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L'île Méditerranée
Jodice Mimmo ; Matvejevitch Predrag
MOTTA
15,20 €
Épuisé
EAN :9782742726684
Rien ne révèle mieux le destin de la Méditerranée que ses îles. [...] Ici, conciliées, elles se lient entre elles en archipels : là, désunies, elles s'éloignent l'une de l'autre où s'affrontent : Cyclades et Sporades. Iles, enfin. [...] Si limitées qu'elles puissent être, les îles ne sont pas privées de drames de portée universelle. L'histoire s'y accomplit et y trouve parfois son dénouement. [...] Elles différent 1'une de l'autre à plus d'un titre : selon leur éloignement de la côte, la nature du chenal qui les en sépare, la possibilité d'y parvenir à la rame ou même à la nage. C'est là que l'on perçoit le mieux à quel point la mer rapproche ou divise. [...] Il existe aussi des îles-continents : Chypre, la Crète, la Sicile. [...]" Ces réflexions de l'écrivain croate Predrag Matvejevitch sont à l'origine de cet ouvrage qui confronte la démarche poétique et historique de l'auteur du Bréviaire méditerranéen avec les photographies étonnamment sensuelles et originales de Mimmo Jodice. Mimmo Jodice, en effet, ne cherche pas à décrire ni à raconter. Loin de tout réalisme, ces photographies s'intéressent plus aux formes offertes par la géographie et la "matière" des îles. Déformation, dramatisation, contraste, plan décalé, image troublée : cette nouvelle expression du baroque guide notre imagination plus qu'elle ne définit le réel. Tout en constituant une documentation poétique personnelle, ces "nouveaux" paysages de Mimmo Jodice sont une métaphore du monde de l'insularité.
Qu'attendent du ciel ces statues ? Celles d'hier, tronquées et mutilées, et celles d'aujourd'hui, dans l'écho de pierre où un fleuve souterrain se meut encore, traînant les images noires auxquelles le jaillissement d'une source rendra l'ultime lumière ? Je partage avec elles une attente de paysage ; et le ciel, dans la verticalité des désirs humains, garde le bleu pour les oiseaux tardifs, qui préparent les grands voyages de l'automne. L'air répand sa pureté dans les champs restants ; et les yeux des statues reflètent l'abîme de cette mer qu'on ne voit pas, avec son immensité illuminée par la plainte des marées. Je les prends par la main, et je mène cette procession d'aveugles au bord de la falaise. Le temps existe-t-il encore ? Dans quelle autre vie le comptons-nous, additionnant les instants, jusqu'à entendre le rire de ces lèvres qui s'est estompé dans l'érosion du marbre perdant l'arôme de l'amour ?
L'Errance du regard propose, pour la première fois, l'essentiel de l'oeuvre de Mimmo Jodice consacrée à l'Italie. De Turin à Trieste, de Bolzano au Stromboli, c'est toute la péninsule italienne, photographiée pendant plus de trente ans, qui se dévoile en majesté au fil des pages. Les monuments oubliés, les jardins, les arrière-cours, les vues urbaines toujours changeantes de Milan, de Rome ou de Naples sont à la fois redécouverts et réinterprétés par un virtuose du noir et blanc qui s'est toujours interrogé sur les mystères de la lumière méditerranéenne. Nous est offerte, à travers ces pages, la possibilité de conserver en notre for intérieur une trace métaphorique, muette et poétique, de ce que l'Italie ne cesse d'inspirer à ceux qui tentent de la cerner. Biographie de l'auteur Mimmo Jodice est l'un des grands noms de l'histoire de la photographie. Né à Naples en 1934, il a enseigné à l'Accademia di Belle Arti napolitaine de 1970 à 1996. Photographe d'avant-garde dans les années 1960, il est depuis un protagoniste éminent du débat culturel italien et bénéficie d'une renommée internationale, acquise à travers ses nombreuses expositions et publications.
Outre la prestigieuse collection des Vélins, la Bibliothèque du Muséum national d'histoire naturelle conserve un fonds exceptionnel de dessins naturalistes, la plupart inédits. Exécutées aux quatre coins du monde par des peintres de renom, des scientifiques ou des voyageurs anonymes, ces oeuvres témoignent de la diversité des regards, des styles, des techniques et des supports... et toujours d'une grande fraîcheur et d'une "mise en page" inventive.. A travers un parcours chronologique et thématique, ce florilège des Plantes et fleurs du voyage met au jour pour la première fois des oeuvres représentatives des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles qui raviront le curieux des choses de la nature, le passionné de botanique, le scientifique ou l'amateur d'art. Pascale Heurtel est conservatrice des Manuscrits de la Bibliothèque centrale du Muséum national d'histoire naturelle.
Titien (1488-1490 - 1576) est le contemporain de Vasari, Michel-Ange, Tintoret et Véronèse. Il reste le souverain indiscuté de la scène vénitienne durant trois quarts de siècle. Formé dans l'atelier des Bellini et bientôt associé à Giorgione, il est dès son adolescence l'un des artistes le plus en vue à Venise. À la mort de Giovanni Bellini, en 1516, il est nommé peintre officiel de la République de Venise. Le cercle de ses commanditaires s'étend rapidement, grâce notamment au soutien de l'Arétin: son ami écrivain et essayiste ne cesse, dans ses Lettres, de décrire et de louer ses tableaux, et, ce faisant, lui permet de tisser un puissant réseau de relations. Malgré les guerres de religion et les voyages, les succès s'enchaînent: Mantoue et Ferrare auprès de Frédéric II Gonzague, Rome auprès du pape Paul III, Augsbourg auprès de Charles Quint. Enfin, il peint pour Philippe II, roi d'Espagne, et se fixe définitivement à Venise où il meurt en 1576. Titien est l'auteur d'une oeuvre immense. On lui connaît directement deux cent soixante-dix oeuvres: portraits, scènes religieuses, mythologiques, allégoriques ou érotiques. La vision sereine de ses débuts s'estompe dans sa période maniériste, au profit d'une maîtrise toujours plus libérée. Puis les guerres de religion donnent à ses travaux un ton plus dramatique, mais avec un chromatisme plus expressif. Titien est avant tout un peintre de la liberté. Une liberté thématique. Il privilégie le rendu expressif de l'aspect physique et moral de ses sujets et donne naissance au nouveau genre qu'est le portrait officiel. Parallèlement, il détourne les thèmes religieux pour exalter les plaisirs terrestres et les fastes de la mondanité. Sa peinture transpire le bonheur païen et innocent. Une liberté technique. Le recours aux tout nouveaux liants et pigments, comme à la toile, suscite à Venise recherches et inventions. Alors que l'école florentine continue d'accorder la primauté à la ligne et au dessin préparatoire, Venise privilégie la spontanéité de la touche et la richesse des coloris. S'attachant moins aux détails, Titien va jusqu'à mélanger et projeter les couleurs du bout des doigts, dans une gamme chromatique plus restreinte où se juxtaposent des taches qu'on dirait informes. Une liberté de diffusion. La toile ne présente pas les contraintes des panneaux ou des fresques. Elle se transporte aisément, même de grands formats, se montre et suscite l'envie des amateurs. C'est dans ce climat d'ouverture que l'artiste déploie son talent et connaît fortune et reconnaissance.
Le photographe Simon Edelstein parcourt le monde sur les traces des cinémas abandonnés aux USA, en France, en Italie, en Inde, au Maroc, à Cuba... Il s'est rendu dans plus de trente pays, patrouillant les quartiers lointains de nombreuses villes pour retrouver sur les façades usées par le temps et l'oubli les stigmates des splendeurs Si la foule du samedi soir ne converge plus vers ces salles usées par le temps et l'oubli et endormies sous la poussière des ans, elles dévoilent sous l'objectif de Simon Edelstein la belle archéologie de leurs façades, de leurs entrées, de leurs vastes salles de navires à la dérive. Ce livre est un hommage à ce qui demeure de l'âge d'or des salles de cinémas du monde entier. Mais aussi à leur silence et à leur résistance.
Hislen Marion ; Madeline Laurence ; Riester Franck
Chaque année, des milliers de photographies (tirages, négatifs, plaques...) et d'objets liés à ce médium entrent dans les collections publiques françaises. Musées nationaux ou territoriaux, grandes institutions culturelles, Fracs, archives ou bibliothèques enrichissent leurs fonds sans toujours pouvoir en assurer la diffusion rapide. Ce livre remédie à cet écueil par une sélection des acquisitions photographiques les plus récentes, tant dans le domaine patrimonial que dans celui de la création contemporaine. Focus sur les institutions et présentations thématiques guident la lecture et font de cette publication un véritable ouvrage de référence sur la photographie aujourd'hui. Au caractère polymorphe du médium répond celui des politiques d'acquisitions sur le territoire français. Du prestigieux fonds Marc Riboud aux photographies d'Emile Zola, des albums de famille aux clichés de la Grande Guerre et jusqu'aux oeuvres des artistes actuels les plus reconnus, + Photographie revisite l'histoire de cet art visuel, depuis ses origines jusqu'à ses utilisations les plus contemporaines.
1892, Pierre Louÿs, alors jeune poète, entreprend de collectionner des photographies érotiques et pornographiques. Méticuleux, il juge indispensable de mettre en fiches tout ce qui concerne la sexualité et il se consacre à la partie de l'anatomie féminine qui le fascine le plus. Louÿs choisit un album à la reliure assez ordinaire. De sa plume il calligraphie les descriptions des poses, ordonne, découpe, colle et n'oublie pas de signer son oeuvre. Parallèlement, à partir de 1906, il complète cette collection de photos par des écrits rassemblés sous le titre Manuel de Gomorrhe. Si ces textes ont été publiés en 2004, les photographies de Pierre Louÿs demeuraient inédites. A la mort de l'auteur en 1925, l'album est cédé pour quelques francs et passe de main en main, rejoignant même pendant de nombreuses années la collection unique que Michel Simon amasse autour de la pornographie. Pour la première fois, l'album érotique de Pierre Louÿs est publié dans une édition qui met en regard photographies et écrits que le poète consacra à son obsession pour "le cul de la femme".
Des images du Paris de nuit à celles du Paris secret des années 30Sylvie Aubenas - Quentin BajacBrassai devient célèbre en décembre 1932, à la parution de Paris de nuit. Le livre compte soixante-quatre photographies choisies avec soin et illustrant tous les aspects de la vie nocturne. Elles sont précédées d'une préface du diplomate romancier Paul Morand qui narre la déambulation, dans Paris, la nuit, jusqu'à l'aube, de l'auteur/promeneur croisant les lieux et les personnages de Brassai. Les légendes des photographies, regroupées avec des vignettes à la fin de l'ouvrage, sont de Jean Bernier. Pour obtenir cet objet parfait, clos sur lui-même comme une nuit de Paris, le photographe et les éditeurs, Charles Peignot et Jean Bernier, ont opéré un choix sévère dans l'ensemble des photographies de nuit alors réalisées par Brassai. Sous cette apparente simplicité se cache en fait plus d'un an de travail.La source principale pour comprendre la genèse du travail de Brassai se trouve dans les lettres qu'il envoie alors régulièrement à ses parents. Y transparaît la jubilation du photographe, son impatience. Il est frappant de voir que jamais il ne doute de sa réussite; il est sûr de lui, sûr que ses photographies sont les meilleures images de la vie nocturne, gue son livre aura un immense succès, et il ne cesse de le répéter. Si on ne connaissait pas la suite de l'histoire, on le trouverait bien présomptueux.La première mention de l'ouvrage dans une lettre apparaît le 5 novembre 1931; il pratique alors la photographie depuis presque deux ans: «Je peux vous donner de bonnes nouvelles: le plus grand éditeur d'art français [Arts et Métiers graphiques] a décidé de sortir un album avec mes photos du Paris nocturne.» Brassai raconte en détail que l'idée vient de lui: «Je me disais que le temps était venu de présenter mes photographies aux éditeurs susceptibles de s'y intéresser.» Il est*allé montrer à l'éditeur de Vu, Lucien Vogel, sa «collection (une centaine de photos) en les collant sur des cartons fins». Vogel, qui est aussi membre du comité de rédaction de la luxueuse et moderniste revue professionnelle Arts et Métiers graphiques, l'envoie chez Charles Peignot qui en est l'éditeur. Brassai montre une vingtaine de tirages à Peignot «en suggérant de les éditer sous le titre Paris de nuit». Celui-ci se montre très intéressé mais, hésitant à cause de la crise, il demande quinze jours de réflexion pendant lesquels il prie Brassai de ne pas contacter d'autres éditeurs.