Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Giacomo Joyce
Joyce James ; D'annibale Nunzio ; De Ona alice
BOZON2X
9,81 €
Épuisé
EAN :9782960164510
Giacomo Joyce, c'est le lieu d'une langue impossible pour la raison même que ce qu'elle cherche à dire est impossible à dire mais tellement impossible qu'il faut essayer quand même, pour être tout à fait sûr de se rater. Joyce s'est mis au défi de raconter la chose la plus longue dans la forme la plus brève : un amour. J'ai failli écrire : "un amour impossible" . Avant de constater le caractère pléonastique de cette formule. Roméo et Juliette, heureusement, ignoraient ce pléonasme. Résumer, condenser, contracter : Joyce s'est amusé de cette contrainte. Chaque lettre est un mot raccourci, chaque mot une phrase raccourcie et chaque phrase tout un poème. Résultat des courses : 16 feuillets de toute beauté, écrits comme des billets, des petits bleus pour penser de grandes blessures.
C'est le premier succès achevé de Joyce, terminé vers 1914. Roman autobiographique, l'auteur y raconte son enfance et sa jeunesse à Dublin, son éducation chez les jésuites, ses révoltes contre ces mondes clos, sa libération par la vocation artistique (d'où le titre). Le style va du réalisme brutal à la plus grande poésie, de l'ironie à l'émotion. Joyce y donne avec clarté - ce sont les deux ouvrages ultérieurs, Ulysse et Finnegans Wake, qui passent pour obscurs - sa vision du réel et de l'imaginaire.Ce roman de formation, document capital sur Joyce, est aussi un grand livre.
Les Exilés ont paru en 1918. Cette pièce en trois actes, intensément dramatique, dont l'action se situe à Dublin en 1912, marque le passage entre les oeuvres de jeunesse de Joyce et celles de sa maturité. Le conflit intérieur qui déchire Berthe, son mari Richard et leur ami Robert, et cette sorte d'expérience de liberté totale que veulent se donner ces personnages, peuvent s'interpréter de diverses façons. A coup sûr, leur réalité vigoureuse, derrière leur dialogue en paroles de tous les jours, ces trois personnages et ceux qui les entourent cachent des symboles. Joyce a d'ailleurs donné la clé de sa pièce sur son manuscrit : "L'âme comme le corps peut bien avoir une virginité. Pour la femme de la céder, et pour l'homme de la prendre est l'acte d'amour. Amour (compris comme le désir du bien d'un autre) est en fait un phénomène si peu naturel qu'il ne peut guère se répéter, l'âme ne pouvant redevenir vierge et n'ayant pas suffisamment d'énergie pour se jeter de nouveau dans l'océan de l'âme d'un autre. C'est la conscience refoulée de cette incapacité et le manque d'énergie spirituelle qui expliquent la paralysie mentale de Berthe".
Résumé : Ces textes très divers, écrits entre 1896 et 1937, sont présentés dans leur ordre chronologique. Ils complètent l'autobiographie romancée que Joyce passa sa vie à édifier. Faisant appel à des connaissances historiques, politiques, littéraires, philosophiques et religieuses, chaque exposé, essai, conférence, compte rendu de lecture, article de journal, lettre, poème, rassemblés ici pour la première fois, donne au lecteur une image non falsifiée de la pensée de Joyce. On découvre la source des idées de Stephen Dedalus ou de Léopold Bloom. Ce recueil d'essais facilite l'accès de ce labyrinthe savamment conçu qu'est toute l'ouvre de Joyce. A partir d'un devoir de collégien, "Il ne faut pas se fier aux apparences", écrit par Joyce à l'âge de quatorze ans, on assiste à la formation du sens critique de l'auteur, à la naissance de ses enthousiasmes. On découvre la passion qu'il met à analyser le théâtre d'Ibsen (on retrouve la fameuse conférence de Stephen Dedalus, "Le Théâtre et la Vie", dans son texte original, différent de la version romancée qu'en donne Stephen) ; son ennui et son intransigeance devant certains comptes rendus de lecture fastidieux ; son romantisme lorsqu'il parle de l'Irlande aux Italiens ; sa verve et son humour, enfin, dans ses poèmes satiriques.
Résumé : Ce troisième volume de la correspondance de Joyce, préparé par Richard Ellman, concerne la période de 1920 à 1939, où Joyce vécut à Paris. Grâce à Ezra Pound et à ses amis, Joyce fut aussitôt très entouré. On parla de traduire son oeuvre, de monter Exiles au théâtre : ainsi encouragé, Joyce s'acharna à terminer Ulysses et à le publier. Toutes les tentatives de publication en Angleterre ou aux Etats-Unis ayant échoué, c'est Sylvia Beach, propriétaire de la librairie Shakespeare and Company, rue de l'Odéon, qui offrit de le faire imprimer. C'est aussi à Paris, le 10 mars 1923, que Joyce commença la rédaction de Finnegans Wake. Ce livre devait allier l'affirmation de la vie, ce qui, pour Joyce, est le rôle prépondérant de la littérature, et le scepticisme envers les êtres humains, qu'il ressentait particulièrement. L'accueil réservé qui fut fait à ce livre affecta beaucoup l'écrivain. Pendant ce temps, Joyce souffrait de la formation de cataractes oculaires successives. Il subit dix opérations de 1923 à 1930. Ce volume réunit environ trois cents lettres adressées à Miss Shaw Weaver, Ezra Pound, Sylvia Beach, Samuel Beckett, Louis Gillet, Valery Larbaud, Jenny Serruys (Mrs. Bradley), Philippe Soupault, W.B. Yeats, Scott Fitzgerald...
Le passeport pour l'asile n'a rien de sanitaire, rassurez-vous ! Avec l'élégante gouaille d'un auteur arrivé à maturité, Georgie de Saint-Maur veille à votre salubrité morale, il vous offre de quoi rire, sourire, réfléchir. Se souvenir d'un temps où Sade, Bataille, Gainsbarre, Lizène, Topor... ne se pliaient à aucun frein, ne reculaient devant aucun orifice. Imaginons sans entrave ! Un monde aussi tendre qu'absurde et délirant, où depuis la plus haute antiquité jusqu'à l'époque du mépris de Godard, des hommes et femmes libres n'auraient pas à rougir des relents romantiques et prétentions triviales qui traversent toutes leurs joyeuses dépravations... " Moi je suis de mon temps. Vive la crotte actuelle ! "
Quand j'étais petit mon père me disait Tu n'es rien, tu ne feras rien de ta vie, tu ne rencontreras que des femmes laides et dépressives. Elles se tourneront vers toi faute d'attirer l'attention d'hommes intéressants. Va chercher un arrosoir. J'allais chercher un arrosoir. Remplis-le avec de l'eau. Je le remplissais d'eau. Verse-le sur ta tête. Je le reversais sur ma tête. Comment ça s'appelle ce que tu fais ? Je répondais Ca s'appelle se mouiller les cheveux ? Tu vois, tu es bête, tu ne sais-même pas ce que tu fais. Tu ne connais pas la signification de ce geste. Ce que tu es en train de faire s'appelle arroser une plante. Tu es une plante Rien. Vexé, je partais, et mon père gueulait Rien reviens ici ! Il ne m'appelait pas Martin, ni Martin, il m'appelait Rien. Comment tu t'appelles ? Martin ? Non, tu ne t'appelles pas Martin, tu t'appelles Rien. Répète après moi : Je ne m'appelle pas Martin, je m'appelle Rien.
Pour la plupart rédigées sur l'écran tactile de mon smartphone, les nouvelles de ce court florilège évoquent des destins qui pivotent pour un oui ou pour un non. Sans raison apparente. les personnages se retrouvent emportés au-delà de notre perception. franchissant, au détour du train-train de leur existence, le seuil d'une dimension altérée, de Autre côté du miroir. A l'instar du héros de la nouvelle éponyme, grossissant ou déformant, le tain parfois nous éteint, nous absorbe, nous sublime : la psyché nous morcelle. Il n'y a dans nos reflets que des indices de ce que nous pourrions être : il me plaît à croire que notre image (anagramme de magie), si quotidienne, prend alors corps dans un monde parallèle où le songe seul reste matière à réflexion.