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Une histoire de la pensée juridique en Allemagne (1800-1918). Idéalisme et conceptualisme chez les j
Jouanjan Olivier
PUF
40,00 €
Épuisé
EAN :9782130550914
Il conviendrait de considérer les histoires de la pensée comme on lit des romans policiers. Cela vaut aussi des histoires de la pensée juridique. En elles, se nouent des intrigues complexes, se jouent des vies et des destins, s'organisent des traquenards et des libérations. On rencontre des assassins et des victimes. Et des policiers. Des bons, des méchants. Des brutes, des truands. Des justes, peut-être. Il y a des montages, des machinations. Les pensées, même les plus pures et les plus juridiques, sont des actes intentionnels. L'homicide involontaire est rare. On fabrique des théories, des métathéories justificatrices comme on fabrique son alibi. La vérité est mise en abîme. L'arme du crime est toujours le concept. Mais elle a pu être plus ou moins bien préparée, aiguisée, effilée, et le coup porté plus ou moins efficacement: ce qui se voit à la netteté et la profondeur des entailles pratiquées sur le corps des doctrines, blessées ou supprimées. Il faut donc comprendre les ressorts de l'énigme et procéder au démantèlement des montages qui rendent incertaine la frontière qui sépare la vérité du "réel" et la vérité de la "fiction". Car les pensées juridiques, pour dire la vérité du droit, s'accrochent à des montages mythologiques qui sont autant de trésors de l'imagination. Ce livre raconte l'une de ces histoires. Une histoire dans la pensée juridique allemande, dans les pensées juridiques allemandes. Retracer un itinéraire qui va de Savigny et l'Ecole historique jusqu'à Georg Jellinek et donc du droit privé au droit public, à la construction dogmatique de l'Etat dans l'Allemagne du XIXe siècle, sur la base d'une exploration des imaginaires conceptuels que sollicitent les juristes, de cela que l'on nomme la pensée juridique: telle est ici l'ambition. O.J.
Les "valeurs", apparaissent fréquemment dans le discours des juristes, en particulier à propos des droits fondamentaux. Pourtant, parce qu'elles ne constituent pas un objet véritablement juridique, il semble que la science du droit contemporaine peine à en saisir la substance. La présence des valeurs dans le monde du droit, tout autant que l'impensé théorique qui l'entoure, rendent alors particulièrement nécessaire une étude approfondie sur le rapport entre valeurs et normes, c'est-à-dire sur la fondation axiologique du droit. La question des valeurs est de celles que l'on qualifie parfois de fondamentales. Elle interroge, en effet, les fondations libérales de notre ordre juridique, ainsi que notre rapport à la connaissance et à la morale. Du problème de la rationalité des valeurs aux tensions démocratiques qui en découlent, les questions recelées par les valeurs sont nombreuses et riches d'enseignements pour la science du droit.
Jellinek Georg ; Roy Marie-Ange ; Jouanjan Olivier
L'évolution des constitutions nous livre un enseignement important dont la signification considérable n'est toujours pas appréciée à sa juste valeur : les règles de droit sont incapables de maîtriser effectivement la distribution du pouvoir politique. Les forces politiques réelles se meuvent selon leurs propres lois qui agissent indépendamment de toute forme juridique". (Georg Jellinek). Lorsque le droit croit avoir saisi la politique, celle-ci en vérité s'en empare et le modifie sans même en toucher le texte. C'est de ce phénomène des changements constitutionnels informels que le grand juriste positiviste, Georg Jellinek, livre ici la première étude approfondie.
Grewe Constance ; Jouanjan Olivier ; Maulin Eric ;
Résumé : La justice constitutionnelle est devenue, au cours de la seconde moitié du XXe siècle, un dispositif de régulation des systèmes constitutionnels démocratiques. La France n'a pas échappé à cette évolution. S'emparant de cet objet nouveau, la doctrine juridique en a disséqué les procédures, analysé les pouvoirs et systématisé la jurisprudence. Elle a comparé les systèmes de justice constitutionnelle à travers deux notion même de justice constitutionnelle, souvent confondue avec le seul contrôle de la constitutionnalité de la loi. Qu'est-ce donc qu'exercer la " justice constitutionnelle " ? Appliquer la constitution ? Résoudre certains types de litiges ? Garder l'ordre constitutionnelle ? Et quel doit être le statut scientifique de la notion de justice constitutionnelle " ? Garder l'ordre constitutionnelle ? Est-elle une notion de droit positif, une notion de la doctrine juridique, ou bien du droit comparé, de l'analyse des systèmes politiques ? Autrement dit : à quoi cette notion doit-elle nous servir ?
Jouanjan Olivier ; Savigny Friedrich Carl von ; Pu
Au début du me siècle, en Allemagne, dans le mouvement de l'idéalisme allemand et du romantisme, le thème de l'histoire prend une dimension nouvelle. La science juridique ne pouvait échapper à cette reconfiguration générale de la pensée dirigée contre les Lumières et la Révolution française. L'esprit de l'Ecole historique du droit, telle que la fonde Savigny en 1815 et que la développe Puchta, son principal disciple, est toutefois davantage qu'une simple idéologie conservatrice et réactionnaire. Elle est aussi intimement attachée au puissant mouvement de la spéculation philosophique qui anime la pensée dans l'Allemagne post-kantienne. Olivier Jouanjan présente le célèbre texte par lequel Friedrich Carl von Savigny inaugure la Revue pour la science historique du droit et annonce le programme de l'Ecole historique, ainsi que de larges extraits de l'Encyclopédie dans laquelle Georg Friedrich Puchta expose de façon systématique la théorie de l'Ecole. Ces deux textes capitaux de l'histoire de la pensée juridique moderne sont pour la première fois traduits en français. Enfin, Joachim Rückert donne à la question de la méthode chez Savigny toute sa profondeur réflexive. Atelier de recherche : Les constructions identitaires des jeunes dans un contexte de crise des identités. Les sciences sociales actuelles admettent que deux notions essentielles posent problème : celle de l'identité et celle de la jeunesse. Magali Boumaza, Nicolas Hubé présentent les travaux d'un atelier de recherche consacré l'identité des jeunes et coordonné par le Groupe de sociologie politique européenne.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.