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Martine de Behague. Voyage en Asie à bord du Sy Nirvana, 1908
Jumeau-Lafond Jean-David
CHARMOISET
20,00 €
Épuisé
EAN :9782372890274
Martine de Béhague, comtesse de Béarn (1869-1939) est l'une des figures marquantes du Paris de la Belle Epoque et des années 1920. Richissime et passionnée d'art, elle constitue l'une des plus importantes collections de son temps, couvrant tous les domaines, depuis l'archéologie, la bibliophilie et le mobilier du XVIIIe siècle jusqu'à la numismatique et l'art africain. Elle reçoit le monde entier dans son somptueux palais orné de peintures de Dürer, Titien, Vinci, Watteau ou Degas. Dans sa salle de concert de six-cents places, dite " byzantine ", la comtesse invite Camille Saint-Saëns, Gabriel Fauré, Sarah Bernhardt et Isadora Duncan. Amie de Paul Valéry, Henry de Régnier, Gabriele d'Annunzio et Aldous Huxley, elle soutient poètes et artistes. Curieuse de toutes les cultures, la comtesse de Béhague sillonne les mers à bord de son yacht le Nirvana. Après l'Egypte et la Méditerranée, elle choisit l'Asie en 1908. C'est au cours d'un véritable tour du monde qu'elle visite la Chine et le Japon. La comtesse tient un journal au fil de l'eau et de la plume, relatant avec sensibilité et humour son aventure, la beauté des lieux et ses rencontres extraordinaires. C'est ce témoignage qui est aujourd'hui restitué.
Cet ouvrage rassemble une centaine de documents de civilisation britannique (témoignages, documents officiels, discours, rapports d'enquête, extraits de presse, chansons populaires, textes littéraires...) présentés dans leur langue d'origine et accompagnés de commentaires en français, destinés à faire mieux connaître et comprendre une période particulièrement prestigieuse de l'histoire de la Grande-Bretagne: l'époque victorienne. L'expression est prise ici au sens large et dépasse les limites strictes du règne de Victoria (1837-1901). Mais ce règne a été si long, il a apporté une telle grandeur au pays qu'il s'est identifié à toute une époque. Plusieurs aspects essentiels de la civilisation victorienne sont abordés: les progrès techniques avec l'apparition des chemins de fer, le libéralisme et ses adversaires, les questions sociales, la conquête du suffrage universel, la revendication ouvrière et les syndicats, l'éducation, la religion et la science, la condition féminine, l'art; et aux marges du pays, l'Irlande, qui connaît alors ses années les plus tragiques, les colonies et l'Empire, qui contribuent à la grandeur britannique... Entre ces différents sujets apparaissent des liens, soulignés par un système de références et de renvois, parce que les questions économiques et sociales ne peuvent se dissocier de l'histoire des idées et de l'art et qu'il n'y a pas de solution de continuité entre le pays et son Empire. Période de grandeur et de crise, période de certitudes et de doutes, période de progrès et d'adaptation, l'époque victorienne se caractérise par sa richesse, sa complexité et ses contradictions, dont témoignent ces documents.
L?oeuvre d?André des Gachons (1871-1951) s?enracine dans les images oniriques et fantastiques qui constituent souvent le corpus symboliste, l?anti-naturalisme, l?aura poétique y tiennent une place importante face à un monde empli d?angoisse. L?artiste a joué un rôle à ce moment décisif de l?Histoire de l?art et s?est exprimé de manière originale dans différentes disciplines, que ce soit la peinture, les arts graphiques, les arts décoratifs. La décennie (1889-1899) qui couvre son activité artistique à Paris témoigne d?une intense fermentation littéraire et artistique. Si l?on veut témoigner du rôle de l?artiste dans le symbolisme, il suffit de se pencher sur sa collaboration aux "petites Revues" qui tentent d?unir l?esthétique et l?esprit fin-de-siècle. Mais c?est l?illustration de livres qui définit son identité d?artiste, c?est une révélation de son identité personnelle, objet réel de la quête et sa place dans un mouvement très complexe.
Résumé : LE LIVRE Dans un monde dominé par le matérialisme, le progrès scientifique et les conséquences de la révolution industrielle, le symbolisme constitue un ensemble de manifestations poétiques et artistiques qui invoquent le droit au rêve et le retour à l'intériorité. A partir de la fin des années 1880, peintres, sculpteurs, écrivains et musiciens se détournent du réel pour questionner l'invisible et approfondir une représentation idéaliste du monde. A travers des pratiques et des recherches esthétiques aussi variées que singulières, les symbolistes parviennent, comme l'écrit Tancrède de Visan, "à résoudre l'équation : tout ce qu'on voit, plus tout ce qu'on ne voit pas". De Gustave Moreau à Paul Gauguin et à Gustav Klimt, d'Edvard Munch à Odilon Redon et à Stéphane Mallarmé et d'Auguste Rodin à Claude Debussy, ce sont deux générations de créateurs qui, jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale, témoignent de ce moment de civilisation où l'on aura jamais autant exploré les ressorts cachés de l'art et de la vie. Maillon essentiel de l'histoire de l'art, le symbolisme constitue à la fois l'examen de conscience d'un siècle troublé et l'une des sources essentielles des avant-gardes. Codirigé et rédigé par des spécialistes éminents de l'art de la fin du XIXe siècle, ce livre donne la première place aux oeuvres, point de départ de toute analyse. Il comble ainsi un manque de la bibliographie déjà ancienne. Les images symbolistes parlent, parfois mystérieusement : cet ouvrage permet d'entendre leur message empli d'humanité et de richesse visionnaire.
Après une description des mutations du champ médico-social qui entraînent l?avènement des SESSAD comme fers de lance dans l?accompagnement en milieu ordinaire des enfants et adolescents en situation de handicap, ce livre présente le difficile parcours qui mène l?enfant et ses parents, du diagnostic de la déficience intellectuelle (plus de la moitié des enfants en situation de handicap) à l?admission en SESSAD. Il expose les procédés d?élaboration de projet individuel d?accompagnement dans une collaboration entre parents et SESSAD. Il observe les modalités d?accompagnement par les professionnels ainsi que les enjeux opérationnels, relationnels et politiques qui s?y développent. Il s?intéresse, dans sa dernière partie, à l?évolution dans laquelle ces dispositifs s?inscrivent avec la volonté, affichée par l?instauration des ARS, de mettre en oeuvre une politique de santé territoriale.
Personne Nicolas ; Lefébure Amaury ; Salinger Nico
Le 2 juin 1961, le château de Malmaison reçoit une invitée de marque en la personne de Jacqueline Kennedy, venue en France avec son époux à l'invitation du général de Gaulle. Au premier abord, ce rendez-vous peut sembler anodin, une ligne de plus ajoutée sur un programme officiel, une anecdote dans l'histoire déjà riche d'un château célèbre. Pourtant aux yeux de la jeune Première dame des Etats-Unis, cette visite privée relève d'une importance toute particulière. Elle entre en effet dans un ambitieux projet entamé quelques mois plus tôt, visant à redonner tout son lustre à un autre lieu emblématique, et non des moindres : la Maison-Blanche. Engageant des mesures jusque-là inédites, Jacqueline Kennedy transforme la résidence officielle quelque peu négligée en un monument historique aux collections protégées, véritable vitrine universelle de l'Histoire américaine. Chargé, officieusement, de cette restauration médiatisée, un Français, Stéphane Boudin, patron de la Maison Jansen. Le décorateur, à l'expertise inégalée, remodèle ainsi de manière quasi scientifique les salons de la Maison-Blanche, devenus des Period Rooms à la gloire des arts décoratifs du début du XIXe siècle. Guidant bien des choix dans cette mise en scène de Camelot, la présidence de John F. Kennedy devenue mythique, le château de Malmaison se révèle alors comme étant une source d'inspiration insoupçonnée, berceau de préceptes décoratifs incontournables encouragés en leur temps par une autre grande dame du style : l'impératrice Joséphine.
Le château de Fontainebleau. où veille encore l'esprit de sept siècles d'occupation pratiquement ininterrompue, porte encore largement la marque, sinon le goût, du dernier couple de souverains ayant occupé les lieux : l'empereur Napoléon III et l'impératrice Eugénie. Le visiteur d'aujourd'hui s'étonnera en effet de trouver, entre les puissants souvenirs de François Ier et de Napoléon, un Second Empire particulièrement présent, écho lointain de brillants et volontiers estivaux séjours qui, sans avoir la célébrité des fameuses "séries" de Compiègne, possédaient cependant une place toute particulière aux yeux de ces augustes visiteurs. L'occasion est donc toute trouvée de se replonger dans cette période d'une vingtaine d'années, où le château et la ville vivaient à l'unisson des voyages de Leurs Majestés, venues passer quelques semaines, sinon quelques mois, dans une résidence qui revêtait alors un doux parfum de villégiature. Par des aménagements nombreux, souvent modernes, parfois surprenants, les hôtes impériaux vont, sous une apparente décontraction, méditer avec respect sur les oeuvres de leurs prédécesseurs, tout en inscrivant à leur tour un nouveau chapitre à la très longue histoire de la "demeure des siècles". Entre palais d'Etat et château de vacances, le Fontainebleau de Napoléon III se révèle alors comme un lieu incontournable, et méconnu, du Second Empire, gardien de l'Histoire, et des histoires... qui ne demandent qu'à être redécouvertes.
Il y a tout juste cent ans s'éteignait la dernière souveraine de France. Après le succès de son livre Un jardin pour Eugénie, préfacé par S.A.S. le Prince Albert II de Monaco et ayant reçu le prix de la Fondation Napoléon en 2014, l'historien Etienne Chilot publie le second volume de ce diptyque mémoriel consacré à l'exil en Angleterre des derniers souverains français. Commencée dans un cottage anglais du Kent après la capitulation de Sedan de 1870, cette histoire prend fin un demi-siècle plus tard dans un domaine du Hampshire, en 1920, au lendemain du traité de Versailles. A la chute du Second Empire, Napoléon III, l'impératrice Eugénie et leur fils acceptent l'hospitalité de la reine Victoria et s'exilent en Angleterre. L'empereur s'installe avec sa famille à Camden Place près de Chislehurst, où il s'éteint peu de temps après, en 1873. Quelques années plus tard, en 1879, le prince impérial, servant sous l'uniforme britannique, meurt tragiquement en Afrique du Sud, tué par les Zoulous. Unique survivante et véritable gardienne de la mémoire napoléonienne, Eugénie ressent le besoin de s'extraire du cadre dans lequel l'Histoire l'a ancrée. Elle adopte alors un mode de vie errant et termine sa longue existence à Farnborough Hill, dernière demeure de cette aventure impériale. Admis dans le cercle intime de la famille impériale, certains fidèles, amis et domestiques deviennent les témoins privilégiés de la vie des augustes exilés, que l'on découvre à travers leur correspondance, leurs mémoires et des clichés photographiques d'une rare vérité historique. Ces documents, inédits pour la plupart, confrontés aux archives de presse de l'époque, offrent une vision singulière, tantôt surannée, tantôt contemporaine, et souvent sans concession, de la destinée de ces premiers proscrits de la Troisième République. Entre propagande et intimité, Dans l'ombre d'Eugénieraconte avec fidélité la vie outre-Manche des derniers souverains français. Le centenaire de la mort de l'impératrice Eugénie offre l'occasion de cette publication consacrée aux dernières braises du Second Empire. Publication bilingue (français/anglais).
Qui pourrait imaginer qu'à quelques encablures de l'Autoroute du Soleil, à quatrevingts kilomètres au sud-est de Paris, se dresse l'imposante silhouette d'un château fort situé sur les rives du Loing, à Nemours ? Construit dans la seconde moitié du xiie siècle par la famille de Villebéon, dont les seigneurs comptent parmi les plus proches collaborateurs des rois de France, ce fleuron du patrimoine français demeure encore confidentiel. Le château est considéré par les spécialistes comme l'un des plus anciens châteaux de ville en Ile-de-France. Il a traversé les âges et conserve encore son aspect médiéval malgré les transformations qu'il a connues par ses propriétaires successifs : les familles d'Armagnac, de Foix, de Savoie, d'Orléans, et même les Médicis de Florence ! Ayant occupé plusieurs fonctions au cours de son histoire, l'édifice devient la propriété de la ville de Nemours en 1811 et est transformé en musée municipal en 1903 par un sculpteur lauréat du Grand Prix de Rome, pensionnaire de la Villa Médicis. Classé monument historique, le château dispose d'une remarquable chapelle gothique et conserve une exceptionnelle collection de plus de 20 000 oeuvres d'art, bénéficiant de l'appellation " Musée de France ". De nombreuses zones d'ombres planent sur son histoire, en attendant que soient menées des recherches archéologiques, archivistiques ainsi qu'une étude architecturale. Cet ouvrage a pour ambition de dévoiler le riche passé du Château Musée de Nemours, ainsi désigné de nos jours, témoin de neuf siècles d'histoire(s).