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Critique de la déraison évolutionniste. Animalisation de l'homme et processus de "civilisation"
Juan Salvador
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782296002838
Pour l'évolutionnisme, le changement est continuel et l'humanité s'est installée dans un processus linéaire, sans césures, la conduisant vers un bien-être toujours supérieur. Bien avant Darwin, l'évolutionnisme social considère que le progrès fonde l'histoire. Là où il est né, il valorise aussi l'abondance économique pour elle-même, le productivisme, puis l'accumulation de connaissances toujours plus particulières et cloisonnées, le scientisme. Enfin, l'infériorisation ethnocentrique de ceux qui n'ont pas choisi cette voie de développement social — presque toujours sous la forme de l'animalisation des êtres humains — complète le tableau d'une domination sociale que la colonisation a matérialisée. Si ce n'est pas la biologie des XVIIIe et XIXe siècles qui a inventé un tel système symbolique et idéologique, elle lui a donné une caution scientifique et une légitimité nouvelles, le renforçant et le pérennisant, en particulier par la sociobiologie qui fait aujourd'hui un grand retour et empiète toujours plus sur l'anthropologie. Or, l'évolutionnisme social n'a aucun fondement empirique sérieux. Dans une perspective essentiellement sociologique (mais examinant aussi des approches économiques, historiques, biologiques, psychologiques, archéologiques), cet ouvrage relève les jugements de valeur et les erreurs scientifiques, objectivement constatés, que cette idéologie a installés dans la pensée sociale, depuis les confusions les plus élémentaires jusqu'aux rhétoriques plus élaborées de la "Modernité". Il montre l'inconséquence et le danger des analogies ou glissements de sens des sciences de la nature ou de la vie vers les sciences sociohumaines ; il dénonce surtout les prétentions de la biologie à expliquer les institutions, la double naturalisation de l'histoire et des rapports sociaux qui se renouvelle de nos jours. Aux apories de la déraison évolutionniste, l'ouvrage oppose les rudiments d'une socio-anthropologie, échafaudée sur les concepts de symbolique, de rupture et d'historicité pour poser les jalons d'une vision plus réaliste du changement social.
La démocratie, telle qu'elle fonctionne aujourd'hui en France, est le principal obstacle à la nécessaire transition écologique à opérer pour éviter que les désastres en cours ne s'accentuent et ne conduisent à terme à l'effondrement de notre modèle social prophétisé par divers auteurs.
Aujourd'hui, il est presque impossible de lire, écouter ou regarder les médias sans entendre parler de catastrophes écologiques, d'épidémies, d'empoisonnements, de jeunes gens à la dérive ou désocialisés, de " mal-vivre ", de tensions, etc. dans de larges secteurs des sociétés de " bien-être ". Comment en est-on arrivé à un tel paradoxe ? Le comprendre est la rude tâche à laquelle s'affronte la première partie de cet ouvrage qui aborde l'histoire du développement dans une perspective socio-anthropologique. La dégradation relative des conditions de la vie quotidienne au milieu et du fait de l'abondance, souvent appelée " mal de vivre " de manière un peu floue, peut être appréciée à travers quatre tendances lourdes inhérentes au développement des systèmes à forte croissance économique : les tensions spatio-temporelles, le déficit relationnel, l'éclatement du symbolique et l'incorporation, en pathologies, des dégradations de l'environnement. La description de ces quatre tendances constitue le cœur de l'ouvrage. La dernière partie propose un modèle de " développement - enveloppement durable " qui s'oppose à la société inhumaine au nom de l'autonomie des personnes mais qui tente aussi de préserver les conditions institutionnelles du développement humain pour garantir socialement et politiquement cette autonomie.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.