
Nietzsche lecteur de Heidegger
Heidegger a prétendu "dépasser" Nietzsche, qui, selon lui, est le dernier des métaphysiciens. En réalité, sous couleur d'une philosophie radicalement nouvelle - et qui ne se réclame que de Parménide et d'Hölderlin -, Heidegger transforme celle-ci en une pseudo- méditation sur l'Etre et sur l'Humain (le Dasein, l'être-là). Or, ce n'est qu'un retour à une théologie raciale, intolérante, clivante, dont son antisémitisme n'est qu'une facette. Nietzsche, se libérant d'une pesante tradition, qui entraîne au mépris de la vie et conduit à l'autodestruction, montre la médiocrité de la "pensé Heidegger" et la fausseté de son interprétation de l'oeuvre nietzschéenne. En particulier, il montre que la conception du temps chez Heidegger est une apologie de la "mortalité" d'où la "vitalité" - qu'il juge animale - est absente ou dépréciée. Nietzsche, réduisant Heidegger à un piètre penseur, fait oeuvre de salubrité publique.
| SKU: | 9782491526078 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | No (Out of Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | No (Out of Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782491526078 |
|---|---|
| Titre | Nietzsche lecteur de Heidegger |
| Auteur | Juffé Michel |
| Editeur | ELAN DES MOTS |
| Largeur | 130 |
| Poids | 152 |
| Date de parution | 20200917 |
| Nombre de pages | 128,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Expériences de la perte. Colloque de Cerisy-la-Salle
Juffé MichelNous passons une bonne partie de notre existence à supporter des pertes : d'êtres chers, de souvenirs, de croyances, de repères, de situations, de lieux, de l'intégrité physique et/ou psychique, d'objets précieux... Ces pertes nous affectent diversement, et de manière plus ou moins irrémédiable, selon une assez grande diversité de facteurs " internes ", tels que la force de nos appartenances, l'assurance de notre identité, la force nos projets, et " externes ", tels que l'état de paix et de guerre des lieux que nous habitons, le degré de solidarité sociale et culturelle, l'assimilation du passé, la confiance en l'avenir. Dans tous les cas, elles grèvent plus moins fortement notre puissance d'agir. Nous sommes ainsi amenés à nous demander comment assumer les pertes, selon qu'elles sont ou non irréversibles, irréparables, quelles nous touchent plus ou moins profondément, qu'elles sont individuelles ou collectives, et qu'elles entraînent des effets à plus ou moins long terme. Il n'existe pas de réponse unique à cette question, aucune voie de salut garanti. C'est pourquoi, à travers différents champs et pratiques (médicales, psychanalytiques, sociologiques, juridiques, littéraires, cinématographiques, philosophiques...), les auteurs de cet ouvrage ont témoigné et dialogué à propos d'une grande variété de pertes et des efforts accomplis pour y remédier. Comment survit-on à un génocide ? A l'effondrement d'une idéologie ? A la fermeture d'une entreprise ? A l'absence d'un abri ? Comment accepter la perte d'un enfant avant ou au moment de sa naissance ? Comment surmonter de graves violences subies ou commises ? Comment exister après avoir été abandonné ? Comment faire face à une maladie dégénérative, telle la maladie d'Alzheimer ? Autant d'expériences de la perte sur lesquelles les participants à ce colloque apportent un éclairage pénétrant.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,28 € -

Pouvoirs et valeurs dans l'entreprise. Des sciences humaines pour l'entreprise
Juffé MichelÉPUISÉVOIR PRODUIT26,00 € -

Café Spinoza
Juffé MichelCe livre, composé de douze épisodes, qui peuvent être lus chacun pour soi, a été conçu ? et en bonne partie " testé " en groupe ? pour aider le lecteur à entrer dans le cercle des amis de Spinoza.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,00 € -

Sigmund Freud Benedictus de Spinoza. Correspondance (1676-1938)
Juffé MichelRésumé : Voici une correspondance peu banale. Début 1670, à trente-huit ans, Spinoza (exclu de sa communauté depuis qu'il a vingt-trois ans) publie, anonymement, son Traité des autorités théologiques et politiques. Ce livre est iconoclaste. Il montre que la Bible est de source humaine, que les miracles sont des manières de parler, que les prophètes sont plus doués de convictions et d'imagination que de raison ; que Moïse lui-même n'est pas l'auteur de la Torah et que, si Dieu lui parle " face à face ", c'est une figure de style, car Dieu n'est pas une personne qui pourrait s'adresser à une autre personne. Tout porte à croire que Freud ne connaissait guère Spinoza. Il en parle très rarement. Lorsqu'on lui demande, en 1932, de contribuer à un ouvrage pour le tricentenaire de la naissance de Spinoza, il décline l'invitation : il n'est pas qualifié. En 1934, Freud écrit ce qui deviendra L'Homme Moïse et la religion monothéiste, livre publié l'année de sa mort, en 1939. Il s'attaque aux fondements de la religion. Romain Rolland l'incite à lire, ce qu'il fait, le Traité des autorités théologiques et politiques. Pourtant, aucune allusion à Spinoza dans L'Homme Moïse, alors que tous deux partagent nombre d'idées essentielles et controversées. D'où l'idée de Michel Juffé d'écrire cette correspondance, de faire se parler et s'expliquer les deux grands hommes sur ce qui les sépare et les réunit. Au début de ces seize lettres, Freud a quatre-vingts ans et deux ans et demi à vivre et voit venir la tempête qui va s'abattre sur l'Europe. Le désir de savoir ce que Spinoza aurait pensé de son Moïse le décide à lui écrire, à deux-cent-soixante ans de distance. Spinoza est enchanté et lui répond. Lui, n'a plus qu'un an à vivre. Ils n'ont plus rien à perdre, plus rien à gagner, d'où leur très grande sincérité. Ils sont curieux jusqu'à la passion, et ils vont s'obliger réciproquement à être clairs et à aller plus loin. Chacun cherche à faire comprendre à l'autre de quoi il retourne et cela donne une lecture vivante, mouvementée, souvent drôle sans rien de complaisant, émouvante à la fin. Un glossaire des auteurs cités termine l'ouvrage.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,50 €
Du même éditeur
-
Let's Gommettes ! de A à Z
Crahay AnneM Yack fait du yoga. M Yeti fait du yoyo. Quant à Zorro, il fait le zèbre. Ah ! Quels zigotos ces animaux ! 13 univers à colorier et décorer de jolies gommettes pour explorer l'alphabet de A à Z !ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,90 € -
La Belle Epoque et son héritage
Bourrelier Paul-HenriCet ouvrage présente une suite de quinze récits, qui illustrent les parcours d'une génération - la plupart nés entre 1860 et 1875 - fréquentant la Revue Blanche (1891-1903). Cette génération s'est révélée au tournant du XXe siècle, jusqu'à la Grande guerre, parfois bien au-delà. Elle manifeste l'originalité et l'intensité de la "Belle Epoque" en trois domaines : l'organisation de la paix face à la mondialisation ; l'exercice de la justice dans le respect de son indépendance, bafouée dans l'affaire Dreyfus ; une littérature et des arts engagés dans des voies d'une audace sans précédent. Au fil de ces récits, on rencontre, entre autres, Léon Blum, alors écrivain, militant - comme Péguy - aux côtés de Jaurès ; Félix Fénéon, anarchiste, "celui qui silence" (selon Jarry) ; Jules Renard, socialiste et dreyfusard véhément ; Pierre Bonnard metteur en images des épopées d'Ubu ; Thadée Natanson complice d'Octave Mirbeau ; enfin Misia, "reine de Paris", provocatrice et inspiratrice de grands créateurs, écrivains, peintres, musiciens, chorégraphes et stylistes.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,99 € -
Vlad le destructeur. Pourquoi l’Ukraine ne veut pas être russe
Juffé Michel - Simon VincentVladimir Poutine n'est pas fou. Ses crimes sont les conséquences d'un projet politique. Il est le maillon actuel d'une longue chaîne de maîtres de la Russie pour lesquels l'Ukraine est un enjeu national considéré comme vital : Etat tampon face à l'Occident et au catholicisme polonais, ressources à exploiter et accès aux mers chaudes. Pour s'en tenir au XXe siècle il reprend les prétentions de Staline et de Eltsine. Qualifier les dirigeants ukrainiens de "nationalistes, banderistes et néonazis qui veulent la guerre" vise à nier le mouvement national ukrainien, construction historique composite et complexe, uni dans son refus d'une "fraternité" imposée par les Russes ou les Polonais. Toute la question est de savoir si l'Ukraine peut devenir une république civile, détachée des clivages linguistiques, ethniques et religieux. Ce livre met en évidence les points de vue irréconciliables des Russes et des Ukrainiens sur le sujet majeur de notre temps : "qu'est-ce qu'une nation ? " Michel Juffé, philosophe Vincent Simon, historienÉPUISÉVOIR PRODUIT15,00 € -
Eclats d'un monde disparu. Une famille juive entre Vienne et la Galicie
Juffé MichelLongtemps j'ai espéré trouver plus que des traces - des témoignages - sur ceux des membres de ma famille paternelle disparus quelque part en Galicie, entre 1941 et 1943. De leur vie avant la Catastrophe, je n'ai trouvé que très peu de fragments, allant d'un télégramme reçu en 1926 à quelques lettres évoquant d'heureux moments en Galicie et à Vienne. Je les ai insérés dans des récits de diverses sortes : romans, articles de journaux, travaux d'historiens, témoignages directs, documents officiels. Pour comprendre qui étaient mes parents, parmi des dizaines de milliers de juifs "assimilés" comme eux, j'ai parcouru des dizaines d'années au sein de l'Empire austro-hongrois et des nations qui lui ont succédé. En définitive, j'ai renoncé à expliquer, pour évoquer des événements dont les enchaînements dépassent ma compréhension.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,00 €
De la même catégorie
-
Traité du désespoir
Kierkegaard SörenIl y a cent soixante-quinze ans naissait Sören Kierkegaard (1813-1855). Le "père de l'existentialisme" a eu une vie brève et a écrit ses oeuvres les plus importantes dans un laps de temps de quelques années. Le Traité du désespoir, publié en 1849, est à la fois le dernier de ses livres fondamentaux et la synthèse de tous les thèmes majeurs de son oeuvre.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,50 € -
Nietzsche et la race
Launay Marc deRésumé : Hitler rend visite en 1932 à la soeur de Nietzsche qui règne à Weimar sur les archives de son frère ; Mussolini, devenu fasciste, subventionne l'entreprise d'édition de ses oeuvres : est-ce à dire que le philosophe, qui meurt en 1900, mais dont l'oeuvre s'arrête en 1889, a pu contribuer à l'apparition du fascisme et du nazisme, alimenter leur propagande et soutenir leur idéologie raciste ? Les faits nous apprennent au contraire que les efforts des nazis pour l'enrôler ont été vains, et que les Archives Nietzsche sont même passées à la trappe dès la déclaration du conflit. La "volonté de puissance" justifie-t-elle la formation d'une hiérarchie des valeurs qui exigerait une "race forte" pour s'imposer ? N'y a-t-il pas chez Nietzsche une exaltation de la force, de la guerre, de la "barbarie" créatrice ? Sa critique de la pitié, de la compassion pour tous les êtres vulnérables ne fait aucun doute. Pourtant, il s'oppose à tous les nationalismes comme à l'Etat ou aux masses. La plupart des courants et tendances du XXe siècle se sont réclamés de la pensée du philosophe. Dans ce livre, Marc de Launay rappelle que Nietzsche espère la venue des esprits libres affranchis des phobies raciales.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,00 € -
Oeuvres. Tome 2, Humain, trop humain ; Aurore ; Le Gai Savoir
Nietzsche Friedrich ; Launay Marc de ; Astor DoriaAu mois d'août 1876, le Palais des festivals de Bayreuth est inauguré. C'est la première fois que L'Anneau du Nibelung de Wagner est donné dans son intégralité. Nietzsche est présent. Le mois précédent paraissait la quatrième de ses Considérations inactuelles, consacrée au compositeur. Soudain, au beau milieu des cérémonies officielles, Nietzsche est victime d'un réveil brutal : «Où étais-je donc ? Je ne reconnaissais rien, c'est à peine si je reconnaissais Wagner lui-même», écrira-t-il. Lheure est venue pour lui de s'affranchir de la figure tutélaire de Wagner. Mais la période qui s'ouvre alors est celle d'une plus vaste libération. Nietzsche s'éloigne aussi de la discipline dans laquelle il s'était illustré jusqu'ici : la philologie. Désormais il écrira en philosophe - et en «fugitif errant» plutôt qu'en professeur. Car, en arrière-fond, il y a le spectre de la maladie, qui progresse inexorablement. Elle l'oblige, en 1878, à renoncer aux cours qu'il donne au lycée, puis l'année suivante à démissionner de l'université de Bâle. Les ouvrages rassemblés dans le présent volume, et publiés dans des traductions révisées, couvrent les années 1878-1882. Il s'agit moins d'une période intermédiaire, comme on l'a dit parfois, que d'une période décisive au cours de laquelle Nietzsche énonce les fondements de sa philosophie. Humain, trop humain (1878) est, à ses yeux, le «monument commémoratif de la crise» de 1876. Suivent immédiatement deux livres Opinions et sentences mêlées (1879) et Le Voyageur et son ombre (1880), qu'il réunira en 1886 pour former le second tome d'Humain, trop humain. En 1880 et 1881, séjournant à Venise, à Marienbad, ou encore à Gênes, il rédige Aurore (1881). Ce texte est l'un des plus méconnus de Nietzsche. Méconnaissance parfaitement injustifiée, car «c'est par ce livre, dira-t-il, que s'ouvre [sa] campagne contre la morale.» Enfin, il publie l'année suivante Le Gai Savoir (1882), dont une édition augmentée paraîtra cinq ans plus tard. Ce livre est pour lui «la victoire sur l'hiver», l'ouvrage de la santé (provisoirement) recouvrée. Humain, trop humain marque un tournant dans le style de Nietzsche. Abandonnant le désir d'être «persuasif», il opte en effet pour une forme à laquelle il se tiendra : celle de l'aphorisme. La nécessité de proposer une ?uvre construite à partir de fragments découle pour lui de sa conception du langage selon laquelle «chaque mot est un préjugé». Mais, avec Humain, trop humain, Nietzsche ne se contente pas d'explorer un nouveau type d'écriture, il donne à sa pensée une orientation nouvelle : travailler à l'élaboration d'une «philosophie historienne». Aurore et Le Gai Savoir exploreront cette voie, procédant, en conséquence, à une profonde critique des valeurs. Cest dans ces deux derniers ouvrages, enfin, qu'émergent deux éléments capitaux de la philosophie nietzschéenne : la volonté de puissance, cette notion qui a prêté à de nombreux malentendus, et l'éternel retour.Notes Biographiques : Friedrich Nietzsche est né à Rocken, près de Leipzig, le 15 octobre 1844. Après ses études, il occupe la chaire de philologie classique de l'université de Bâle, fréquentant le milieu intellectuel bâlois et Richard Wagner avec qui il se brouillera en 1878. Gravement malade, relevé de ses fonctions de professeur à sa demande, il mène une vie errante entre Sils-Maria, Nice, Menton et plusieurs villes italiennes. Frappé de folie au début de 1889, il meurt le 25 août 1900 à Weimar.ÉPUISÉVOIR PRODUIT75,00 € -
Humain, trop humain, I
Nietzsche FriedrichJe ne crois pas que personne ait jamais regardé le monde avec une suspicion aussi profonde, non seulement en avocat du diable, mais tout autant en ennemi et accusateur de Dieu ; et qui devinera ne serait-ce qu'une part des conséquences entraînées par toute suspicion profonde, quelque chose des glaces et des angoisses de l'isolement auxquelles toute différence de vue condamne quiconque en est affecté, celui-là comprendra aussi que j'aie si souvent cherché refuge n'importe où pour me délasser de moi-même (...) pourquoi aussi il m'a fallu, quand je ne trouvais pas ce dont j'avais besoin, l'obtenir par force et artifice. Et c'est ainsi que j'ai inventé, un jour que j'en avais besoin, les "esprits libres" auxquels est dédié ce livre et de courage et de découragement : de ces "esprits libres", il n'y en a, il n'y en eut jamais, - mais c'est leur société qu'il me fallait alors pour garder ma bonne humeur au beau milieu d'humeurs mauvaises."EN STOCKCOMMANDER10,00 €







