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Lettres à Diane d'Andalo
JOURDAIN DE SAXE
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204083348
Fin lettré, prédicateur au charisme incomparable, Jourdain de Saxe - qui succéda à saint Dominique à la tête de l'ordre des Prêcheurs - rencontra Diane d'Andalà alors qu'il était encore provincial de Lombardie : celle-ci avait fait profession de vie religieuse entre les mains de Dominique lui-même, malgré l'opposition virulente de sa famille. Devenu son guide et son ami, Jourdain la soutiendra fidèlement, ainsi que les membres de sa petite communauté naissante de Sainte-Agnès, à Bologne. Cette relation donna lieu à une correspondance exceptionnelle à plus d'un titre : si elle permet de suivre Jourdain dans ses nombreux voyages et d'assister à la rapide expansion que connut l'Ordre en ce début du mue siècle, elle permet surtout d'admirer une amitié spirituelle forte, chaleureuse, entre un homme et une femme animés par le désir de se soutenir mutuellement dans la recherche de Dieu et l'accomplissement de leur vocation. Par son constant souci fraternel, Jourdain y témoigne également de l'importance que les frères attachent à la présence, au c?ur même de l'Ordre, des moniales qui, par leur écoute de la Parole de Dieu, leur prière et leur vie fraternelle, soutiennent la vie et la mission des frères, en participant ainsi à la tâche de la prédication. Tous deux, Jourdain de Saxe et Diane d'Andalà, ont été déclarés bien-heureux. Jourdain de Saxe fait la connaissance de Dominique et de ses frères à l'université de Paris. II reçoit l'habit dominicain en 1220, est nommé provincial de Lombardie en 1221, puis est élu à la tête de l'Ordre l'année suivante. Pendant près de vingt ans, il sillonnera toute l'Europe, prêchant, soutenant les nouvelles fondations, poursuivant l'organisation institutionnelle de l'Ordre. II meurt en 1237, dans le naufrage du bateau qui le ramenait de Terre sainte où il avait visité Ies premiers frères qui s'y étaient installés. Premier biographe de saint Dominique, il est l'auteur du Libellus sur les origines de l'ordre des Prêcheurs, édité par le frère Marie-Humbert Vicaire dans Saint Dominique et ses frères. Évangile ou croisade ? Textes du nie siècle présentés et annotés par M.-H. Vicaire (Paris, Éd. du Cerf 1967).
Résumé : " Si dans l'avenir les avions atteignent la vitesse de la lumière, il leur faudra traverser son "mur" et peut-être passeront-ils dans un règne dont une porte s'est ouverte par erreur le 10 août 1901 pour Miss C. A. E. Moberly et Miss E. F. Jourdain. Leur "aventure" est sans doute la plus considérable de toutes les époques et il est dommage que la science répugne à ces phénomènes exceptionnels, car sinon elle en éclairerait considérablement sa lanterne. " Ainsi parle Jean Cocteau dans sa préface aux Fantômes de Trianon dont l'apparition constitue Une aventure. Deux demoiselles anglaises de la Belle Epoque sont transportées dans le Versailles du XVIIIe siècle. Voyage dans le temps ? Exemple avéré de hantise ? L'héritière et historienne des auteurs, et de l'aventure, Joan Evans, juge la présente édition supérieure à toutes les autres, livre " savant et exact ", avec une introduction " remarquablement érudite et impartiale ". Cette introduction, par Robert Amadou, retrace en cent pages, pourvues de références abondantes, toute l'affaire et ses extraordinaires rebondissements.
Résumé : De tous les sociologues français du XXe siècle, Pierre Bourdieu (1930-2002) est sans doute aujourd'hui le plus connu et le plus controversé. Son oeuvre foisonnante a durablement marqué le champ intellectuel en France et dans le monde. A l'origine d'une nouvelle théorie du monde social qui s'appuie sur des concepts clés tels que l'habitus, la violence symbolique ou le champ, Pierre Bourdieu s'attache à mettre au jour la réalité des rapports sociaux pour mieux la dénoncer. Cet ouvrage présente trois dimensions centrales de l'oeuvre de Pierre Bourdieu : sa réflexion épistémologique sur le métier de sociologue, sa théorie de l'espace social et l'élaboration de ses principaux concepts d'analyse à travers l'étude de domaines particuliers (école, culture, Etat et économie). Dans chacun des chapitres, sont présentés, outre les écrits de Pierre Bourdieu, des travaux d'auteurs qui ont poursuivi sa réflexion ou qui s'en sont inspirés. C'est en s'intéressant aux apports et aspects critiques de la sociologie de Pierre Bourdieu que peuvent être saisies l'importance et la nature de son influence intellectuelle aujourd'hui.
Résumé : Etre heureux au travail, y trouver du sens et de la joie, voilà une quête qui peut sembler bien peu réaliste. Pourtant, dès lors que l'on se met à cultiver sa vie intérieure, à favoriser une écologie personnelle intégrale, tout s'oriente différemment et des intuitions inconnues affleurent à la surface de notre conscience. Cet écho donne un puissant sentiment d'utilité et de capacité d'action. Mais toutes n'ont pas la même saveur. Certaines orientent vers ce que l'on peut engager du meilleur de soi-même et avoir une action positive pour transformer le monde. D'autres peuvent conduire à des impasses ; cela suppose d'apprivoiser ses fragilités, ses peurs et ses attachements, pour garder le cap de l'unité intérieure dans les milles et vents contraires de la vie professionnelle. Honorer ces intuitions ne va pas de soi. Comme pour un voyage, il faut se préparer et prendre du temps. Un guide progressif, subtil et concret sera utile à tous ceux qui s'interroge sur le sens du travail.
Biographie de l'auteur Auteur maintenant confirmé, Hervé Jourdain est capitaine de police au sein de la Brigade Criminelle de Paris. Féru d'histoire de la justice et de la police, il a déjà été récompensé par le Grand Prix des lecteurs VSD du polar.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones