a offert la psychanalyse, la philosophie peut, selon nous, penser une telle fin de lhistoire. » (Extrait de l'Avant-propos.)
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.