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André des Gachons et la modernité fin de siècle
Durand Delphine ; Jumeau-Lafond Jean-David
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753534568
L?oeuvre d?André des Gachons (1871-1951) s?enracine dans les images oniriques et fantastiques qui constituent souvent le corpus symboliste, l?anti-naturalisme, l?aura poétique y tiennent une place importante face à un monde empli d?angoisse. L?artiste a joué un rôle à ce moment décisif de l?Histoire de l?art et s?est exprimé de manière originale dans différentes disciplines, que ce soit la peinture, les arts graphiques, les arts décoratifs. La décennie (1889-1899) qui couvre son activité artistique à Paris témoigne d?une intense fermentation littéraire et artistique. Si l?on veut témoigner du rôle de l?artiste dans le symbolisme, il suffit de se pencher sur sa collaboration aux "petites Revues" qui tentent d?unir l?esthétique et l?esprit fin-de-siècle. Mais c?est l?illustration de livres qui définit son identité d?artiste, c?est une révélation de son identité personnelle, objet réel de la quête et sa place dans un mouvement très complexe.
Les morts nous quittent aussi" est un diptyque de fureur et de désespoir. Les tragédies incontrôlables s'enchaînent avec une célérité inexorable. Les peuples sont broyés, anéantis par les dictatures. La violence est partout. Dans un climat de terrorisme et de tortures surgissent des figures investies de la rage des peuples, la poétesse Alejandra Pizarnik hantée par la Shoah et Piri Lugones héritière d'une famille de "monstres" subissent l'envoûtement d'une mémoire à la dérive. Les tenailles de l'humiliation agrandissent la cicatrice originelle de l'Argentine des années 70. Face à la terreur, la poésie est refus et transfiguration. Une insurrection brûle dans les corps mutilés, une force de résistance qui hurle face à la dictature militaire. C'est bien d'une chronique de l'enfer qu'il s'agit mais aussi du seul refuge possible : la lumière de l'enfance perdue. Deux figures de femmes se répondent à travers la mémoire collective du pays, de la douleur et de l'amour perdu.
L'eau, le soleil, Bob et les autres s'installent dans la page. C'est le premier jour, tout n'est pas très bien organisé, mais c'est déjà le début de l'Histoire. A partir de rien, le monde s'invente sous nos yeux. C'est la Création !
Les succubes et les incubes, ces êtres qui outragent sexuellement les hommes et les femmes pendant leur sommeil, remontent à l'Antiquité et incarnent le démon. A l'heure des certitudes positivistes, le XIXe siècle s'en empare et ressuscite ces bêtes curieuses qui viennent hanter les héros de la littérature symboliste. Abusant des corps, ces anges noirs sont pourtant aussi une réjouissance pour l'âme : ils donnent, selon l'expression de Baudelaire à propos de la nuit, "le signal d'une fête intérieure"...
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.