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Les mots de l'empire. Lexique militaire et historique
Jousse Eric - Chanteranne David
NAPOLEON 1ER
19,00 €
Épuisé
EAN :9782916385976
Le mois de Napoléon ", " se faire embrasser par une demoiselle ", "faire le mariole ", " piler du poivre ". Les expressions employées sous l'Empire font souvent le bonheur des amateurs autant que des historiens de la période. Mais très étonnamment, jusqu'à présent, aucun dictionnaire n'avait réuni tous ces mots en un seul volume. Napoléon lui-même avait reçu de ses soldats de nombreux surnoms, depuis le " Petit caporal " apparu au soir de Lodi jusqu'au " Tondu " lié à la coiffure " à la Titus " adoptée sous l'Empire. A la différence de l'Ancien Régime où les officiers vivaient à l'écart de la troupe, cette proximité des armées avec leur chef prouvait que les temps avaient changé. Eric Jousse s'est attelé à cette tâche pour notre plus grand plaisir. En feuilletant et parcourant les pages de ce lexique, on se prend à découvrir des phrases célèbres, des expressions disparues, mais aussi des termes nés de ces années impériales et qui, la plupart du temps, ont traversé les époques. Complément idéal des grands dictionnaires généraux sur le Premier Empire, à la fois vade-mecum et glossaire indispensable à tout spécialiste, ce livre s'avère l'aboutissement d'un passionné de l'Empire autant que d'un amoureux des mots. Avec un tel document, il ne reste désormais qu'à " ouvrir le bal ".
Résumé : Constance, dramaturge à succès, se voit confier l'écriture d'un biopic sur Louis Braille. Elle se lance à corps perdu dans une enquête sur ce prodige oublié, dont tout le monde connaît le nom mais si peu l'histoire. Nous voilà transportés aux côtés de ce garçon trop vif, qui perd la vue à l'âge de trois ans à la suite d'un accident et se bat pour imaginer la lecture au bout des doigts, jusqu'à inventer, à même pas dix-huit ans, le système qui a révolutionné la condition de tous les aveugles. Dans cet hommage vibrant à Braille, dont le génie n'avait d'égal que la modestie, une question affleure : qu'est-ce qu'un destin, sinon une vie qui fait basculer celle des autres ?
Un prodigieux mouvement se dessine aujourd'hui à travers le fatras de la " foire aux cultures ", suscité par le besoin de retrouver l'homme simple, dépouillé qui fait retour à ses racines. Teilhard de Chardin disait à peu près : " Si je me laissais aller, je parlerais non pas comme Français ni comme élément d'un compartiment quelconque, mais comme homme, comme terrestre tout simplement... car ce que j'ai saisi, c'est que l'homme seul peut servir à l'homme pour déchiffrer le monde. " Jousse, dont l'intuition centrale est d'étudier " l'homme saisi dans sa jaillissante spontanéité, l'anthropos ", s'est laissé aller. " Il serait parfaitement antiscientifique, écrit-il, d'étudier un Hillel et un Mahomet comme on a l'habitude d'étudier Platon et Cicéron... " C'est cependant ce qu'on n'a cessé de faire. Marcel Jousse a été hanté par cette pensée que la civilisation européenne veut tout expliquer à partir d'elle-même. Qu'on ne s'y trompe pas, si Le Parlant, la Parole et le Souffle reprend certains thèmes abordés dans L'Anthropologie du Geste et dans La Manducation de la Parole : mimisme, bilatéralisme, formulisme, etc. Ces thèmes sont étudiés ici au niveau de l'anthropologie du langage. En sorte que cet ouvrage est le nécessaire complément des deux antres. Il débouche sur une perspective " révolutionnaire ", une révolution étant le retour à une vraie tradition. La conclusion de Jousse est saisissante. Deux civilisations se sont superposées, la gréco-latine est à son crépuscule... " La Tâche que s'est fixée Jousse, en même temps que d'autres chercheurs, est de revivifier la civilisation gallo-galiléenne dans laquelle sont nos racines.
Bioy Antoine ; Josse Evelyne ; Erickson-Klein Roxa
Entrer en hypnose, c'est ouvrir un espace de possibles. Et pour le praticien, accompagner cet espace demande parfois des mots justes, des images fortes, des gestes qui résonnent. Lorsqu'on apprend l'hypnose, disposer de scripts clairs, sensibles et adaptables devient une évidence : non pas pour répéter, mais pour s'inspirer de l'existant, improviser à partir d'un modèle, et créer un accompagnement personnalisé. Le Grand Livre des scripts hypnotiques est une traversée guidée au coeur des pratiques hypnotiques contemporaines. Il offre des textes à dire, à rêver, et à ajuster, des canevas pour accompagner l'autre dans ses paysages intérieurs, réveiller ses ressources internes, l'aider à habiter autrement son corps, ses émotions, son histoire. L'ouvrage s'ouvre sur une partie introductive consacrée aux fondements théoriques de l'hypnose : langage hypnotique, posture relationnelle, engagement thérapeutique, ajustements aux processus subjectifs. Il se poursuit par quatre grandes sections pratiques : - Les inductions, pour faire émerger le moment hypnotique, des approches classiques aux plus contemporaines ; - Les suggestions, visant à mobiliser les ressources, encourager la mobilisation ou favoriser la transformation intérieure ; - Les métaphores, récits symboliques qui parlent au plus intime sans jamais forcer ; - Les exercices spécifiques, ajustés à des demandes précises, comme des outils fins entre les mains du thérapeute. Enfin, une dernière partie est dédiée aux techniques de renforcement et de réassociation, afin de consolider les effets thérapeutiques et faciliter un retour fluide à l'état ordinaire de conscience. Cet ouvrage collectif réunit les contributions de plus de soixante auteurs francophones, parmi les spécialistes les plus reconnus de l'hypnose, engagés dans les domaines du soin, de la formation et de la recherche. Il constitue aujourd'hui le recueil de scripts hypnotiques le plus complet en langue française, tant pour les hypnothérapeutes débutants que pour les praticiens chevronnés désireux d'enrichir leur pratique. Préface de Roxanna Erickson-Klein et Kathryn Rossi
Si après un événement potentiellement traumatisant, certaines personnes n'éprouvent que de déplaisantes réactions de stress ou ne manifestent qu'un éphémère désordre traumatique, d'autres souffrent quant à elles de troubles chroniques sous forme de symptômes sporadiques, récurrents ou fixés en névrose traumatique. Quels sont les événements susceptibles de générer des conséquences traumatiques ? Quels sont les paramètres influençant l'apparition, la fréquence et l'intensité des symptômes traumatiques ainsi que leur maintien dans le temps ? Qu'entend-on par résilience ? Quels sont réactions et le devenir à court, moyen et long termes des personnes accidentées, grièvement blessées, violées, torturées, agressées physiquement ou psychologiquement, malmenées par les catastrophes naturelles et les conflits armés, témoins d'un incident violent ou d'un décès inopiné ou confrontées à tout autre événement délétère ? Pour répondre à ces questions, l'auteur explore l'ensemble des connaissances théoriques accumulées en matière de traumatisme, offrant une synthèse particulièrement exhaustive mais accessible des réactions traumatiques chez l'adulte. Pratique, cet ouvrage étoffera les connaissances des étudiants, psychologues, psychiatres, médecins et assistants sociaux concernés ou intéressés par le traumatisme ainsi que tous les professionnels en contact avec des personnes traumatisées.
Les défaites de l'armée de Napoléon III, qui signent la fin de son régime, ont été longuement et précisément évoquées par l'historiographie consacrée au sujet. Toutefois, certains des aspects de cette armée ou de ses particularités sont insuffisamment et rarement traités. Parmi ceux-ci, son passage de l'organisation du temps de paix à celle du temps de guerre, la dernière contribution de l'armée impériale à la guerre de l'Empire français contre la coalition prusso-allemande avant que celle-ci ne devienne celle de la République, et la contribution de l'Armée d'Afrique et des forces stationnées en Algérie au conflit, paraissaient mériter qu'on y prête attention. Construit autour d'ordres de bataille très précis et complets, assorti d'une riche présentation de gravures ou de daguerréotypes, ce dossier a pour objet de sortir de l'ombre ces thèmes peu ou mal connus.
La monarchie française se devait, par tradition, d'être accessible à ses sujets. Cet usage créait des situations que les étrangers trouvaient fort surprenantes. Ainsi, le courtisan italien Primi Visconti, présent à la cour de France de 1673 à 1681, écrivait-il dans ses Mémoires qu'"en Espagne les princes ne peuvent être abordés que par des bouffons alors qu'en France ils le sont par tout le monde". Cette tradition se poursuivit au XVIIIe siècle et Louis XV, puis Louis XVI, certes dans une bien moindre mesure, continuèrent cette pratique de vie en public. On a donc bien du mal à imaginer une quelconque vie privée du souverain... Celle-ci s'organisait surtout pendant les "heures rompues", c'est-à-dire dans les "trous" laissés par l'emploi du temps de sa journée ritualisée qui, depuis Louis XII, connaissait une régularité plus ou moins affirmée. En raison de son caractère, précisément "privé", il est bien difficile d'envisager la vie des souverains hors de leur représentation publique. C'est la raison pour laquelle il convient toujours de considérer, et la vie publique, et la vie privée pour appréhender cette dialectique complexe que représentaient les "deux corps du roi", pour reprendre l'expression d'Ernst Kantorowicz.
Pensé et aménagé comme résidence du pouvoir, Versailles porte l'empreinte de Louis XIV. Pour autant, le Roi-Soleil a vécu entouré de femmes, qui formaient comme autant d'étoiles dans le firmament de sa cour : la reine, les princesses de sa famille, les dames de la cour, les favorites royales, l'épouse secrète aussi, qui, toute discrète qu'elle fût, n'entretenait pas moins autour d'elle un cénacle féminin soudé par l'estime et la tendresse. Si Versailles s'est imposé comme un formidable outil de gouvernement au service de la monarchie absolue, la place que les femmes y ont occupée en a fait une vitrine de la civilisation française, d'un art de vivre marqué par des codes de comportement courtois et galants. Du fait de la disparition prématurée de la reine Marie-Thérèse, en 1683, la cour de Louis XIV à Versailles prit l'habitude de se passer de reine. La place ainsi faite aux souveraines suivantes, Marie Leszczynska et Marie-Antoinette, était plutôt difficile à tenir. La première s'en accommoda à merveille, donnant dix enfant au roi et à la France, mais mettant à profit le temps dont elle pouvait disposer pour développer un cercle d'amis intimes et s'adonner à ses goûts pour la lecture et les arts. La seconde eut plus de peine : outre son origine autrichienne, qui était mal vue, elle entendait s'affranchir des contraintes de la vie de cour, jusqu'à renoncer à y faire acte de présence et à y tenir son rang. Le règne des favorites avait repris sous Louis XV, dès 1733 et ce jusqu'à la mort du roi en 1774. Plus que jamais, au temps du Bien-Aimé, Versailles fut un univers féminin, vénusien même. Après les soeurs de Nesle et avant Mme Du Barry, Mme de Pompadour s'imposa comme figure féminine dominante. Ses goûts éclairés et son envergure de mécène – de la manufacture de Sèvres au Petit Trianon – l'inscrivent dans les facteurs essentiels de ce moment de perfection de l'art français que fut le règne de Louis XV. Pour autant, l'univers de la cour de Versailles devait se montrer assez dur pour les favorites royale, jalousées, brocardées voire vilipendées. Cette malveillance s'exerça encore à l'encontre des femmes composant la société de la reine Marie-Antoinette, la duchesse de Polignac notamment. On leur reprochait, à la cour, mais aussi à la ville, de soustraire la reine à ses devoirs de représentation et de constituer une coterie avide de profits et de places. Le procès de la reine, en 1793, fut aussi, à bien des égards, celui de la femme à qui Versailles avait offert une place et un rôle.
Un personnage au caractère ambigu Junot est le plus célèbre des inconnus de l'entourage de Napoléon ! En effet, aucune biographie sérieuse ne lui a été consacrée depuis celle de Jean Lucas-Dubreton en 1937. Il a fallu utiliser en priorité les archives émergeant directement du passé, en direct du " présent " de Junot, en particulier les correspondances des tous les intervenants, les nominations, les comptes rendus, les journaux... puis les mémoires, bien sûr, mais avec parcimonie et méfiance, y puisant avant tout les témoignages directs, introuvables ailleurs, pour tenter de restituer un portrait plus proche de la réalité. Junot renait, reprend une forme première il apparait un personnage complexe, à la fois attachant, et, de temps en temps, il faut bien le reconnaitre, emporté et décevant. Il était un être de paradoxes, se montrant toujours un sujet dévoué, un camarade irremplaçable, un mari consciencieux ; mais aussi, à l'inverse, poussant son amour pour Napoléon, la gloire, l'argent et les femmes, à l'extrême, jusqu'à l'exagération... jusqu'à l'exaspération de ceux-là même. Un jour courageux jusqu'à la témérité, le soldat idéal et, soudain, le lendemain, doutant et hésitant. Junot est un héros atypique de l'épopée napoléonienne : on trouve, en cherchant un peu, un vrai soldat, humainement attachant, avec ses enthousiasmes et ses angoisses... ses forces et ses faiblesses... ses amours et ses haines. Sa plus grande crainte sera toujours de n'être plus aimé de Napoléon et c'est pourquoi la seule fonction à laquelle il tiendra toute sa vie le plus fut celle de Premier aide de camp, une distinction plus amicale que hiérarchique. Il l'a d'ailleurs été chronologiquement et en titre. Le général Junot fût un soldat qui paya très cher son dévouement : il perdit pieds peu à peu, tourmenté dans ses chairs et dans sa conscience ; il souffrit jusqu'à l'insupportable. La malheureuse fin du général acheva de jeter un voile sombre, semé de doutes et de calomnies, sur son histoire. On ne meurt pas impunément dans la démence...