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Dien Bien Phu. La fin d'un monde
Journoud Pierre ; Dao Thanh Huyen
VENDEMIAIRE
27,15 €
Épuisé
EAN :9782363583253
Printemps 1954 : le fer de lance du Corps expéditionnaire français d'Extrême-Orient affronte, dans la haute vallée de Dien Bien Phu, les unités d'élite de l'Armée populaire du Vietnam commandées par le général Giap. Ce féroce et inégal corps à corps sur fond d'intenses duels d'artillerie est d'une violence inouïe : entre 13 000 et 25 000 soldats vietnamiens sont tués ou blessés, tandis que les pertes françaises s'élèvent à 65 % des effectifs engagés. Au terme d'un siège long et éprouvant, le combat s'achève par une défaite implacable pour l'armée française, dont près de 9 000 soldats subiront une douloureuse captivité dans les camps du Vietminh. Dans un contexte de guerre froide où la France est massivement soutenue par les Etats-Unis et le Vietnam par la Chine communiste, ce colossal face-à-face mènera à un accord diplomatique entérinant, à Genève, la disparition de l'Indochine française, prélude à la fin de l'ère coloniale. La défaite de la France précipitera la décision du FLN algérien d'engager à son tour la lutte armée, en même temps que la radicalisation d'une partie de l'armée française hantée par le " syndrome indochinois " et bien décidée à ne plus jamais subir pareille humiliation. En s'appuyant sur de nombreux témoignages des deux camps, Pierre Joumoud, avec la collaboration de Dao Thanh Huyen, replace pour la première fois dans un cadre spatio-temporel considérablement élargi cette bataille mythique, qui changea la face du XXe siècle.
A travers 165 images célèbres ou inédites, issues des archives de l'armée française, cet ouvrage raconte la célèbre bataille de Dîen Biên Phu - ou comment l'ordre donné par le gouvernement français au général Navarre de "trouver une porte de sortie honorable" à la guerre d'Indochine se concrétise par une terrible défaite... L'opération Castor (le largage des paras du lieutenant-colonel Bigeard dans la cuvette de Dîen Biên Phu), l'installation des soldats dans le camp, la vie dans les tranchées, les opérations de reconnaissance qui deviennent de plus en plus difficiles, la confrontation avec le Viêt Minh, qui débute le 13 mars 1954... Images de Dîen Biên Phu retrace toutes les étapes du dernier affrontement majeur de la guerre d'Indochine
Journoud Pierre ; Bondaz Antoine ; Briand Jeanne ;
Le 25 juin 1950 éclatait la guerre de Corée ou, plus exactement, la phase conventionnelle d'un conflit qui, depuis 1945, avait déjà provoqué la mort d'une centaine de milliers de Coréens... Trois ans plus tard, l'armistice signé dans le village frontalier de Panmunjom en proclamait la fin, sans pour autant rétablir la paix. Eclairée désormais par les archives, cette guerre, si destructrice et si coûteuse en vies humaines, a durablement modelé le destin de la péninsule coréenne. Elle a eu un impact décisif sur les politiques étrangères et de défense des grandes puissances mondiales et régionales. Première guerre entreprise sous la bannière onusienne, tournant majeur de la Guerre froide, elle n'a pourtant pas eu la place qu'elle méritait dans l'historiographie française des relations internationales contemporaines. L'objectif poursuivit par les auteurs de cet ouvrage collectif' est de réhabiliter la guerre de Corée comme objet historiographique susceptible d'être abordé sous des angles variés essentiellement politico-stratégique, mais aussi économique et social et selon une chronologie large permettant de mieux comprendre l'histoire et l'actualité d'une péninsule régulièrement déchirée par les crises.
Jamais, depuis la fin de la Guerre froide, le niveau d'activités militaires et de tensions n'a été aussi élevé en mer de Chine méridionale. Comment ce conflit localisé et somme toute mineur, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, s'est-il mué en conflit stratégique d'ampleur mondiale, aujourd'hui ? Quels efforts ont été entrepris ou peuvent être suggérés pour tenter de le résoudre ? Quel rôle y jouent les Etats-Unis et la Chine, le Vietnam et les Philippines, l'ASEAN, l'Europe et la France ? Quel a été l'impact de la pandémie ? De la guerre en Ukraine et de la crise taiwanaise ? L'un des objectifs de cet ouvrage inspiré d'un colloque franco-vietnamien est, précisément, d'apporter quelques réponses actualisées en croisant les horizons géographiques et disciplinaires, en interrogeant le conflit au prisme du soft power - l'histoire, y compris dans sa longue durée, le droit, la culture, la communication, l'économie, la science ou encore l'écologie. Ces domaines ne constituent pas seulement le prolongement naturel du hard power investi par les parties à ce conflit de souveraineté. Ils fournissent aussi la clé de sa résolution. Par son approche globale et pluridisciplinaire, cet ouvrage scientifiquement militant souligne l'impérieuse nécessité des coopérations transnationales et internationales dans des domaines déjà existants, mais aussi à inventer ou à réinventer.
Synthèse monumentale élaborée à partir d'une documentation minutieuse, en partie inédite, et d'une analyse systématique des textes et des faits en provenance des deux camps, Les Guerres d'Indochine dressent le constat global et complet de plus d'un siècle de l'histoire d'un pays, depuis l'arrivée des Français en 1859 jusqu'à son épilogue apocalyptique avec la chute de Saigon. Devenu un classique, Les Guerres d'Indochine reste la seule synthèse d'ampleur sur le sujet, comme le souligne dans sa préface Pierre Journoud, grand spécialiste de l'Indochine.
Démarrée en 2013 avant de s'ensabler au Sahara, l'intervention de l'armée française au Sahel, d'abord au Mali, puis dans les pays voisins, a jeté une lumière crue sur la résilience de groupes djihadistes qui sont également actifs au Nigeria, au Mozambique, à la frontière de l'Ouganda et dans la Corne de l'Afrique. La lutte contre le terrorisme a alors amené la communauté internationale à s'interroger sur la dérive d'un continent menacé par l'Etat islamique et gangrené par les idées subversives d'un salafisme d'origine saoudienne. La perception de la radicalisation et de la politisation d'un islam influencé par l'évolution de la situation au Moyen-Orient méconnaît cependant les spécificités de la religion musulmane au sud du Sahara. Historiquement, l'Afrique a connu de nombreux djihads qui n'étaient pas moins violents qu'aujourd'hui, du califat de Sokoto au Nigeria jusqu'à l'Empire toucouleur du Mali en passant par la Mahdiyya au Soudan ou l'insurrection du "mollah fou" en Somalie. Quant aux confréries soufies, il leur est aussi arrivé de revendiquer l'application d'une charia dont le rigorisme n'avait rien à envier au puritanisme du wahhabisme de l'Arabie saoudite... Spécialiste des conflits armés de la région, Marc-Antoine Pérouse de Montclos démonte une à une, à l'aune de l'histoire et des études de terrain les plus récentes, ces idées fausses qui nous empêchent de comprendre les risques géopolitiques auxquels se trouve aujourd'hui confrontée une bonne partie de l'Afrique". Docteur en sciences politiques, Marc-Antoine Pérouse de Montclos est directeur de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD). Il a été rédacteur en chef de la revue Afrique contemporaine et est l'auteur de nombreux livres, dont La Tragédie malienne (Vendémiaire, 2013), L'Afrique, nouvelle frontière du djihad ? (La Découverte, 2018) et Une guerre perdue. La France au Sahel (J. -C. Lattès, 2020).
Résumé : Accueillant avec optimisme la mobilisation d'août 1914, des nobles de tout âge s'engagent sous les drapeaux, en particulier dans la cavalerie, l'infanterie et l'aviation. Dès les premiers mois du conflit, un immense décalage se fait jour entre leurs idéaux guerriers, hérités d'une prestigieuse tradition militaire, et la réalité brutale de combats où les avancées technologiques, l'attente et l'inaction cristallisent la hantise d'une mort sans gloire. Issues d'un monde où l'exploit individuel, le sacrifice et le dépassement de soi sont particulièrement valorisés, les noblesses françaises connaissent une désillusion amère et restent le plus souvent en marge de la camaraderie des tranchées. Au fil des années, toutefois, ces combattants de tous grades découvrent, entre incompréhension, condescendance et bienveillance, des compatriotes qu'ils connaissent mal. Cette expérience d'altérité, qui ébranle les hiérarchies d'avant-guerre, est d'autant plus déstabilisante qu'entre 1914 et 1916, ce sont près d'un quart des 5 870 aristocrates mobilisés qui perdent la vie : une hécatombe, frappant une catégorie sociale déjà fragilisée. A travers les correspondances, récits et souvenirs de ces combattants, qui ont laissé d'innombrables archives et témoignages restés dans l'ombre jusqu'à aujourd'hui, ce livre est une contribution inédite à l'histoire sociale et culturelle de la Première Guerre mondiale.
C'était un matin du mois d'octobre 1959, à l'aéroport de Cairns ; comme il était très tôt, il faisait froid. Quatre enfants, issus de deux familles différentes, montent dans un avion qui doit les emmener en Amérique, et de là en Europe où ils retrouveront des parents qui n'ont jamais fait preuve de beaucoup de sollicitude à leur égard. Ils n'arriveront pas à destination. Quand l'appareil sombre dans l'océan Pacifique, ils abordent, seuls rescapés du désastre, dans une île, qu'ils croient déserte, de l'archipel des Lau. Ils y resteront des années, au cours desquelles ils feront l'apprentissage de la solitude, celle de la sauvagerie et, pour finir, celle de la séparation. La survie, le renoncement, le poids de l'histoire individuelle et la possibilité d'y échapper : tels sont les thèmes que ce livre explore, dans une subtile polyphonie où se mêlent souvenirs, contes aborigènes et légendes scandinaves, et où se fait entendre, à chaque page, puissante, inexorable, la voix de la nature.
Résumé : Plus précieux que l'or et le diamant, il est un minéral auquel l'Empire britannique a dû son hégémonie : c'est le charbon. Moteur de l'industrie et combustible domestique assurant jusqu'à 95 % des besoins énergétiques du pays en 1900, il est, à partir du règne de Victoria et jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale, indispensable au bien être du citoyen anglais. Grâce à lui, on cuisine, on se chauffe, on s'éclaire, ce qui induit des gestes particuliers, des savoir-faire singuliers, souvent pris en charge par les femmes. Objet du quotidien et source de rêverie, on compose des poèmes à sa gloire, les enfants apprennent à l'école qu'il est issu de la forêt antédiluvienne en fouie dans les "entrailles sombres de la terre" - on lui attribue même des vertus thérapeutiques. Mais le "roi Charbon" est un maître cruel : salissant, dégageant une fumée à l'odeur âcre, il noie les villes sous la poussière et le brouillard et tue à foison par maladies respiratoires. Il façonne aussi les paysages à son image - chevalements, terrils, mines... Et sa tyrannie s'exprime au grand jour lors de terribles pénuries, qui rappellent au consommateur angoissé que les réserves de cette roche sédimentaire ne sont pas inépuisables. L'histoire de la première civilisation dépendante d'une énergie fossile, consciente des chaînes dans lesquelles elle s'emprisonnait, incapable pourtant de s'en défaire. Un avertissement et un enseignement à tirer pour nos sociétés, au mode de vie lié à des ressources destructrices pour l'environnement, dont le charbon fait toujours partie... Charles-François Mathis est professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Spécialiste d'histoire environnementale et britannique, il est notamment l'auteur de In Nature We Trust. Les paysages anglais à l'ère industrielle (PUPS, 2010) et a codirigé, avec Geneviève Massard-Guilbaud, Sous le soleil. Systèmes et transitions énergétiques du Moyen Age à nos jours (Editions de la Sorbonne, 2019).