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Versailles au féminin
Maral Alexandre
NAPOLEON 1ER
14,90 €
Épuisé
EAN :9782376630333
Pensé et aménagé comme résidence du pouvoir, Versailles porte l'empreinte de Louis XIV. Pour autant, le Roi-Soleil a vécu entouré de femmes, qui formaient comme autant d'étoiles dans le firmament de sa cour : la reine, les princesses de sa famille, les dames de la cour, les favorites royales, l'épouse secrète aussi, qui, toute discrète qu'elle fût, n'entretenait pas moins autour d'elle un cénacle féminin soudé par l'estime et la tendresse. Si Versailles s'est imposé comme un formidable outil de gouvernement au service de la monarchie absolue, la place que les femmes y ont occupée en a fait une vitrine de la civilisation française, d'un art de vivre marqué par des codes de comportement courtois et galants. Du fait de la disparition prématurée de la reine Marie-Thérèse, en 1683, la cour de Louis XIV à Versailles prit l'habitude de se passer de reine. La place ainsi faite aux souveraines suivantes, Marie Leszczynska et Marie-Antoinette, était plutôt difficile à tenir. La première s'en accommoda à merveille, donnant dix enfant au roi et à la France, mais mettant à profit le temps dont elle pouvait disposer pour développer un cercle d'amis intimes et s'adonner à ses goûts pour la lecture et les arts. La seconde eut plus de peine : outre son origine autrichienne, qui était mal vue, elle entendait s'affranchir des contraintes de la vie de cour, jusqu'à renoncer à y faire acte de présence et à y tenir son rang. Le règne des favorites avait repris sous Louis XV, dès 1733 et ce jusqu'à la mort du roi en 1774. Plus que jamais, au temps du Bien-Aimé, Versailles fut un univers féminin, vénusien même. Après les soeurs de Nesle et avant Mme Du Barry, Mme de Pompadour s'imposa comme figure féminine dominante. Ses goûts éclairés et son envergure de mécène – de la manufacture de Sèvres au Petit Trianon – l'inscrivent dans les facteurs essentiels de ce moment de perfection de l'art français que fut le règne de Louis XV. Pour autant, l'univers de la cour de Versailles devait se montrer assez dur pour les favorites royale, jalousées, brocardées voire vilipendées. Cette malveillance s'exerça encore à l'encontre des femmes composant la société de la reine Marie-Antoinette, la duchesse de Polignac notamment. On leur reprochait, à la cour, mais aussi à la ville, de soustraire la reine à ses devoirs de représentation et de constituer une coterie avide de profits et de places. Le procès de la reine, en 1793, fut aussi, à bien des égards, celui de la femme à qui Versailles avait offert une place et un rôle.
Résumé : 1789 est la dernière année de Versailles comme lieu de pouvoir. Les rituels de la vie de cour, qui semblent imperturbables, sont bousculés par les événements révolutionnaires suivant un rythme et une densité sans précédents. Le 17 juin, le roi perd son pouvoir au profit de l'Assemblée nationale. Cette révolution politique et institutionnelle est suivie d'une révolution populaire le 14 juillet, d'une révolution sociétale le 4 août, d'une révolution idéologique le 26 août, d'une révolution sociale les 5 et 6 octobre. En moins de quatre mois, un système plus que millénaire est abattu. Avec un art du récit sans pareil, Alexandre Maral restitue l'enchaînement, serré, des événements à la lumière de la perception qu'en ont eue les habitants du lieu - souverains, courtisans, députés, citadins. Il prend appui sur des archives, des périodiques, des témoignages personnels et des dépositions - sources inédites - et explore les moindres détails de cette dynamique conflictuelle, examinant ainsi un processus qui contient en germe la proclamation de la République et la condamnation à mort du souverain.
Jupiter au secours de Latone, Pluton enlevant Proserpine... C'est toute une statuaire qui prend vie dans ce livre : Didon, Hercule, Iphigénie, Ulysse, dragons et nymphes... Les jardins du château de Versailles abritent des chefs-d'oeuvre de la sculpture ; mais dans quelle mesure savons-nous les identifier ? Que nous racontent-ils ? Pourquoi dieux de l'Olympe et héros grecs peuplent-ils les jardins du Roi-Soleil ? Illustré de superbes photographies et accompagné d'un répertoire exhaustif des sculptures, cet ouvrage invite à une promenade mythologique en trente étapes.
Mignon, vous allez être un grand roi": Louis XV fut longtemps impressionné par les dernières paroles qui lui avaient été adressées par Louis XIV sur son lit de mort. Son arrière-grand-père l'avait exhorté à éviter la guerre à tout prix. Le Bien-Aimé s'appliqua à régner pacifiquement et fut le premier roi à épargner à la France le traumatisme de l'invasion de son territoire. Il profita d'une nouvelle ère de prospérité économique pour jeter les bases d'une réforme économique et fiscale et mettre en place une administration moderne. Son règne fut aussi celui de grands progrès scientifiques et de l'épanouissement des arts.
LA FEMMEPour beaucoup, la formule apocryphe: «S'ils n'ont plus de pain, qu'ils mangent de la brioche» continue à résumer le personnage de Marie-Antoinette, souveraine orgueilleuse et fière, indifférente au sort des Français, murée dans un Versailles d'illusions. Une reine frivole et dépensière, cherchant dans des plaisirs sans cesse renouvelés un moyen d'oublier la faillite de sa relation conjugale. Au rebours de cette image caricaturale, le portrait de Marie-Antoinette doit être reconsidéré à la lumière des récentes avancées historiographiques.LA FILLE DE MARIE-THÉRÈSENée à Vienne le 2 novembre 1755, Marie-Antoinette était la quinzième des seize enfants de l'impératrice Marie-Thérèse. Femme de pouvoir, cette dernière avait réussi à s'imposer à la tête des États héréditaires des Habsbourg et à faire élire empereur son époux le duc de Lorraine. Devenue veuve en 1765, Marie-Thérèse assuma seule le gouvernement de ses États et continua à travailler à renforcer l'influence de l'Autriche dans toute l'Europe, notamment par la stratégie matrimoniale développée autour de sa nombreuse progéniture.En 1755, l'année de la naissance de Marie-Antoinette, l'impératrice Marie-Thérèse fit savoir au roi Louis XV qu'elle recherchait l'alliance de la France. Cette perspective fut sérieusement envisagée l'année suivante, après la conclusion d'un traité entre la Prusse et l'Angleterre. Soucieux de conserver l'équilibre des puissances européennes, Louis XV vit dans l'alliance avec l'Autriche, dont il admirait la souveraine, l'occasion de renforcer l'influence française en Europe centrale et de contrebalancer les volontés expansionnistes de la Prusse, mais aussi de la Russie. Conclu en mai 1756, ce renversement des alliances remettait en cause les fondements de la diplomatie européenne. Il fut mal perçu en France, où l'opinion était hostile à l'Autriche. En outre, il obligea la France à s'engager dans la désastreuse guerre de Sept Ans (1756-1763).
La formation des officiers de la Grande Guerre, du sous-lieutenant au colonel Former des officiers pour la revanche devient, après 1871, une ardente obligation. L'insuffisance des officiers n'est pas la moindre des causes de la défaite. Quand la République entreprend d'instruire la Nation avec les lois Ferry, l'armée se lance dans la formation de ses officiers. A partir de 1881, nul ne peut être nommé sous-lieutenant s'il ne sort d'une école. A côté de Polytechnique et de Saint-Cyr sont créées les écoles d'armes à Saint-Maixent, Saumur, Versailles, Fontainebleau et Vincennes. L'idée s'impose aussi que l'instruction initiale doit être complétée par une formation en cours de carrière. Parallèlement, sont instruits des officiers de complément pour encadrer les unités de réserve. Au prix du limogeage d'un général sur deux, de la mort d'un Saint-Cyrien sur deux, au cours des premières semaines de guerre, l'armée apprend la guerre. Des écoles sont ouvertes pour instruire en cinq mois de futurs aspirants, qui remplacent les officiers tués et bientôt constituent l'ossature des unités. L'armée de 1918 détenant les clés de la victoire néglige de se remettre en cause en adaptant sa doctrine aux conditions du combat aéroterrestre, elle se réfugie derrière la ligne Maginot, immobile, dans l'attente des coups qui bientôt la frappent. 1940 est en gestation dans l'armée et son corps d'officiers de 1918.
Soudagne Pascal - Krause Jean-François - Guelton F
Nombreux ont été les livres et ouvrages publiés au cours de ces années commémorant le Centenaire de la Grande Guerre mais il manquait un atlas de cartes détaillées, en couleur, retraçant les grandes batailles et campagnes, depuis les premières semaines de conflit sur les fronts de l'Ouest, de l'Est, des Balkans, d'Afrique... Cette publication qui vise à compenser une lacune – car seule existe une publication anglo-saxonne traduite en français – a pour ambition d'être une référence indispensable pour quiconque s'intéresse à la Première Guerre mondiale.
La monarchie française se devait, par tradition, d'être accessible à ses sujets. Cet usage créait des situations que les étrangers trouvaient fort surprenantes. Ainsi, le courtisan italien Primi Visconti, présent à la cour de France de 1673 à 1681, écrivait-il dans ses Mémoires qu'"en Espagne les princes ne peuvent être abordés que par des bouffons alors qu'en France ils le sont par tout le monde". Cette tradition se poursuivit au XVIIIe siècle et Louis XV, puis Louis XVI, certes dans une bien moindre mesure, continuèrent cette pratique de vie en public. On a donc bien du mal à imaginer une quelconque vie privée du souverain... Celle-ci s'organisait surtout pendant les "heures rompues", c'est-à-dire dans les "trous" laissés par l'emploi du temps de sa journée ritualisée qui, depuis Louis XII, connaissait une régularité plus ou moins affirmée. En raison de son caractère, précisément "privé", il est bien difficile d'envisager la vie des souverains hors de leur représentation publique. C'est la raison pour laquelle il convient toujours de considérer, et la vie publique, et la vie privée pour appréhender cette dialectique complexe que représentaient les "deux corps du roi", pour reprendre l'expression d'Ernst Kantorowicz.
Marseille, avril 1916, des troupes venues de Russie s'apprêtent à débarquer pour combattre aux côtés de la France, engagée dans le plus grand conflit de son histoire. L'arrivée triomphale des brigades russes, leur vie quotidienne et leur engagement, des camps de l'Aube aux tranchées de la Marne et du Chemin des Dames, sont largement couverts par les opérateurs de la Section photographique de l'armée. Ces photos constituent un témoignage rare et précieux de cette alliance, jusqu'à la dislocation de ce corps expéditionnaire après les mutineries de La Courtine en 1917, et les cérémonies consacrées à la "Légion d'Honneur russe" en 1918. Arkhangelsk, octobre 1919, les derniers membres d'une mission militaire au parcours extraordinaire s'apprêtent à embarquer pour la France, après avoir participé au conflit qui oppose la Russie demeurée fidèle au tsar à la Russie bolchevique. Les opérateurs de l'armée ont suivi les troupes alliées qui luttaient aux côtés des troupes blanches, à partir de Vladivostok, et tout au long du Transsibérien, témoignant de la vie et des paysages traversés. Cet ouvrage est né de la volonté de rendre accessibles des clichés exceptionnels, témoignages d'une mémoire commune à la Russie et à la France dans une période riche de moments tragiques comme d'actes d'héroïsme. Grâce à un patient travail de conservation et de documentation, l'Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD) publie une centaine de photographies issues de ses collections - la plupart inédites - et invite à un passionnant voyage à travers la Russie du début du XXe siècle.
L'espionnage au féminin.Plus inconnues encore que les espions, voici les espionnes. Celles dont on ne parle jamais. Celles qui agissent dans l'ombre depuis la nuit des temps mais que cette nuit, toute masculine, occulte.Historien reconnu du renseignement, Rémi Kauffer révèle la véritable odyssée des femmes dans les services secrets, odyssée qui débute au XVIIe siècle, quand l'Angleterre invente le néologisme de " she-intelligencer ", et se poursuit en 2019, à l'heure où une Américaine dirige la CIA.Portraits, récits et révélations ponctuent cet incroyable thriller vrai. À chaque page, une découverte : la vérité sur Mata Hari ou Milady de Winter, les espionnes de l'Ancien Régime, les " soldates inconnues " de la Grande Guerre, le front féminin invisible de Staline ou de Hitler, les Françaises chefs de réseau dans la Résistance, les chanceuses, les scandaleuses, les saboteuses, les tueuses, les taupes et les chasseuses de taupe, les héroïnes, les manipulées, les sacrifiées. Les espionnes enfin des deux guerres froides, ancienne comme actuelle : celles de la DGSE, du Mossad, du MI 6 anglais, du SVR russe, du Guoanbu chinois, de la CIA.Une somme inégalable qui dévoile enfin ce pan caché de l'histoire des femmes et, au-delà, de l'histoire des services secrets.
Ancienne élève de la Sorbonne et de l'École normale supérieure, Diane Ducret est auteur de films documentaires culturels et animatrice d'émissions dédiées à l'histoire.
Résumé : "Au XIIe siècle, des prêtres se sont mis à parler plus souvent des femmes, à leur parler aussi, à les écouter parfois. Celles de leurs paroles qui sont parvenues jusqu'à nous éclairent un peu mieux ce que je cherche, et que l'on voit si mal : comment les femmes étaient en ce temps-là traitées. Evidemment, je n'aperçois encore que des ombres. Cependant, au terme de l'enquête, les dames du XIIe siècle m'apparaissent plus fortes que je n'imaginais, si fortes que les hommes s'efforçaient de les affaiblir par les angoisses du péché. Je crois aussi pouvoir situer vers 1180 le moment où leur condition fut quelque peu rehaussée, où les chevaliers et les prêtres s'accoutumèrent à débattre avec elles, à élargir le champ de leur liberté, à cultiver ces dons particuliers qui les rendent plus proches de la surnature. Quant aux hommes, j'en sais maintenant beaucoup plus sur le regard qu'ils portaient sur les femmes. Elles les attiraient, elles les effrayaient. Sûrs de leur supériorité, ils s'écartaient d'elles ou bien les rudoyaient. Ce sont eux, finalement, qui les ont manquées." G.D.
Dans les années 1970, l'avortement est un acte lourd de conséquences, condamné par la loi française et pratiqué clandestinement. Lorsqu'elle présente son projet de loi en 1974, Simone Veil fait face à une majorité de députés opposés à l'avortement. Malgré des débats houleux, parfois d'une grande violence, son discours finit par remporter l'adhésion. La loi sur l'Interruption volontaire de grossesse (IVG) poursuit ainsi l'entreprise d'émancipation sociale de la femme. Quelques années plus tôt, en 1967, Lucien Neuwirth avait fait voter une loi sur la maternité volontaire autorisant la contraception.