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Lacan et la philosophie
Juranville Alain
PUF
14,20 €
Épuisé
EAN :9782130475101
Ce qui donne le plus à penser dans notre temps qui donne à penser, c'est que nous ne pensons pas encore ", dit Heidegger. A quoi répond la formule de Lacan que ce à quoi on est confronté avec la notion de l'inconscient, c'est à une règle de pensée qui a à s'assurer de la non-pensée comme de ce qui peut être sa cause. Ce qui donne le plus à penser dans notre temps, le symptôme social majeur qui le caractérise, c'est l'émergence de la psychanalyse, qui, comme discours psychanalytique, marque la fin de l'entrée du monde social dans l'histoire. Et si ce temps donne à penser plus qu'aucun autre, c'est justement parce que s'y achève la détraditionalisation de la société, la mise en cause de tout ce savoir-être qui guidait les hommes dans le monde traditionnel. Ce que donne à penser la psychanalyse, qui est ce qui y donne le plus à penser, c'est que nous ne penserons jamais tout à fait, c'est la présence de la non-pensée au plus intime de la pensée. L'homme n'a, d'une certaine manière, jamais cessé de le savoir. Mais le discours psychanalytique en énonçant l'inconscient l'inflige irrémissiblement, le diffuse dans tous les recoins et les refuges du monde social.
Le monde actuel, celui de la mondialisation, est abordé dans cet ouvrage sous l'angle du religieux. On tente d'y montrer que, pour tous les hommes, quelles que soient leur culture et leur religion, la fondation de l'Etat d'Israël est un miracle par lequel commence celui, plus général, de l'histoire universelle, dont l'achèvement a été prédit par l'histoire originelle du peuple juif telle que la rapporte le Pentateuque. L'auteur mène dans cet ouvrage une discussion permanente avec Rosenzweig et Heidegger, s'appuie sur les analyses de Foucault, reprend les considérations de Weber quant aux grandes religions, et rencontre les oeuvres de Marcel Proust et de Michel Houellebecq. La méthode suivie dans chacun des dix-huit articles qui composent cet ouvrage est celle, en écho à Descartes et surtout à Spinoza, d'une "mathématique existentielle" .
Cet ouvrage propose un dialogue entre la philosophie analytique, fondée par Frege et Russell, et la pensée de l'existence, inaugurée par Kierkegaard et développée à sa suite notamment par Rosenzweig et Heidegger. Pour la philosophie analytique, il n'est de savoir que scientifique ; tandis que dans la pensée de l'existence, la vérité essentielle, à savoir celle de l'ouverture à l'Autre, est ignorée et même rejetée au nom de la science. L'une et l'autre sont attachées au langage, la première voulant le réformer afin d'élaborer un langage logique pour la science, la seconde y voyant un lieu majeur de l'existence. Cependant, toutes deux refusent que puisse être posé comme tel un savoir philosophique avec l'essence comme principe. Elles se rejoignent également en Wittgenstein, penseur paradoxal, qui hérite des analyses de la philosophie analytique en les critiquant implicitement au nom de la vérité découverte par la pensée de l'existence. On entend montrer ici que l'inconscient, qui s'exprime de manière privilégiée dans le langage par la métaphore, permet de passer outre à ce refus, de déterminer l'essence originelle et de présenter la philosophie comme savoir de l'existence.
Résumé : ? " Pourquoi parler de Lacan en philosophie ? On ne va pas ici gommer le différend irréductible qui oppose psychanalyse et philosophie. Sans doute Lacan conclut-il, à propos de la théorie du n?ud borroméen qu'il élabore dans les dernières années de son enseignement : "... En somme - pardonnez à mon infatuation - ce que j'essaie de faire avec mon noeud-bo n'est rien de moins que la première philosophie qui me paraisse tenir". Mais en même temps il n'a cessé de montrer la philosophie comme l' "erre irrémédiable", contre quoi la psychanalyse aurait affirmé sa thèse de l'inconscient. " ? Sur les traces du célèbre et controversé psychanalyste, l'auteur étudie les rapports de Lacan avec la philosophie, s'arrêtant particulièrement sur les questions de l'inconscient et du désir.
Cet ouvrage porte sur l'analyse des rapports entre la philosophie et le rire. L'auteur part tout d'abord de la constatation du rejet du rire par la rationalité occidentale. Prenant principalement en considération son histoire, elle montre pourquoi et comment l'avènement de la métaphysique, dans la Grèce antique, s'est constitué sur le modèle tragi-mélancolique, en excluant de sa démarche le rire inextinguible des dieux de la mythologie. Dès lors uniquement associé à l'ignorance, aux éléments corporels les plus bas, à la méchanceté, le rire est proscrit, notamment dans les monastères, à l'époque médiévale, où on l'interprète comme étant la manifestation du diable en l'homme. Loin de souscrire à une telle condamnation qui ne concerne que certains courants agélastes de l'Antiquité et du Moyen-Age, il s'agit au contraire de réhabiliter le rire dans le discours philosophique, en montrant d'une part qu'il joue un rôle critique majeur par des crises de rire successives, symptômes de la crise comme essence et modalité évolutive de la pensée métaphysique occidentale. D'autre part, il est aussi la manifestation de l'être, la conscience de sa finitude, et finalement la possibilité d'accepter par une distanciation suprême la comédie de l'existence et de la pensée philosophique, jusqu'à remonter au principe théologique même d'une " divine comédie ", dont le Dieu farceur serait l'auteur. D'où l'élaboration d'une métaphysique du rire.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.