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Jacques Réda : la dépossession heureuse. "Habiter quand même"
Joqueviel-Bourjea Marie
L'HARMATTAN
34,50 €
Épuisé
EAN :9782296006218
Depuis une trentaine d'années, et singulièrement depuis la publication des Ruines de Paris en 1977, l'oeuvre de Jacques Réda réinvente, assumant l'héritage baudelairien, la figure du poète flâneur. Banlieues, faubourgs et terrains vagues sont, explicitement, ses lieux de séjour comme de traversée. Il convient toutefois de bien mesurer les motivations, les enjeux, comme les formes, pris par cet en marche. C'est qu'en dépit de son bien-fondé, l'image quelque peu dérisoire du "poète à Solex" - telle que la critique aime à l'évoquer - se révèle insuffisante à dire l'ambition de cette flânerie. Elle ne saurait notamment prendre en charge la dimension autoréflexive, profondément soucieuse d'elle-même, authentiquement curieuse des autres, d'une écriture à la palette étonnante. De circonstance assurément, le poème rédien n'en oublie pas pour autant de penser. Prenant appui sur un désastre intime originaire, que vient corroborer un monde en ruines travaillé par le désarroi des hommes, la déréliction des oeuvres, la déshérence de la nature, il oeuvre, dans le plus entier paradoxe, à bâtir le lieu d'une habitation heureuse. De fait, selon la formule célèbre reprise par Heidegger à Hölderlin, et riche de toutes les oeuvres poétiques dont il se nourrit, le poème rédien fait, expressément, habiter...
Héron Pierre-Marie ; Joqueviel-Bourjea Marie ; Par
Après la seconde guerre mondiale, la radio française a volontiers confié ses émissions de poésie à des poètes : Philippe Soupault, Pierre Emmanuel, Pierre Jean Jouve, Jean Amrouche, Jean Lescure, Francis Carco, Michel Manoll, André Beucler, Loys Masson, Louis Foucher, Luc Bérimont, Paul Eluard, Claude Roy, Jean Breton, Pierre Béarn, Armand Robin, Frédéric Jacques Temple, Claude Royet-Journoud, Jean Daive, André Velter, Frank Smith, Jean-Pierre Siméon... Sans doute avec l'idée que ceux-ci seraient bien placés pour faire entendre la poésie à la radio - comme on fait appel à un sociologue pour parler de sociologie ou à un médecin pour parler de médecine-, tout en contribuant à enrichir, en tant que créateurs, l'expression radiophonique. Il y a bien des façons de parler de poésie sur les ondes, de dire et de faire entendre des poèmes, comme en témoignent les deux CD d'archives sonores joints à ce livre. Mais par-delà la diversité des styles, des formats et des intentions, les émissions présentées dans ce volume, produites entre 1946 et 2007, chacune à leur manière rendent audible une idée de la poésie, interrogent la place de celle-ci dans le champ littéraire et dans la société, manifestent le rapport du poète-producteur au public de son temps et mettent en oeuvre une poétique du dire et de la parole radiophonique. Certaines d'entre elles, sans être conçues comme des poèmes, font oeuvre. Au croisement de l'histoire littéraire, de l'histoire de la radio et d'une esthétique des formes et de la réception, Poésie sur les ondes examine la spécificité des "voix de poètes" à la radio. Puisse ce livre convaincre aussi de leur nécessité dans la sphère publique et le paysage sonore contemporain !
Joqueviel-Bourjea Marie ; Cauville Joëlle ; Bonnet
Résumé : Que fait avec le silence une oeuvre hautement narrative, qui ne cesse, depuis 1999, de nous raconter des histoires et, visiblement, de prendre plaisir à le faire ? Les deux études critiques tentent de répondre à cette apparente aporie : la première revient sur la place qu'occupe le silence dans le processus claudélien de création littéraire ; la seconde appréhende les affinités, même secrètes, sur lesquelles se fonde la silencieuse gestation d'une oeuvre. A ces lectures fait suite un remarquable entretien avec Philippe Claudel qui, en prolongeant les interrogations, s'attache à l'ensemble du parcours du romancier-cinéaste. L'ouvrage, que ponctuent trois textes confiés par l'auteur, se referme sur un long inédit, "La Petite" . Ainsi gagnera-t-on à appréhender ce livre comme la trajectoire d'un effacement progressif du commentaire, des études initiales au récit final, en passant par l'entretien à quatre voix cédant la place à la parole littéraire. Engageant un dialogue entre des sensibilités que retient une même oeuvre, un désir précis anime l'ouvrage : donner à entendre la voix d'une écriture singulière, dont l'un des soucis majeurs serait de parvenir, avec les mots de tout le monde, à "sculpter du silence" .
Sait-on jamais d'où viennent les désirs et comment naissent les histoires ? Issu d'un colloque international à l'Université Paul-Valéry Montpellier 3, Philippe Claudel : écrire et rêver les images est le premier ouvrage collectif consacré à l'écrivain-cinéaste multirécompensé (prix Erckmann-Chatrian, Renaudot, César, BAFTA, Golden Globe...), notamment auteur des Ames grises ou du Rapport de Brodeck et réalisateur d'Il y a longtemps que je t'aime. L'auteur considérant ses romans et films comme autant d' "histoires d'images" , l'ouvrage explore naturellement son oeuvre avec les images pour fil conducteur. Il affirme ainsi une continuité entre littérature et cinéma et aborde toutes les formes pratiquées par Philippe Claudel, du roman au film en passant par la nouvelle, le fragment autobiographique ou encore la scène. On trouve ici une analyse globale fondée sur une pluralité d'approches critiques par des chercheurs reconnus issus de plusieurs pays d'Europe. L'ouvrage contient trois textes inédits de Philippe Claudel. Marie Joqueviel-Bourjea est professeure des universités en langue et littérature françaises à l'Université Paul-Valéry Montpellier 3 et membre du Rirra 21 (Université Paul-Valéry Montpellier 3). Ses travaux portent principalement sur la littérature française et francophone contemporaine et la création littéraire et artistique. Anne Strasser est maître de conférences en langue et littérature françaises à l'Université de Lorraine et membre du centre de recherche Littératures, Imaginaire, Sociétés (Université de Lorraine). Ses travaux portent principalement sur la littérature contemporaine et les écritures de soi.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.