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Le cauchemar
Jones Ernest
PAYOT
30,50 €
Épuisé
EAN :9782228896603
Qu?est-ce qu?un cauchemar? Quand se produit-il? Que signifie-t-il? Quels sont ses liens avec les superstitions d?autrefois? « Les patients névrosés ou psychotiques - écrit Ernest Jones - sont dans une large mesure les descendants des sorcières d?autrefois, des lycanthropes, etc., en même temps que des gens qui y croyaient. Les souffrances qu?ils endurent sont peut-être aussi tyranniques et non moins largement répandues que les processus analogues du Moyen Âge. On peut sérieusement poser la question de savoir si un patient affligé d?une phobie morbide, la peur du tonnerre par exemple, souffre moins que celui qui avait peur du Diable. À maints égards, la position du dernier était réellement meilleure, étant donné que ses amis comprenaient sa peur et la tenaient pour justifiée. »
Ernest Jones (1879-1958) est une des grandes figures de l'histoire du mouvement psychanalytique. Ce n'est pas pour ses quelques écrits théoriques qu'il rendit son nom célèbre. Son grand ?uvre fut la vaste entreprise biographique consacrée à Freud qui accapara les dix dernières années de sa vie. Du père de la psychanalyse, Jones ne fut pas l'ami le plus proche mais fut sans doute le plus fidèle allié. Si son indépendance d'esprit lui permit de ne pas toujours épouser les positions du maître viennois, ce ne fut pas, comme Jung ou Adler, par défi ou par volonté de rupture mais au contraire pour préserver ce qui lui paraissait être l'essentiel de la psychanalyse. Médecin de formation, Jones devient dès 1906 un des premiers adeptes de l'hypothèse de l'inconscient outre-Manche. Il apprend l'allemand pour pouvoir lire L'Interprétation du rêve. Son adhésion farouche à une théorie jugée scandaleuse par les m?urs victoriennes du début du siècle lui valurent quelques démêlés avec la justice. Une fois acquise la confiance de Freud, à partir de la Première Guerre mondiale, ses vertus de gardien du temple le conduisirent à jouer un rôle de premier plan dans l'histoire du développement international des institutions psychanalytiques, et en particulier lors des crises qu'elle traversa. On aura compris que l'ouvrage volumineux, méthodique et précis de Jones sur la vie et l'?uvre de Freud est à lire comme un témoignage et un document historique de premier ordre. Du même auteur : Hamlet et dipe. Une autre grande synthèse biographique rédigée par un proche, M. Schur : La Mort dans la vie de Freud (1972). Ouvrages historiques plus récents sur Freud : F.J. Sulloway, Freud, biologiste de l'esprit (1979) ; P. Gay, Freud, une vie (1988). --Emilio Balturi
«En relatant le mieux possible la genèse des découvertes originales de Freud, nous pouvons à bon droit considérer que la plus grande d'entre elles - celle de l'universalité du complexe oedipien - lui avait été rendue plus aisée par sa propre et peu habituelle constellation familiale, par la stimulation que celle-ci provoqua et par les occasions de total refoulement qu'elle fournit... Possédant une énorme puissance de travail, il s'était entièrement voué à sa tâche... Mais il possédait deux qualités bien plus rares encore : une imagination créatrice... et un courage indomptable qui, allié à une honnêteté absolue, lui permit de se saisir des fantômes qui hantent les profondeurs abyssales où nul avant lui ne s'était jamais aventuré.» Cette monumentale et passionnante biographie fut publiée de 1953 à 1957. Très documentée, elle présente l'immense intérêt d'être rédigé par un proche collaborateur et disciple, qui, ayant suivi une formation intellectuelle semblable à celle de S. Freud fut capable de dialoguer durant 30 ans avec le maître. Il bénéficia en outre de la confiance de la famille Freud, de sa fille Anna en particulier qui lui confia de nombreux documents familiaux.
«En 1901, Freud, âgé de quarante-cinq ans, a atteint la pleine maturité et parachevé une évolution que peu de gens parviennent à mener à bien. Si, du point de vue intellectuel, il s'est montré assez précoce, il n'est arrivé que bien plus lentement à son équilibre émotionnel... C'est pendant la dernière année du siècle que parut son oeuvre magistrale L'interprétation des rêves, incontestablement le plus grand livre de Freud et qui contient le germe de tout son travail ultérieur.» Durant plusieurs années, son travail de neurologue lui permit non seulement de faire vivre sa famille mais à travers ses patients de confirmer et renforcer ses propres observations. «A sa grande surprise et à l'encontre de ses propres tendances puritaines, Freud se trouva de plus en plus tenu par les résultats de ses recherches à accorder une importance étiologique aux facteurs sexuels». Ses conférences et écrits attirèrent peu à peu de jeunes médecins et disciples, étrangers au cercle viennois, avec lesquels il put discuter régulièrement et sortir ainsi de ses «années de splendide isolement». E. Jones montre combien furent fécondes ces années de travail et d'échanges qui permirent à Freud d'améliorer constamment sa technique et de maîtriser la méthode psychanalytique.
Presque aveugle à l'âge de seize ans, Aldous Huxley (1894-1963) vécut jusqu'en 1939 avec une vision très déficiente. C'est alors qu'il découvrit la méthode du Dr W.H. Bates, une méthode de rééducation visuelle à base psychologique, qui lui permit en quelques mois de lire sans lunettes. Par gratitude envers ce pionnier de l'éducation visuelle, Huxley écrivit L'Art de voir. Il y explique la méthode du Dr Bates en la rapprochant des grandes découvertes de la psychologie moderne. Car apprendre à mieux voir, c'est apprendre à mieux vivre. Non seulement mieux vivre avec les autres, mais aussi mieux vivre avec soi-même.
Avec un humour ravageur et tout britannique, l'anthropologue Nigel Barley s'enfonce dans l'île indonésienne de Sulawesi (Célèbes) à la recherche de ce qui reste de la culture toraja. Au terme d'un parcours semé d'embûches (administrations capricieuses, pluies tropicales, sangsues voraces, transports aléatoires), il découvre un peuple chaleureux et accueillant, niché dans des montagnes à la beauté sauvage. D'un optimisme sans faille, l'auteur parviendra à faire venir à Londres les meilleurs artisans torajas. Ce sera alors son tour de devoir répondre à leurs questions, dans une version exotique de l'arroseur arrosé. Nigel Barley, qui s'était signalé par ses expéditions rocambolesques en Afrique de l'Ouest (Un anthropologue en déroute et Le Retour de l'anthropologue), nous offre ici un récit savoureux et montre, s'il en était besoin, que le respect et l'amitié se jouent des différences culturelles. --Guillaume Segerer
Pékin, 1935. Ella Maillart et le journaliste espion Peter Fleming - qui inspirera à son frère le personnage de James Bond - quittent la cité impériale. Leur but : traverser la Chine d'est en ouest, atteindre les oasis interdites du Xinjiang, berceau d'une culture millénaire, et, de là, gagner le Cachemire, sur l'autre versant du monde, par les cols muletiers du Pamir et du Karakoram. En toute clandestinité, car le Turkestan chinois, dont la population ouigours est à majorité musulmane, est alors en plein soulèvement..."De la côte chinoise à l'Inde mogole, sans doute le plus beau trajet de pleine terre qu'on puisse faire sur cette planète. Ce récit magnifique est aussi un livre heureux." (Nicolas Bouvier)Notes Biographiques : Ella Maillart (1903 - 1997) est une des voyageuses les plus étonnantes du XXe siècle. Exploratrice par quête de vérité, écrivain et journaliste par nécessité, photographe par goût, Ella Maillart, célèbre pour ses multiples exploits sportifs, ses voyages et ses livres, va parcourir les régions les plus réculées de la planète, dans des conditions qui relevaient de la plus pure aventure. En 1930 et en 1932, elle découvre le Caucase et l'Asie centrale. En 1935, en Chine, elle accomplit un raid extraordinaire dans les contrées désertiques au nord du Tibet et au Sinkiang. Plus tard, guidée par quelques sages hindous, les sentiers du monde furent remplacés par le sentier vers le soi. Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-qformat:yes; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Calibri","sans-serif"; mso-ascii-font-family:Calibri; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; mso-fareast-theme-font:minor-fareast; mso-hansi-font-family:Calibri; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-theme-font:minor-bidi;} Nicolas Bouvier (1929-1998), l'un des plus grands écrivains voyageurs de langue française, est notamment l'auteur de L'Usage du monde.
Résumé : Pionnier de l'approche et de la cure psychanalytique des psychoses, Paul Claude Racamier montre, dans cet ouvrage devenu un classique, à quelles complexités de la vie mentale se livre le moi schizophrénique. Jusqu'où le moi peut-il aller trop loin ? Quelle différence existe-t-il entre psychose et folie ? Comment faire pour être en n'étant pas ? Telles sont quelques-unes des énigmes soulevées par Racamier, qui présente pour la première fois des notions nouvelles ou renouvelées comme la séduction narcissique, l'Antoedipe et la paradoxalité. Éclairant les ressorts universels de l'existence humaine, elles n'ont pas fini de faire leur chemin dans la connaissance des groupes et des familles comme des individus.