Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Philippe Claudel. Ecrire et rêver les images
Joqueviel-Bourjea Marie ; Strasser Anne
EDUL
20,00 €
Épuisé
EAN :9782384510092
Sait-on jamais d'où viennent les désirs et comment naissent les histoires ? Issu d'un colloque international à l'Université Paul-Valéry Montpellier 3, Philippe Claudel : écrire et rêver les images est le premier ouvrage collectif consacré à l'écrivain-cinéaste multirécompensé (prix Erckmann-Chatrian, Renaudot, César, BAFTA, Golden Globe...), notamment auteur des Ames grises ou du Rapport de Brodeck et réalisateur d'Il y a longtemps que je t'aime. L'auteur considérant ses romans et films comme autant d' "histoires d'images" , l'ouvrage explore naturellement son oeuvre avec les images pour fil conducteur. Il affirme ainsi une continuité entre littérature et cinéma et aborde toutes les formes pratiquées par Philippe Claudel, du roman au film en passant par la nouvelle, le fragment autobiographique ou encore la scène. On trouve ici une analyse globale fondée sur une pluralité d'approches critiques par des chercheurs reconnus issus de plusieurs pays d'Europe. L'ouvrage contient trois textes inédits de Philippe Claudel. Marie Joqueviel-Bourjea est professeure des universités en langue et littérature françaises à l'Université Paul-Valéry Montpellier 3 et membre du Rirra 21 (Université Paul-Valéry Montpellier 3). Ses travaux portent principalement sur la littérature française et francophone contemporaine et la création littéraire et artistique. Anne Strasser est maître de conférences en langue et littérature françaises à l'Université de Lorraine et membre du centre de recherche Littératures, Imaginaire, Sociétés (Université de Lorraine). Ses travaux portent principalement sur la littérature contemporaine et les écritures de soi.
Depuis une trentaine d'années, et singulièrement depuis la publication des Ruines de Paris en 1977, l'oeuvre de Jacques Réda réinvente, assumant l'héritage baudelairien, la figure du poète flâneur. Banlieues, faubourgs et terrains vagues sont, explicitement, ses lieux de séjour comme de traversée. Il convient toutefois de bien mesurer les motivations, les enjeux, comme les formes, pris par cet en marche. C'est qu'en dépit de son bien-fondé, l'image quelque peu dérisoire du "poète à Solex" - telle que la critique aime à l'évoquer - se révèle insuffisante à dire l'ambition de cette flânerie. Elle ne saurait notamment prendre en charge la dimension autoréflexive, profondément soucieuse d'elle-même, authentiquement curieuse des autres, d'une écriture à la palette étonnante. De circonstance assurément, le poème rédien n'en oublie pas pour autant de penser. Prenant appui sur un désastre intime originaire, que vient corroborer un monde en ruines travaillé par le désarroi des hommes, la déréliction des oeuvres, la déshérence de la nature, il oeuvre, dans le plus entier paradoxe, à bâtir le lieu d'une habitation heureuse. De fait, selon la formule célèbre reprise par Heidegger à Hölderlin, et riche de toutes les oeuvres poétiques dont il se nourrit, le poème rédien fait, expressément, habiter...
Joqueviel-Bourjea Marie ; Cauville Joëlle ; Bonnet
Résumé : Que fait avec le silence une oeuvre hautement narrative, qui ne cesse, depuis 1999, de nous raconter des histoires et, visiblement, de prendre plaisir à le faire ? Les deux études critiques tentent de répondre à cette apparente aporie : la première revient sur la place qu'occupe le silence dans le processus claudélien de création littéraire ; la seconde appréhende les affinités, même secrètes, sur lesquelles se fonde la silencieuse gestation d'une oeuvre. A ces lectures fait suite un remarquable entretien avec Philippe Claudel qui, en prolongeant les interrogations, s'attache à l'ensemble du parcours du romancier-cinéaste. L'ouvrage, que ponctuent trois textes confiés par l'auteur, se referme sur un long inédit, "La Petite" . Ainsi gagnera-t-on à appréhender ce livre comme la trajectoire d'un effacement progressif du commentaire, des études initiales au récit final, en passant par l'entretien à quatre voix cédant la place à la parole littéraire. Engageant un dialogue entre des sensibilités que retient une même oeuvre, un désir précis anime l'ouvrage : donner à entendre la voix d'une écriture singulière, dont l'un des soucis majeurs serait de parvenir, avec les mots de tout le monde, à "sculpter du silence" .
Boissière Anne ; Joqueviel-Bourjea Marie ; Jalliet
Comment faire naître et engager une parole à soi quand on est philosophe et femme ? Ce livre répond à partir de la voix, en inventant un dispositif inédit d'écriture : rédiger des lettres à d'autres femmes, amies, artistes ou philosophes, dans un partage qu'instaure la confiance. Ces lettres ne sont pas destinées à être envoyées par la poste, mais à être oralisées afin de créer un lien d'adresse et d'écoute, par le biais duquel la parole peut se lever dans ce qu'elle a de relationnel et d'unique. Un tel dispositif met en défaut l'abstraction d'un logos philosophique qui voudrait n'avoir ni bouche ni oreilles. La voix, ici, est envisagée dans sa dimension expressive et dans sa valeur d'incorporation du discours. Entre philosophie et art, cette correspondance fictive vocalisée se ressaisit d'un parcours de vie, inclut le vécu de l'expérience corporelle et ses aléas. Sa portée critique est celle d'un geste philosophique qui ne répète pas la violence de l'abstraction, mais fait advenir une parole de femme, poreuse à l'expérience de vie, dans le tissage qu'opèrent concrètement le sens et le sensible.
Résumé : Comment faire sourdre des phrases qui soient au diapason de l'existence ? Qui la révèlent, la déplient - et nous l'expliquent ? La lucidité qui naît du désastre, mais aussi la confi ance en un corps habité par ses fantômes, invitent à mettre en oeuvre une éthique de la parole - et de la poésie - qui fasse "de la déchirure un lieu où vivre" . L'assurance de la voix de Marie Joqueviel - claire, vibrante, allante -, et l'intensité du rythme qu'elle impose sont d'une absolue maîtrise formelle. Ses propos touchent avec délicatesse à l'expérience commune de la survie dans la perte, de la persistance au coeur des aimés disparus.
Mobilisation collective en vue d'un projet politique, la "nouvelle frontière" apparaît comme autant de nouveaux territoires à explorer, dans tous les domaines de la société : innovations, enjeux sociétaux, défis environnementaux... Ce numéro de la revue Questions de communication consacre un dossier aux nouvelles frontières dans les domaines de la société, de l'exploration spatiale et des institutions scientifiques. Dans les "Echanges" , plusieurs contributeurs répondent à la question de l'urgence dans la recherche initiée dans le numéro 40 de la revue. Six "Notes de recherche" traitent de la géolocalisation entre adolescents, des vidéos de debunking sceptique, des mécanismes du prestige sur les réseaux sociaux, du traitement de la presse espagnole au sujet des tortures, des labels des industries culturelles et de la forme universitaire. La rubrique "En VO" accueille un article sur les combattants afro-américains stationnés en France pendant la Première Guerre mondiale. La rubrique "Focus" propose une lecture approfondie de l'ouvrage Le Viol de la foule par la propagande politique de S. Tchakhotine. Enfin, les "Notes de lecture" rendent compte de 56 publications. Jean-Stéphane Carnel est maître de conférences en sciences de l'information et de la communication et membre du Groupe de recherche sur les enjeux de la communication (Gresec - Université Grenoble Alpes). Ses recherches portent sur les archives audiovisuelles. Benoit Lafon est professeur en sciences de l'information et de la communication et membre du Groupe de recherche sur les enjeux de la communication (Gresec - Université Grenoble Alpes). Ses recherches portent sur la socio-histoire des médias.
Ce numéro interroge la pertinence et les limites de la classe des adverbes encore utilisée pour la description du français malgré sa remise en cause par les linguistes Ce numéro de la revue Verbum consacré à la catégorie "adverbe" livre un retour général sur les critères d'établissement des parties de discours, catégories grammaticales ou classes de mots et interroge la pertinence et les limites de la classe des adverbes encore utilisée pour la description du français malgré sa remise en cause par les linguistes.
La démocratie n'est-elle pas encore en carence de sa propre forme scolaire ? Cet ouvrage aborde les enjeux de l'Ecole, en particulier l'Ecole primaire française, du point de vue de la didactique, de la psychanalyse et de la philosophie. Partant du constat d'une crise des institutions touchant aussi l'Ecole, les auteurs prennent position dans les débats qui animent le monde de l'enseignement : la question des missions historiques de la transmission de la culture, les rapports entre l'Ecole et son environnement social, le problème du déclin engagé de l'institution scolaire, les enjeux de pédagogie, etc. La démocratie n'est-elle pas encore en attente de sa propre forme scolaire ? L'ouvrage ouvre la voie d'une reconstruction de "la forme scolaire d'éducation" . Henri Louis Go est professeur à l'Université de Lorraine et membre du Laboratoire interuniversitaire des sciences de l'éducation et de la communication (Lisec). Ses recherches portent sur une approche philosophico-didactique de l'Ecole Freinet pour une reconstruction de la forme scolaire d'éducation. Frédérique-Marie Prot est maîtresse de conférences à l'Université de Lorraine et membre du Laboratoire interuniversitaire des sciences de l'éducation et de la communication (Lisec). Ses recherches cliniques portent sur le lien psychique-didactique pratiqué à l'Ecole Freinet.
Ce numéro traite la pluralité au sens large. Il montre que celle-ci ne se résume pas à un appariement entre forme (marque du pluriel) et sens (pluralité correspondant à "plus d'un") et qu'elle présente une remarquable "épaisseur" : au sein d'une langue, la pluralité s'exprime par différents moyens tandis que les formes plurielles renvoient à plusieurs significations et référents (ensemble d'individus, tout constitué, partie d'un ensemble...). Cette polysémie permet de nombreuses réalisations sémantiques régulières mettant autant d'outils rhétoriques et discursifs à disposition : jeux sur la pluralité, argumentation par valorisation/dévalorisation du nombre, de l'unité ou de la diversité...