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Quo Vadis ? Contexte historique, littéraire et artistique de l'oeuvre de Henryk Sienkiewicz
JOUCAVIEL KINGA
PU MIDI
16,00 €
Épuisé
EAN :9782858167661
Dès sa parution en 1896, le roman de Henryk Sienkiewicz Quo vadis? est devenu un best-seller mondial: tiré à des millions d'exemplaires, immédiatement traduit dans des dizaines de langues, sa carrière triomphale est couronnée en 1905 par le Prix Nobel. Mais l'engouement populaire pour ce récit historique des temps néroniens et des débuts du christianisme, agrémenté d'une intrigue amoureuse entre un soldat romain et une jeune chrétienne, n'est pas partagé par tous. En France en particulier, thuriféraires et détracteurs du roman s'opposent sur les questions du message apologétique, du symbolisme patriotique, des sources ou des emprunts documentaires, de l'originalité créatrice, de l'analyse psychologique, etc. La présente publication développe tous ces thèmes, initialement exposés lors du colloque organisé par la Section de Polonais de l'Université de Toulouse-le Mirail dans le cadre des Semaines polonaises.
Il y a d'abord, au centre du texte, au centre de la scène, une femme emplie de compassion et débordante d'un instinct maternel inassouvi. Elle a adopté de nombreux enfants mais, très vite, s'est égarée dans un monde hostile et sans repères. Cette étonnante figure féminine renvoie l'image réfractée de toutes les femmes, que leur assignation biologique, leur statut social, leur prétendu sentimentalisme continuent de reléguer dans un rang subalterne. Pièce polyphonique à une seule voix. Personnage unique à identités multiples. Répétitions. Variations du rythme. Ellipses. Incohérences apparentes. Eclatement de la forme scénique. Tout, dans ce drame empreint d'une radicale modernité, concourt à produire un effet de rêve hypnotique et envoûtant.
Un visiteur français reconnaît, parmi les objets exposés au Mémorial de la Shoah à Paris, la valise de son père, un Juif déporté à Auschwitz. Ce vestige d'un passé douloureux renvoie à toutes ces reliques banales, muettes et terrifiantes, enfermées dans des musées et dont Matgorzata Sikorska-Miszczuk désapprouve l'excessive sacralisation. Pour autant, cette valise est le point de départ d'une quête où le personnage principal se retrouve confronté à l'Histoire et à la mémoire. Pour l'auteur, qui récuse toute fatalité historique, il s'agit d'ouvrir la valise du passé pour en extraire le secret, révéler au grand jour la vérité et l'affronter lucidement - seule façon d'accéder à la quiétude et d'espérer des jours meilleurs...
Condamné pour meurtre, Jacob est innocenté après plusieurs années de détention. Il retrouve la liberté, mais le monde extérieur lui paraît aussi fermé et hostile. Il s'interroge sur les causes de sa condamnation et sur l'existence d'une main mystérieuse qui régit l'ordre du monde "au-dessus" des lois morales écrites par les hommes. La réflexion sur les questions existentielles, morales et ontologiques fait de cette pièce une grande parabole sur la condition humaine.
Résumé : C'est une histoire banale racontée de façon peu banale? Le personnage central, Pani Anina (Madame Anina), traverse une crise de dépression post-partum. Sa vie ne correspond pas à ce qu'on appelle "vie de tout le monde" et cette altérité lui pèse et l'accable. Ecartelée entre les devoirs de mère et les rêves de femme, elle plonge dans un état de culpabilité et d'impuissance qui l'éloigne de la réalité. Le traitement médicamenteux s'avère inefficace, et la tentative de rapprochement avec un homme, décevante. Son amant, vigoureux et pragmatique de par son métier de boucher, véhicule lui aussi une odeur de la mort? Les "faibles", personnages de la pièce, portent des noms - Un tel, Une telle, Un autre - aussi indéfinis et insignifiants que leur existence. Noyés dans le monde corrompu par le nihilisme, ils forment une nouvelle catégorie ontologique.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Nés dans les années 1960, les jeux vidéo ont, en quelques décennies, accédé au rang de fait économique et culturel majeur. On est en effet bien au-delà, aujourd'hui, d'un phénomène générationnel. Smartphones, tablettes, consoles de salon et portatives ont modifié le profil du gamer type. Désormais, on joue à tout âge, filles ou garçons, ensemble ou séparément, en couple, entre amis, en famille. Les débats sur le sexisme qui ont récemment agité la communauté des pratiquante.s montrent qu'il est nécessaire, voire urgent, de considérer le fait vidéoludique sous l'angle du genre. Ce livre est le premier, en France, à aborder cette question de front en interrogeant les dispositifs de mise en scène et de narration qui construisent dans les jeux vidéo le masculin et le féminin, les modalités genrées d'expression et d'identification à l'oeuvre dans les relations joueur.se / avatar et les changements introduits par l'avènement des gameuses dans l'univers masculinisé des jeux vidéo.
Ce recueil, construit comme un dialogue entre universitaires, psychologues et psychanalystes, cible la complexité des liens qui unissent l'amour à la sexualité, décrivant et analysant la névralgie de leur articulation. La partition du sexe et de l'amour est soumise à travers les chapitres à l'épreuve des contextes psychopathologiques actuels, interrogeant le féminin, la dépendance, la mort, la temporalité, la procréation et la création. Cet ouvrage sur amour et sexualité est aussi une déclaration amoureuse à la psychanalyse et la psychologie clinique, ces disciplines qui courageusement accueillent, dans l'intimité de leurs séances, la complexe singularité du sujet pour permettre ce qu'Elisabeth Roudinesco nomme une "révolution de l'intime". Les auteurs rappellent les variations de l'amour et cherchent à les conjuguer à différents temps et modes : aimer, être aimé, s'aimer, sans oublier ses modalités d'expression sous transfert. Les situations cliniques originales qui y sont présentées partagent cette complexité de l'amour, décrivent ses dérives, ses ratages, et décortiquent ses liaisons et déliaisons avec la sexualité.