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Philosophie et langage. Dialogue de la pensée de l'existence avec la philosophie analytique
Juranville Alain
HERMANN
25,10 €
Épuisé
EAN :9791037038555
Cet ouvrage propose un dialogue entre la philosophie analytique, fondée par Frege et Russell, et la pensée de l'existence, inaugurée par Kierkegaard et développée à sa suite notamment par Rosenzweig et Heidegger. Pour la philosophie analytique, il n'est de savoir que scientifique ; tandis que dans la pensée de l'existence, la vérité essentielle, à savoir celle de l'ouverture à l'Autre, est ignorée et même rejetée au nom de la science. L'une et l'autre sont attachées au langage, la première voulant le réformer afin d'élaborer un langage logique pour la science, la seconde y voyant un lieu majeur de l'existence. Cependant, toutes deux refusent que puisse être posé comme tel un savoir philosophique avec l'essence comme principe. Elles se rejoignent également en Wittgenstein, penseur paradoxal, qui hérite des analyses de la philosophie analytique en les critiquant implicitement au nom de la vérité découverte par la pensée de l'existence. On entend montrer ici que l'inconscient, qui s'exprime de manière privilégiée dans le langage par la métaphore, permet de passer outre à ce refus, de déterminer l'essence originelle et de présenter la philosophie comme savoir de l'existence.
« Lhistoire débouche sur un univers qui devient monde, celui de la mondialisation. Mondialisation par laquelle, quels que soient les conflits qui demeurent, le déploiement universel du capitalisme offre leur chance à tous les peuples. Et dans laquelle toutes les cultures essentielles de lhumanité celles qui sont uvres définitives, celles qui laissent place, explicitement ou implicitement, à lindividu peuvent, sur fond de capitalisme, entrer en dialogue. De même que toutes les grandes religions, supposées par ces cultures. Cest cette fin de lhistoire, ce débouché dans le seul monde juste possible, quon veut montrer ici en se réclamant de la philosophie, de tous ceux qui, depuis Platon, ont uvré en elle, et notamment des auteurs contemporains avec lesquels se fait une discussion permanente. Par linconscient que lui a offert la psychanalyse, la philosophie peut, selon nous, penser une telle fin de lhistoire. » (Extrait de l'Avant-propos.)
Résumé : Affirmer l'existence - et donc reprendre toutes les analyses avancées, contre Hegel et son savoir spéculatif, par la pensée contemporaine depuis Kierkegaard. Et en même temps proclamer le savoir, le savoir vrai, spéculatif, systématique de cette existence - et donc répéter l'intention qui fut celle de Hegel. Telle est, sous le titre général La philosophie comme savoir de l'existence, l'entreprise ici tentée, et que nous semble justifier l'inconscient. D'où la méthode. Méthode spéculative, avec, pour chaque terme analysé, ses trois temps nécessaires, comme chez Hegel. Mais aussi méthode existentielle, parce que, au-delà de la vérité phénoménologiquement dégagée pour chaque terme, il faut tenir compte du primordial refus (désespoir, pulsion de mort) que l'existant oppose à cette vérité, et donner place à l'acte créateur par lequel seul on peut passer outre à ce refus. Et enfin méthode métaphorique, parce que l'objectivité est, avec l'existence, langage, et que le principe de cette objectivité est alors métaphore - l'acte même de la création. Le livre 1 qui propose une analyse de l'existence elle-même, et qui veut montrer que l'inconscient permet d'en résoudre la contradiction constitutive, est ici publié en trois volumes : L'altérité, en dialogue avec Kierkegaard, Le jeu, en dialogue avec Heidegger, L'inconscient, en dialogue avec Lacan et Lévinas.
Le livre II de Philosophie et langage poursuit le dialogue entamé au livre I entre la philosophie analytique, ici radicalisée par Quine, et la pensée de l'existence, telle que développée par Heidegger. Ce dialogue est mené par l'idée - bien que récusée à la fois par la philosophie analytique et la pensée de l'existence - qu'il y a bien un savoir philosophique, précisément le savoir de l'existence. L'auteur entend démontrer que ce savoir est tout aussi objectif que celui de la science - auquel se cantonne la philosophie analytique. Tout comme la philosophie analytique, il soutient que son objectivité est langage, mais non pas un langage réformé pour la logique et la science : le langage tel qu'il est, et qui constitue un lieu majeur de l'existence. La réflexion menée ne part plus du nom, mais du concept dont fait usage la philosophie (l'angoisse, le désir, le savoir, la vérité, la justice, etc.) et qu'on retrouve dans le langage quotidien. Wittgenstein a apporté sur ces sujets une contribution décisive, car ses analyses du langage sont conduites implicitement au nom de l'existence. Plus encore, ce qu'il dit du "concept psychologique" prépare au dépassement de la pensée de l'existence (notamment celle de Heidegger) et à la construction du savoir philosophique ici affirmé, avec ses concepts et ses propositions - savoir inspiré par la pensée systématique de Rosenzweig.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.