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LA VIE ET L'OEUVRE DE SIGMUND FREUD. Tome 2, Les années de maturité, 1901-1919
Jones Ernest
PUF
57,30 €
Épuisé
EAN :9782130414810
Ernest Jones (1879-1958) est une des grandes figures de l'histoire du mouvement psychanalytique. Ce n'est pas pour ses quelques écrits théoriques qu'il rendit son nom célèbre. Son grand ?uvre fut la vaste entreprise biographique consacrée à Freud qui accapara les dix dernières années de sa vie. Du père de la psychanalyse, Jones ne fut pas l'ami le plus proche mais fut sans doute le plus fidèle allié. Si son indépendance d'esprit lui permit de ne pas toujours épouser les positions du maître viennois, ce ne fut pas, comme Jung ou Adler, par défi ou par volonté de rupture mais au contraire pour préserver ce qui lui paraissait être l'essentiel de la psychanalyse. Médecin de formation, Jones devient dès 1906 un des premiers adeptes de l'hypothèse de l'inconscient outre-Manche. Il apprend l'allemand pour pouvoir lire L'Interprétation du rêve. Son adhésion farouche à une théorie jugée scandaleuse par les m?urs victoriennes du début du siècle lui valurent quelques démêlés avec la justice. Une fois acquise la confiance de Freud, à partir de la Première Guerre mondiale, ses vertus de gardien du temple le conduisirent à jouer un rôle de premier plan dans l'histoire du développement international des institutions psychanalytiques, et en particulier lors des crises qu'elle traversa. On aura compris que l'ouvrage volumineux, méthodique et précis de Jones sur la vie et l'?uvre de Freud est à lire comme un témoignage et un document historique de premier ordre. Du même auteur : Hamlet et dipe. Une autre grande synthèse biographique rédigée par un proche, M. Schur : La Mort dans la vie de Freud (1972). Ouvrages historiques plus récents sur Freud : F.J. Sulloway, Freud, biologiste de l'esprit (1979) ; P. Gay, Freud, une vie (1988). --Emilio Balturi
Ernest Jones (1879-1958) est une des grandes figures de l'histoire du mouvement psychanalytique. Ce n'est pas pour ses quelques écrits théoriques qu'il rendit son nom célèbre. Son grand ?uvre fut la vaste entreprise biographique consacrée à Freud qui accapara les dix dernières années de sa vie. Du père de la psychanalyse, Jones ne fut pas l'ami le plus proche mais fut sans doute le plus fidèle allié. Si son indépendance d'esprit lui permit de ne pas toujours épouser les positions du maître viennois, ce ne fut pas, comme Jung ou Adler, par défi ou par volonté de rupture mais au contraire pour préserver ce qui lui paraissait être l'essentiel de la psychanalyse. Médecin de formation, Jones devient dès 1906 un des premiers adeptes de l'hypothèse de l'inconscient outre-Manche. Il apprend l'allemand pour pouvoir lire L'Interprétation du rêve. Son adhésion farouche à une théorie jugée scandaleuse par les m?urs victoriennes du début du siècle lui valurent quelques démêlés avec la justice. Une fois acquise la confiance de Freud, à partir de la Première Guerre mondiale, ses vertus de gardien du temple le conduisirent à jouer un rôle de premier plan dans l'histoire du développement international des institutions psychanalytiques, et en particulier lors des crises qu'elle traversa. On aura compris que l'ouvrage volumineux, méthodique et précis de Jones sur la vie et l'?uvre de Freud est à lire comme un témoignage et un document historique de premier ordre. Du même auteur : Hamlet et dipe. Une autre grande synthèse biographique rédigée par un proche, M. Schur : La Mort dans la vie de Freud (1972). Ouvrages historiques plus récents sur Freud : F.J. Sulloway, Freud, biologiste de l'esprit (1979) ; P. Gay, Freud, une vie (1988). --Emilio Balturi
Résumé : Riche de 671 documents, la correspondance qu'ont échangée Sigmund Freud et Ernest Jones entre 1908 et 1939 clôt la publication des lettres les plus importantes de Freud aux pionniers de la psychanalyse. Plus que toute autre, elle mérite ainsi que Riccardo Steiner le souligne dans une introduction éclairante d'être lue et interprétée comme une pièce essentielle dans notre reconstruction actuelle de cette période du passé. C'est la plus étendue dans le temps : trente et un ans de l'histoire du monde et de la psychanalyse, trente et un ans d'une relation compliquée, ambiguë entre deux hommes que tout sépare sauf leur passion pour la Cause psychanalytique. L'aîné se défie de ce Gentil ambitieux, porté aux errances amoureuses, alternativement trop diplomate et trop cassant : " Ne vous précipitez donc pas ainsi sans jamais prendre le temps de vous reposer, vous avez tout le temps devant vous, écrit en 1911 l'homme de cinquante-cinq ans au disciple de trente-deux ans... Celui-ci se sent mal aimé et multiplie les efforts pour triompher de ses rivaux dans l'estime du maître, pour se montrer le plus prévoyant et le plus fidèle des paladins. Constamment imprégnés des évènements du XXe siècle, de la Première Guerre Mondiale à la montée du nazisme, ces lettres et ces billets qui se succèdent parfois à la hâte apportent des informations précieuses sur les enthousiasmes et les luttes internes qu'accompagnèrent la naissance puis l'expansion du mouvement psychanalytique, comme sur les différends théoriques et pratiques qui les déchirèrent. Ernest Jones reste proche de Freud lors des défections d'Adler, de Stekel, de Jung, de Ranks et lors de l'éloignement de son ancien analyste S. Ferenczi. Il se veut son représentant privilégié en langue anglaise, ce qui n'ira pas sans heurts avec les psychanalystes américains mais conduira à l'édification du monument de la Standard Edition. Freud se montre souvent dur avec lui, injuste même, et c'est à propos de femmes qu'il s'exaspère le plus : Loe Kann, Joan Rivière, Melanie Klein surtout. N'est-ce pas d'ailleurs sur le thème de la sexualité féminine, plus encore qu'au sujet de la théorie de l'angoisse, de l'analyse profane, de la télépathie ou de l'identité de Shakespeare, qu'Ernest Jones osera prendre dans les années trente quelque distance avec la pensée freudienne ? Il n'empêche. Un lien affectif contrasté par son ambivalence ne cesse d'affleurer au long de cette passionnante correspondance. En 1939, au lendemain de la déclaration de guerre, à trois semaines de la mort de Freud, la dernière lettre de Jones en témoigne : " Ce moment critique me paraît propice pour vous exprimer une fois de plus mon dévouement personnel envers vous, ma reconnaissance pour tout ce que vous avez apporté dans ma vie et ma profonde sympathie pour toutes les souffrances que vous endurez. Nul ne peut dire si nous verrons la fin de cette guerre mais, en tout état de cause, ce fut une vie très intéressante et nous avons tous deux contribué à l'existence humaine, quoique à des degrés très différents. Alain de Mijolla.
D'emblée la psychanalyse a rencontré Hamlet: le jour où Freud écrit à son ami Fliess qu'il reconnaît dans ses propres désirs d'enfant le mythe d'?dipe, il fait aussi référence à Hamlet. Conjonction constante, comme le montre lumineusement Jean Starobinski dans sa préface: tout au long de l'oeuvre de Freud, le cas Hamlet escorte le paradigme oedipien comme son ombre portée.Le livre d'Ernest Jones expose dans son détail l'interprétation psychanalytique d'Hamlet, avec la rigueur d'un roman policier qui entend ne rien laisser inexpliqué: seule la psychanalyse donne la solution d'une énigme que des siècles de commentaires avaient encore obscurcie. Il met ensuite en relation l'oeuvre et son auteur et s'achève par une analyse des diverses variantes du mythe d'Hamlet.On trouvera, parmi les appendices de l'ouvrage, une étude d'une autre psychanalyste, Ella Sharpe, pour qui Hamlet n'est pas une tragédie de la procrastination, mais de l'impatience.
«En 1901, Freud, âgé de quarante-cinq ans, a atteint la pleine maturité et parachevé une évolution que peu de gens parviennent à mener à bien. Si, du point de vue intellectuel, il s'est montré assez précoce, il n'est arrivé que bien plus lentement à son équilibre émotionnel... C'est pendant la dernière année du siècle que parut son oeuvre magistrale L'interprétation des rêves, incontestablement le plus grand livre de Freud et qui contient le germe de tout son travail ultérieur.» Durant plusieurs années, son travail de neurologue lui permit non seulement de faire vivre sa famille mais à travers ses patients de confirmer et renforcer ses propres observations. «A sa grande surprise et à l'encontre de ses propres tendances puritaines, Freud se trouva de plus en plus tenu par les résultats de ses recherches à accorder une importance étiologique aux facteurs sexuels». Ses conférences et écrits attirèrent peu à peu de jeunes médecins et disciples, étrangers au cercle viennois, avec lesquels il put discuter régulièrement et sortir ainsi de ses «années de splendide isolement». E. Jones montre combien furent fécondes ces années de travail et d'échanges qui permirent à Freud d'améliorer constamment sa technique et de maîtriser la méthode psychanalytique.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.