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La Révolution batave. Entre la France et l'Amérique (1795-1806)
Jourdan Annie
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753507029
La révolution batave entre la France et l'Amérique est un essai d'histoire transnationale, attentif aux échanges entre trois pays en révolution. L'approche a pour avantage de renouveler l'interprétation d'un moment clé de l'histoire de France, mais. aussi de faire mieux connaître deux événements majeurs et pourtant méconnus, qui bouleversent au même moment l'Amérique du Nord (1776-1801) et les Provinces-Unies (1781-1801). Ce faisant, l'auteur étudie l'entrée de ces pays dans la modernité et plus précisément dans l'ère de la Nation. Car les révolutions d'Amérique, de France et de Hollande ont toutes trois voulu explicitement reconstruire leur nation respective et, bien que conscientes de leurs divergences réciproques, ont adopté des instruments et stratégies similaires. Politique, droit et éducation ont été au centre de leurs préoccupations. Politique parce qu'il s'agit de reconstituer un ordre fondé sur les droits universels de l'homme et sur une constitution écrite. Vient ensuite le remodelage du droit privé et du droit pénal, nécessaire à une société civilisée et égalitaire. Suivent enfin les institutions civiles, dont l'éducation, perçue comme inséparable de la formation de citoyens vertueux et républicains. L'espace public lui-même se nationalise et commémore l'ordre nouveau et ceux qui l'ont établi. Sur ces trois grands thèmes, le comparatisme s'avère d'un grand apport, que ce soit pour relever les. dissemblances au sein même des ressemblances ; distinguer ce qui sépare un pays centralisé d'une fédération ; une monarchie absolue d'une république oligarchique; une nation isolée sur un continent neuf d'une vieille nation européenne, ou bien pour remesurer l'impact de la Révolution française et lui rendre sa juste place. Durant plus de vingt ans, ces trois pays n'ont cessé de se regarder, de se comparer, de se critiquer, et donc de dialoguer. Ce qu'il en est résulté diffère fortement de ce qu'une historiographie nationale, souvent nationaliste, nous a inculqué. L'attention portée aux transferts politiques et culturels permet de revisiter la passionnante histoire des révolutions du XVIIIe siècle, inscrites dans le contexte commun des Lumières, mais marquées par des cultures et structures beaucoup plus anciennes. Les résultats sont étonnants, et d'autant plus que la mise en perspective soulève des questionnements inattendus, suscitant des réponses en conséquence.
Résumé : Voici des générations que les manuels d'histoire nous l'enseignent avec 1789, la France a balayé des siècles de despotisme et éclairé les nations du monde entier. La Révolution française, moment fondateur de l'histoire de notre pays, scellerait la naissance de l'Europe moderne. Et s'il était temps d'élargir le point de vue franco-français ? D'abord en reprenant le récit de cette décennie sans pareille, qui a vu la Révolution se déployer au-delà des frontières nationales, au son de La Marseillaise, mais aussi à grand renfort de troupes et de canons : entre 1789 et 1799, c'est toute l'Europe qui est emportée par une tourmente indissociablement lumineuse et guerrière. Puis il faut rappeler que, en matière de révolution, la France n'a ni l'exclusive ni la primeur : dans les années 1770 déjà, la révolution américaine suscitait l'émoi des contemporains ; sans parler de celle des Provinces-Unies, qu'admirait tant Mirabeau, une page d'histoire européenne dont nous ne savons rien. Car la Révolution française en a gommé le souvenir : unique, universelle, messianique, c'est ainsi qu'elle est passée à la postérité. Comme si l'esprit révolutionnaire était né en France...
Adulé de Napoléon 1er dans sa jeunesse, Louis Bonaparte a longtemps été un frère très docile. Ses malheurs domestiques avec la brillante, mais superficielle, Hortense de Beauharnais ont conforté l'image terne qu'a brossée de lui une postérité fort sévère pour la famille Bonaparte. Face au grand Napoléon, à son génie et à sa gloire, Louis le mélancolique fait bien triste figure. On en oublierait presque la période la plus passionnante de sa vie, quand il fut nommé roi de Hollande par un empereur désireux d'imposer sa loi en Europe et d'abattre la puissance britannique. Assis sur le trône au printemps 1806, Louis conquiert sa véritable identité et s'avère un Bonaparte pur sang. Autoritaire, voire autocrate, travailleur énergique, esprit curieux et éclairé, comme son aîné, il veut tout savoir, tout diriger et tout entreprendre. Mais Napoléon n'entend pas que la Hollande soit indépendante ou qu'elle viole la politique qu'il met en oeuvre sur le continent. Aussi, Louis sera-t-il déchiré entre ses devoirs de frère et ceux de souverain. Pourtant, il saura rallier les Hollandais, autrefois ardents républicains, au régime monarchique. Dans son royaume, Louis est entré dans l'histoire comme un "bon roi", attentif au sort de ses sujets.
Résumé : La Révolution a mauvaise réputation. On reconnaît la belle universalité de ses principes, mais on honnit les violences qui en ont ponctué le cours, conspuées sous le nom de Terreur. Ces représentations occultent tout à la fois les difficultés de l'entreprise et les énormes espérances que suscita l'événement. L'historienne Annie Jourdan nous invite à reconsidérer ce moment fondateur de notre modernité. Au fil des pages, elle en fait revivre les temps forts dans une approche sensible aux aléas qu'ont dû affronter les protagonistes. Elle déroule les faits grâce à un important corpus d'archives, constitué d'actes, de lettres, de courriers, de mémoires, où la Révolution se joue au gré des passions françaises. On mesure alors la force du ressentiment qui plonge le pays dans une longue guerre civile, que seule l'armée parviendra à apaiser. C'est que deux légitimités sont aux prises : celle de la monarchie, ancrée dans l'Histoire ; et celle de la nation, fondée sur le suffrage populaire. L'événement eut une portée internationale, on le sait. Nombre de soulèvements s'ensuivent, qui rebattent les cartes : en Amérique, en Irlande, aux Pays-Bas, en Suisse. Mais l'on a souvent tu les discordes civiles qui accompagnèrent ces changements, là-bas comme ici. En restituant l'histoire dans sa globalité, avec ses aspérités et ses mémoires troubles, Annie Jourdan réalise une grande fresque de la Révolution, entre vérité et légendes.
Voici des générations que les manuels d'histoire nous l'enseignent : avec 1789, la France a balayé des siècles de despotisme et éclairé les nations du monde entier. La Révolution française, moment fondateur de l'histoire de notre pays, scellerait la naissance de l'Europe moderne. Et s'il était temps d'élargir le point de vue franco-français ? D'abord en reprenant le récit de cette décennie sans pareille, qui a vu la Révolution se déployer au-delà des frontières nationales, au son de La Marseillaise, mais aussi à grand renfort de troupes et de canons entre 1789 et 1799, c'est toute l'Europe qui est emportée par une tourmente indissociablement lumineuse et guerrière. Puis il faut rappeler que, en matière de révolution, la France n'a ni l'exclusive ni la primeur : dans les années 1770 déjà, la révolution américaine suscitait l'émoi des contemporains ; sans parler de celle des Provinces-Unies, qu'admirait tant Mirabeau, une page d'histoire européenne dont nous ne savons rien. Car la Révolution française en a gommé le souvenir : unique, universelle, messianique, c'est ainsi qu'elle est passée à la postérité. Comme si l'esprit révolutionnaire était né en France...
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.