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La communication chez les insectes sociaux et autres
Jost Jean-Pierre
COMPLICITES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782351202265
La communication chez les insectes sociaux ou non se fait par le biais de quatre types de signaux fondamentaux : sonores, tactiles, visuels et chimique (phéromones). En raison de la complexité des interactions chez les insectes sociaux ils font appel à plusieurs canaux de communication différents. C'est le cas chez les abeilles, les fourmis, les termites et les blattes par exemple. Cela permet un enchainement d'une multitude d'interactions élémentaires. En fonction des besoins de la colonie, la communication par phéromones permet, par exemple, une dynamique dans la distribution des différentes tâches à accomplir et assure la cohésion de la colonie. La communication acoustique est surtout mise en pratique chez les cigales, grillons criquets et sauterelles tandis que la communication par la lumière est utilisée chez les lucioles. Les femelles et mâles de papillons de jour communiquent par signes visuels et par phéromones tandis que pour ceux de nuit c'est essentiellement par phéromones. Les insectes perçoivent également les messages chimiques et visuels émis par les plantes. Le plan Ecophyto 2 a fixé une échéance à 2025 pour diminuer au moins de moitié l'usage de pesticides traditionnels qui pourraient être, entre autre, avantageusement remplacés par l'usage de phéromones spécifiques pour contrôler efficacement les populations d'insectes nuisibles aux cultures. A cet effet plusieurs stratégies sont envisageables : le piégeage en masse, le système attracticide, l'autostérilisation, la confusion sexuelle et l'autoconfusion ou les plantes transgéniques produisant des phéromones. La bioluminescence des lucioles est aussi appliquée dans la chimie analytique et certains tests médicaux. Ce que nous savons sur la communication chez les insectes sociaux est mis en pratique dans la robotique.
L'exploration de l'intelligence animale présente plusieurs aspects fascinants. Les observations faites sur le comportement et la communication par le biais de la parole pour les perroquets et le langage signé pour les primates ou les dauphins ont révélé des capacités cognitives insoupçonnées. La mémoire des animaux est parfois fabuleuse, à l'exemple de ce Bonobo qui mémorise une série de chiffres plus rapidement qu'un humain. Ou bien ces oiseaux qui gardent en mémoire des milliers de cachettes de graines. Ou encore ce sont ces chiens qui se souviennent du nom de plus de trois cents objets différents en deux langues. Les communications intuitive et par gestuelle avec les animaux domestiques ouvrent peut-être de nouvelles perspectives dans notre relation avec les animaux.
Les animaux sont en mesure de nous donner de bons exemples d'entraide, d'altruisme et parfois même d'empathie. Dans la nature l'entraide est omniprésente et c'est l'un des moteurs important de l'évolution des espèces. L'entraide s'observe aussi bien chez les insectes sociaux que chez les mammifères supérieurs et certains d'entre eux sont à même de manifester de l'empathie envers nous. L'entraide chez les invertébrés marins se présente sous les formes les plus surprenantes. L'entraide chez les oiseaux sociaux est omniprésente et certaines espèces coopèrent même avec l'homme dans sa quête de nourriture et ils participent aux services de voirie en empêchant la propagation de maladies. Les mammifères marins et terrestres : dauphins, baleines, primates, éléphants, chevaux et chien, par exemple, ont développé les formes les plus évoluées d'entraide et d'altruisme non seulement au sein de leur propre espèce, mais encore envers les humains. Le cheval depuis les temps anciens est l'animal qui a le plus marqué notre histoire. Le chien fidèle compagnon de l'homme fait preuve d'altruisme, d'empathie d'où ce dernier de même que les chevaux (ânes et poneys compris) et les chats (ronron-thérapie) ont leur place dans la thérapie des humains souffrant de troubles relationnels, du sommeil ou autres.
Résumé : Lors d'infections ou de ravages, les plantes renforcent leurs barrières structurales de défense. Par la même occasion elles déclenchent par l'intermédiaire d'éliciteurs une cascade de réactions aboutissant à la synthèse de substances chimiques (phytoalexines) dirigées contre ses ennemis. Parmi celles-ci il y a les alcaloïdes, terpènoïdes, composés phénoliques, cyanogènes, lectines et diverses enzymes. Ces substances sont soit déjà présentes dans la plante (anticipines) soit induites par les pathogènes et ravageurs. Une plante peut neutraliser les toxines des pathogènes et vice versa. L'interférence par l'ARN permet aux plantes de lutter contre les virus, la méthylation de l'ADN réduit les gènes étrangers au silence. Les hormones de stress (éthylène, jasmonate, salicylate, acide abscissique, strigolactones, systémine) sont impliquées dans les réactions de défense. Les substances volatiles servent à communiquer entre plantes (appel aux parasitoïdes, avertissement de dangers d'infection ou de prédation). La communication souterraine entre plantes se fait à l'aide de mycorhizes (Internet souterrain). Ce que nous avons appris sur les stratégies de défense chez les plantes a son application pratique dans la lutte contre les maladies et les parasites.
Résumé : Changement de régime alimentaire, production d'antibiotiques, consommation d'alcool pour réduire le stress, contrôle des naissances... Des insectes aux éléphants, on observe le phénomène d'automédication. Il se manifeste aussi bien chez les animaux sauvages que domestiques. Ces derniers se soignent eux-mêmes si on leur en donne la possibilité. Les formes les plus élaborées d'automédication volontaire s'observent chez les primates. Elle se présente sous différentes formes : l'usage interne ou externe de plantes, de minéraux ou d'invertébrés. Les composés chimiques ou les propriétés physiques des plantes sont mis à profit pour lutter contre les parasites... Comment les animaux ont-ils découvert les vertus curatives des plantes, des minéraux et des invertébrés ? Comment ce savoir est-il transmis ? Quelles sont les preuves d'une automédication chez les animaux ? Autant de questions auxquelles répond cet ouvrage, où l'on comprend très vite que les humains proches de la nature ont largement profité et profitent encore de ce que les animaux ont " appris " en matière d'automédication. Instructif et surprenant !
C'était au début des vacances de Noël, un soir vers vingt et une heures, que mon téléphone me rappela soudain l'existence du monde extérieur. Je venais de déposer " L'Ecume des Jours " de Boris Vian, en me demandant ce que j'allais proposer à mes élèves en classe terminale de langues modernes, comme lecture cursive pour le deuxième trimestre. J'hésitais entre " L'Ecume des Jours " de Boris Vian, et " La Mort est mon Métier " de Robert Merle. Si j'optais pour Vian, ce serait un choix poétique, celui du coeur. Si je retenais Merle, ce serait par motivation politique, inspirée par la recrudescence des mouvements néonazis ou négationnistes, ainsi que la montée du racisme et de l'antisémitisme.
Résumé : Beyrouth, dans les années 1990. Ce sont les dernières années de la guerre civile. Hana, femme de ménage au lycée international est atterrée. Son fils Jad, treize ans, vient de poignarder un de ses camarades à l'aide d'un couteau à huîtres. Le récit est un flash-back. On remonte au début de l'année scolaire pour comprendre ce qui a bien pu motiver Jad. L'enfant est soumis à une pression constante de la part de sa famille, disloquée, et de son pays, meurtri par la guerre. La blessure de Jad entraîne un rapport particulier au monde : l'enfant s'échappe constamment dans ses rêves, il s'isole, il s'identifie aux êtres les plus fragiles : les victimes, les animaux... Son amitié avec son camarade de classe, Raphaël, et avec un vieux pêcheur et sa fille lui permettent de tenir le coup. L'enfant trouvera-t-il les ressources nécessaires pour ne pas sombrer définitivement dans la folie ?