Vaisseau de pierre unique dans sa conception architecturale, long de plus de 100 mètres et culminant à près de 50 mètres de hauteur, la cathédrale Saint-Etienne de Bourges, initiée dès 1195, n'en finit pas de livrer ses secrets. Cet ouvrage, richement illustré, présente l'actualité de la recherche menée sur ce chef-d'oeuvre de l'art gothique et du génie humain, classé au titre des monuments historiques depuis 1862 et inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1992. Les travaux récents menés par la conservation régionale des monuments historiques, direction régionale des affaires culturelles (DRAC) Centre-Val de Loire, tant sur les portails que sur la toiture et le mobilier ont, en effet, ouvert la voie à de nouvelles études et permis des découvertes inédites. De l'histoire de l'édifice à son architecture en passant par ses techniques de construction et son ornementation, ce livre permet également d'appréhender l'économie d'un chantier hors norme, de proposer une nouvelle lecture de la figure de saint Guillaume, archevêque de Bourges, contemporain de l'édification de la cathédrale, et de mettre en valeur la délicatesse et la richesse du décor sculpté et des vitraux.
Edifiée sur une durée de près de 400 ans entre le XIIIe et le XVIe siècle, la cathédrale de Tours illustre parfaitement l'évolution de l'art gothique, de ses origines à la Renaissance. Mais c'est sans aucun doute aux XVe-XVIe siècles, lorsque la ville de Tours s'enorgueillit de la présence régulière des souverains français et de la cour, que la cathédrale s'enrichit d'une décoration exceptionnelle et en particulier d'une façade flamboyante impressionnante, haut rideau de dentelles de pierre couronné de deux tours. La cathédrale manifeste alors l'opulence d'une ville royale à la Renaissance. Nourri par les apports scientifiques les plus récents, ce livre explique l'histoire architecturale exceptionnelle de cet édifice, donne accès au décor sculpté foisonnant, montre la magnificence des baies vitrées et révèle la richesse d'un mobilier jusqu'à présent ignoré.
Chartres, cathédrale emblématique, reste toujours à découvrir. La réouverture de son trésor, déployé dans la chapelle Saint-Piat, restaurée pour accueillir les plus beaux morceaux de sculpture gothique et parée de vitraux contemporains, a permis la mise au jour d'un exceptionnel décor peint du xive siècle. L'édifice y est montré en construction. Si les lancettes du XIIe, la rose et la galerie des rois du XIIIe siècle de sa façade occidentale sont identifiables, c'est la première représentation connue d'éléments disparus : sa flèche nord romane et la couverture médiévale de sa nef. La Vierge introduit le chantier, allusion probable à la fondation mythique de la cathédrale de son vivant, orchestrée par les chanoines qui ont mis en images, autour de la célèbre relique du Voile de la Vierge, la société de leur temps et les orientations de l'Eglise. Cette peinture est un nouveau témoignage de l'admirable conservation des trésors de pierre et de verre de la cathédrale. Cet ouvrage fait ressortir avec une rare clarté le lien étroit entre l'architecture, la sculpture de ses neuf portails, les 15o baies aux vitraux de couleur et la polychromie de son décor intérieur qui flamboie à nouveau dans une lumière approchant son état primitif. Il évoque l'éclat retrouvé de la dentelle de pierre du "tour de choeur" sculpté au début du XVIe siècle, les stucs et les draperies bleues du choeur mis au goût du XVIIIe siècle, le mobilier liturgique conçu par l'orfèvre Goudji pour la croisée du transept.
Erigé en 1862 à Paris, au coeur du nouveau quartier de l'Opéra, fondateur avec le Grand Hôtel du Louvre de la grande hôtellerie contemporaine en France, le Grand Hôtel instaure à Paris une nouveauté qui n'eut de cesse de se développer. A l'heure de son inauguration, le Grand Hôtel émerveille et devient l'un des théâtres privilégiés de la "Fête impériale". La table est un atout fondamental sur lequel repose le succès primitif de l'entreprise créée par les frères Pereire. Toutefois, l'émergence de nombreux concurrents fait que le Grand Hôtel perd progressivement son rang. Aussi, à l'orée du XXe siècle, l'arrivée aux commandes d'Arthur Millon, restaurateur d'origine modeste, insuffle au Grand Hôtel une nouvelle ligne entrepreneuriale et pose les bases d'une nouvelle réussite. Du .fait d'une activité incessante, il édifie un véritable empire dans le monde de la grande hôtellerie et de la restauration parisiennes que son fils André se fait fort d'étendre. Au total, Arthur et André Millon incarnent deux personnages centraux de l'histoire de cette industrie majeure du développement du tourisme parisien et national. Cependant, les mésententes familiales font que le Grand Hôtel, tout comme le reste de l'empire, passe sous bannière italienne en 1972. C'est à la découverte de la riche histoire du doyen des palaces parisiens que ce livre convie.
A travers une galerie de portraits de traducteurs et traductrices ayant exercé entre 1940 et 1944, cet ouvrage offre un éclairage nouveau sur la vie littéraire durant la seconde guerre mondiale. Traduire, comme écrire, sous la botte de l'occupant nazi, c'est résister ou collaborer. Ce livre explore les trajectoires individuelles et le travail de ces médiateurs, "acteurs invisibles de la littérature". Quelle est leur place ? Dans quel contexte évoluent-t-ils ? Quel est leur rôle ? Hélène Bokanowski, Maurice Betz, Pierre Darmangeat, Paul de Man ou encore Jean Wahl : ces portraits saisissent la traduction sous plusieurs aspects : biographique, historique, sociologique, historique, éditorial et théorique. En s'appuyant sur des archives privées inédites, cet ouvrage constitue un apport précieux aux études sur la vie littéraire francophone en temps de guerre. Avec les contributions de Lucile Arnoux-Famoux, Albrecht Betz, Stéphanie Braendli, Pauline Giocanti, Yanno Guo, Sylvie Humbert-Mougin, Alexis Tautou, Hubert Roland, Thomas Vuong.
Les informations relatives à la nourriture sont de nature extrêmement diverse. L'alimentation intervient dans les conceptions de la santé, des plaisirs, des moeurs, de l'ordre public. Les sources d'information disponibles sur l'alimentation sont nombreuses et leurs visées respectives peuvent, ou bien se renforcer, ou bien se contredire. La question est alors de savoir comment les consommateurs arbitrent entre santé et plaisir, nutrition et saveur, bienséance et confort, croyance et science, tempérament et pression sociale, innovation et habitude, ou encore considérations éthiques et servitudes quotidiennes. Quelle légitimité accordent-ils aux paroles d'interlocuteurs venant d'horizons divers, de la médecine à la publicité, du gouvernement à la philanthropie, et qui diffusent messages et recommandations concernant la nourriture et l'hygiène de vie ? Ce sont les questions qui animent ce livre. Les chapitres contribuent à la restitution de l'univers informationnel des consommateurs depuis le XIVe au XXe siècle. Ils s'attachent à décrire et expliquer l'émergence et le fonctionnement des repères qui nous orientent dans les marchés alimentaires et des services qui s'y rattachent. Les thèmes concernent l'identification des produits et de leurs caractéristiques, l'imagination liée à l'alimentation et à la cuisine, et l'intervention des autorités publiques dans les transactions alimentaires.
Poulet Emmanuel ; Bubrovszky Maxime ; Bulteau Samu
Depuis l'invention, en 1985 par Antony Barker, du premier appareil permettant de stimuler de manière non invasive le cortex cérébral au moyen d'un champ magnétique focalisé, la rTMS connaît un essor considérable comme outil thérapeutique en psychiatrie. C'est aujourd'hui une option de traitement à l' efficacité clairement établie, qui doit encore prendre sa place dans les propositions thérapeutiques en santé mentale.Cet ouvrage didactique dresse l'état de l'art de l'usage et des applications de la rTMS, en particulier dans le domaine de la psychiatrie, des aspects historiques, pratiques et techniques jusqu'aux questions de modulation du fonctionnement cortical dans le cadre des applications en recherche. Il détaille également l'ensemble des données disponibles dans les principales applications thérapeutiques, de la dépression (dorénavant reconnue comme une indication au niveau international) à d'autres applications thérapeutiques pour lesquelles la rTMS représente une voie de traitement prometteuse.4e de couverture : Depuis l'invention, en 1985 par Antony Barker, du premier appareil permettant de stimuler de manière non invasive le cortex cérébral au moyen d'un champ magnétique focalisé, la rTMS connaît un essor considérable comme outil thérapeutique en psychiatrie. C'est aujourd'hui une option de traitement à l' efficacité clairement établie, qui doit encore prendre sa place dans les propositions thérapeutiques en santé mentale.Cet ouvrage didactique dresse l'état de l'art de l'usage et des applications de la rTMS, en particulier dans le domaine de la psychiatrie, des aspects historiques, pratiques et techniques jusqu'aux questions de modulation du fonctionnement cortical dans le cadre des applications en recherche. Il détaille également l'ensemble des données disponibles dans les principales applications thérapeutiques, de la dépression (dorénavant reconnue comme une indication au niveau international) à d'autres applications thérapeutiques pour lesquelles la rTMS représente une voie de traitement prometteuse.