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Essais critiques
Joyce James
GALLIMARD
25,40 €
Épuisé
EAN :9782070234820
Ces textes très divers, écrits entre 1896 et 1937, sont présentés dans leur ordre chronologique. Ils complètent l'autobiographie romancée que Joyce passa sa vie à édifier. Faisant appel à des connaissances historiques, politiques, littéraires, philosophiques et religieuses, chaque exposé, essai, conférence, compte rendu de lecture, article de journal, lettre, poème, rassemblés ici pour la première fois, donne au lecteur une image non falsifiée de la pensée de Joyce. On découvre la source des idées de Stephen Dedalus ou de Léopold Bloom. Ce recueil d'essais facilite l'accès de ce labyrinthe savamment conçu qu'est toute l'ouvre de Joyce. A partir d'un devoir de collégien, "Il ne faut pas se fier aux apparences", écrit par Joyce à l'âge de quatorze ans, on assiste à la formation du sens critique de l'auteur, à la naissance de ses enthousiasmes. On découvre la passion qu'il met à analyser le théâtre d'Ibsen (on retrouve la fameuse conférence de Stephen Dedalus, "Le Théâtre et la Vie", dans son texte original, différent de la version romancée qu'en donne Stephen) ; son ennui et son intransigeance devant certains comptes rendus de lecture fastidieux ; son romantisme lorsqu'il parle de l'Irlande aux Italiens ; sa verve et son humour, enfin, dans ses poèmes satiriques.
Résumé : Traduit pour la première fois dans sa version intégrale, Finnegans Wake, ouvre rebelle, s'exprime par épiphanies, telles que définies dans Ulysse - c'est-à-dire ces instants où les mots comme des photons reconstituent la figure d'interférence, visible seulement dans sa frange brillante. Pour certains, la révolution est à peine suffisante. Ils partent, hantent les asiles dont ils font une bibliothèque, habitent les prisons où flotte le feu de leurs rêves, créent un pseudo-langage qui n'est plus entendu mais reconnu de leurs seuls semblables. Errants jusqu'à l'inconsistance, telle la révolutionnaire russe Alexandra Kollontaï : "... Comme j'aimais Kuusa en septembre... l'odeur des pins et, comme des toiles d'araignées tendues entre eux, les nuages chargés de rosée, au matin."Philippe Lavergne.
Les Exilés ont paru en 1918. Cette pièce en trois actes, intensément dramatique, dont l'action se situe à Dublin en 1912, marque le passage entre les oeuvres de jeunesse de Joyce et celles de sa maturité. Le conflit intérieur qui déchire Berthe, son mari Richard et leur ami Robert, et cette sorte d'expérience de liberté totale que veulent se donner ces personnages, peuvent s'interpréter de diverses façons. A coup sûr, leur réalité vigoureuse, derrière leur dialogue en paroles de tous les jours, ces trois personnages et ceux qui les entourent cachent des symboles. Joyce a d'ailleurs donné la clé de sa pièce sur son manuscrit : "L'âme comme le corps peut bien avoir une virginité. Pour la femme de la céder, et pour l'homme de la prendre est l'acte d'amour. Amour (compris comme le désir du bien d'un autre) est en fait un phénomène si peu naturel qu'il ne peut guère se répéter, l'âme ne pouvant redevenir vierge et n'ayant pas suffisamment d'énergie pour se jeter de nouveau dans l'océan de l'âme d'un autre. C'est la conscience refoulée de cette incapacité et le manque d'énergie spirituelle qui expliquent la paralysie mentale de Berthe".
TOME I : 1901-1915. Poésies : Poèmes de jeunesse - Musique de chambre - Poèmes du cycle de « Musique de Chambre » - Le Saint-Office - De l'eau dans le gaz - Poèmes d'Api - « Ecce puer » - Poèmes de circonstance. Proses et récits : Épiphanies - Dublinois - Portrait de l'artiste [1904] - Stephen le Héros - Portrait de l'artiste en jeune homme - Giacomo Joyce - Théâtre : Les Exilés - Essais, articles, conférences - Choix de lettres (1901-1915). Appendice : Rêves - Traductions. Édition de Jacques Aubert, trad. de l'anglais par Jacques Aubert, Jacques Borel, André Du Bouchet, Jenny S. Bradley, Élisabeth Janvier, Anne Machet, Ludmilla Savitzky et Marie Tadié.
Résumé : Ce troisième volume de la correspondance de Joyce, préparé par Richard Ellman, concerne la période de 1920 à 1939, où Joyce vécut à Paris. Grâce à Ezra Pound et à ses amis, Joyce fut aussitôt très entouré. On parla de traduire son oeuvre, de monter Exiles au théâtre : ainsi encouragé, Joyce s'acharna à terminer Ulysses et à le publier. Toutes les tentatives de publication en Angleterre ou aux Etats-Unis ayant échoué, c'est Sylvia Beach, propriétaire de la librairie Shakespeare and Company, rue de l'Odéon, qui offrit de le faire imprimer. C'est aussi à Paris, le 10 mars 1923, que Joyce commença la rédaction de Finnegans Wake. Ce livre devait allier l'affirmation de la vie, ce qui, pour Joyce, est le rôle prépondérant de la littérature, et le scepticisme envers les êtres humains, qu'il ressentait particulièrement. L'accueil réservé qui fut fait à ce livre affecta beaucoup l'écrivain. Pendant ce temps, Joyce souffrait de la formation de cataractes oculaires successives. Il subit dix opérations de 1923 à 1930. Ce volume réunit environ trois cents lettres adressées à Miss Shaw Weaver, Ezra Pound, Sylvia Beach, Samuel Beckett, Louis Gillet, Valery Larbaud, Jenny Serruys (Mrs. Bradley), Philippe Soupault, W.B. Yeats, Scott Fitzgerald...
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.