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LES SENTIERS DU QUOTIDIEN. Rigidité, fluidité des espaces sociaux et trajets routiniers en ville
Juan Salvador
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782738458964
En fonction de leur situation sociale, de leur passé et de leurs projets - bref, de leur genre de vie -, les personnes utilisent et fréquentent l'espace différemment. Si le cadre de vie est un donné, les acteurs parviennent quelquefois, par leurs mille détours, à en fluidifier les rigidités, contourner ou dénier les contraintes. Sur la base d'une longue recherche de terrain, cet ouvrage étudie la mobilité quotidienne des familles, sous l'angle à la fois matériel et symbolique, à savoir les trajets routiniers concernant aussi bien le travail ou l'école que les sociabilités, les courses ou les loisirs... Les trajets dépassent quelquefois les seules exigences matérielles pour s'inscrire dans un projet. Mais la mobilité quotidienne est aussi un ensemble d'actions réalisées pour que d'autres actions soient possibles en vue de (re) produire des personnes ou des choses. Voilà pourquoi il est difficile de réduire son volume, même si on peut en modifier certaines formes ou composantes. Bouger moins signifie bien souvent, à l'instar des ghettos, s'enfermer dans un quartier dont on souhaiterait sortir. C'est la limite que la vie quotidienne impose aux idéologies défendant l'équipement de proximité comme solution à la mobilité urbaine croissante. Sans la fluidité des espaces, sans un peu de flou dans les territoires, que la mobilité quotidienne autorise, la vie dans certains quartiers serait insupportable... Il est raisonnablement prévisible que plus les contraintes du quotidien se multiplieront, et plus la liberté demandera à s'extérioriser. Plus les rigidités spatiales et temporelles s'amplifieront et plus on se déplacera, tant pour satisfaire les exigences de la vie courante que celles de la raison et de la passion.
L'ouvrage aborde les principales thématiques de la crise écologique sous l'angle des conflitsd'intérêts et des stratégies d'acteurs organisés; il explique le décalage entre la conscienceécologique aiguë de l'opinion publique et les résultats concrets en matière de réforme socioenvironnementale, pour mieux montrer pourquoi la transition écologique devra surmonter de gros obstacles et en quoi le champ de l'économie solidaire en constitue la voie la plus rapide et la plus sûre.
Pour l'évolutionnisme, le changement est continuel et l'humanité s'est installée dans un processus linéaire, sans césures, la conduisant vers un bien-être toujours supérieur. Bien avant Darwin, l'évolutionnisme social considère que le progrès fonde l'histoire. Là où il est né, il valorise aussi l'abondance économique pour elle-même, le productivisme, puis l'accumulation de connaissances toujours plus particulières et cloisonnées, le scientisme. Enfin, l'infériorisation ethnocentrique de ceux qui n'ont pas choisi cette voie de développement social — presque toujours sous la forme de l'animalisation des êtres humains — complète le tableau d'une domination sociale que la colonisation a matérialisée. Si ce n'est pas la biologie des XVIIIe et XIXe siècles qui a inventé un tel système symbolique et idéologique, elle lui a donné une caution scientifique et une légitimité nouvelles, le renforçant et le pérennisant, en particulier par la sociobiologie qui fait aujourd'hui un grand retour et empiète toujours plus sur l'anthropologie. Or, l'évolutionnisme social n'a aucun fondement empirique sérieux. Dans une perspective essentiellement sociologique (mais examinant aussi des approches économiques, historiques, biologiques, psychologiques, archéologiques), cet ouvrage relève les jugements de valeur et les erreurs scientifiques, objectivement constatés, que cette idéologie a installés dans la pensée sociale, depuis les confusions les plus élémentaires jusqu'aux rhétoriques plus élaborées de la "Modernité". Il montre l'inconséquence et le danger des analogies ou glissements de sens des sciences de la nature ou de la vie vers les sciences sociohumaines ; il dénonce surtout les prétentions de la biologie à expliquer les institutions, la double naturalisation de l'histoire et des rapports sociaux qui se renouvelle de nos jours. Aux apories de la déraison évolutionniste, l'ouvrage oppose les rudiments d'une socio-anthropologie, échafaudée sur les concepts de symbolique, de rupture et d'historicité pour poser les jalons d'une vision plus réaliste du changement social.
La démocratie, telle qu'elle fonctionne aujourd'hui en France, est le principal obstacle à la nécessaire transition écologique à opérer pour éviter que les désastres en cours ne s'accentuent et ne conduisent à terme à l'effondrement de notre modèle social prophétisé par divers auteurs.
Pour ceux qui entreprennent une recherche de terrain dans le domaine des sciences humaines et sociales, l'éventail des techniques d'investigation est très large. Sur quels critères opérer ses choix méthodologiques et comment les mettre en oeuvre ? Ce livre propose un voyage à la fois initiatique et critique au pays des sciences sociohumaines. Il le visie sur le mode interdisciplinaire depuis les "lieux" et procédés où se produisent les connaissances scientifiques. Par delà les territoires spécialisés du paysage scientifique, cet ouvrage montre que l'unité de ces sciences s'appuie sur l'unité de l'humain à travers l'espace et le temps : que les manières d'expliquer ou de comprendre les personnes, les actions, les représentations ou les oeuvres ne sont pas en nombre illimité malgré la diversité des cultures et des manières de les aborder. L'approche est à la fois critique et pratique. En indiquant les apports et les apories, les verus et les limites, de toutes les techniques d'investigation utilisées dans la recherche empirique en sciences sociohumaines, on prétend à la fois éradiquer toute polémique stérile, montrer qu'aucune technique ne prévaut sur les autres et améliorer la scientificité des protocoles ...
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.