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Les caractères de civilité. Typographie & calligraphie sous l'Ancien Régime, France, XVIe-XIXe siècl
Jimenes Rémi ; Vervliet Hendrik
PERROUSSEAUX
29,50 €
Épuisé
EAN :9782911220401
Extrait de l'introductionEn 1871, en préface à son édition des ?uvres de Louise Labé, l'éditeur parisien Edwin Tross expliquait: «Le motif qui m'a fait entreprendre cette réimpression est le désir d'employer les anciens caractères dits de civilité. [...] J'ai voulu faire exécuter un volume avec ces lettres, et j'ai choisi Louise Labé comme un agréable auteur contemporain de leur invention.»Étonnant renversement, qui met le texte au service de la typographie! Il est pourtant révélateur: à la fin du XIXe siècle, les caractères de civilité séduisent surtout par leur exotisme. Ils sont devenus pour l'éditeur un pur objet de curiosité et justifient, par leur emploi seul et sans véritable souci du texte, la réalisation d'une édition (fig. 1).Les premières «lettres françoises» gravées par Robert Granjon avaient pourtant été conçues trois siècles auparavant comme une écriture d'usage courant, employée pour tous les types de publication. Bien loin d'apparaître comme un caractère exotique, la «lettre française» imitait alors l'écriture manuscrite la plus familière aux hommes de plume, aux notaires et secrétaires français.De Robert Granjon à Edwin Tross, les caractères de civilité n'ont subi aucune métamorphose. Leur forme, figée par le graveur dans l'acier des poinçons, est restée inchangée, immuable au cours des siècles. Pourtant, la «lettre française» a revêtu des connotations différentes selon les époques, frappant l'esprit des lecteurs avec des résonances particulières. La cursive française sur laquelle s'échine l'élève d'une école paroissiale en 1830 n'est plus celle que l'on donnait à lire à l'écolier huguenot en 1560. C'est cette évolution chronologique qu'il s'agit ici d'appréhender.Esquissons d'abord une définition. Les caractères de civilité sont une typographie gothique reproduisant l'écriture cursive qu'employaient les hommes de plume français au milieu du XVIe siècle. Cette typographie est bien connue des bibliographes et des historiens du livre. Ou plus précisément, elle est bien reconnue - car son histoire comporte encore des zones de flou et des zones d'ombres.Pour désigner cette écriture, jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, les éditeurs se sont contentés d'évoquer une «lettre française d'art de main», une «lettre façon d'écriture», ou simplement une «cursive française». Ce n'est finalement qu'aux environs des années 1740 que l'on commence à employer «lettre de civilité». Cette expression est néanmoins aujourd'hui parfaitement acceptée par les historiens de la Renaissance, qui l'utilisent à profusion. Dans les pages qui suivent, je sacrifie donc à cet usage, m'adonnant à mon tour à ce léger péché d'anachronisme. Pour éviter la lourdeur de trop nombreuses répétitions, j'emploie également les expressions «cursive française» et «gothique cursive» comme synonymes de «caractères de civilité».
Valentin est seul. Seul dans un collège où aucun professeur, aucun éducateur ne s est aperçu de sa souffrance. Seul dans une classe où tous les élèves savent, mais ne disent rien. Seul face à la violence sournoise de celui qui aurait pu être un ami... Comment se défendre alors, quand on a perdu tout espoir, comment s en sortir quand on a perdu le goût de vivre?
Pour Louise, la journée commence mal: son amoureux Victor, qui a toujours été adorable avec elle, s'est mis à l'ignorer, brusquement, sans explication. Comme un malheur n'arrive jamais seul, sa maman a décidé de ne pas rentrer à la maison, ni ce soir, ni les autres... Trop c'est trop, pour Louise!
Quand les Français entreprennent la conquête de l'Algérie, à partir de 1830, un jeune chef leur fait face: Abd el-Kader. Contre les troupes coloniales, il va diriger la résistance. Ce formidable guerrier saura faire preuve de courage mais aussi d'une grande sagesse. Il deviendra une figure mythique de la lutte contre le colonialisme.
Résumé : " En contemplant le ciel vide, je sus que Paris ne me retenait plus. Je partirais en Pologne, ou ailleurs à l'est de l'Europe. Je rêvais de grandes plaines matelassées d'herbe, de nuits fraîches où, lové dans une couverture un peu rêche, je regarderais mille milliards d'étincelles, roulant dans mes doigts une boucle de comète. Je rêvais d'une polonaise Wonderbra, avec qui franchir la ligne Curzon. Dans la verte plaine hérissée de pylônes électriques, survivances post-soviétiques, nous ferions l'amour, puis boirions de la vodka fraîche et brûlante comme la vie. " Pour se rendre en Pologne, le héros de cette aventure choisit la plus sûre et la plus philosophique des routes : la vodka. Le voyage sans souci ni bagage, allègre et poétique, d'un Attrape-c?urs parisien.
Perrousseaux Yves ; Rault David ; Ballerini Michel
Quelques décennies d'informatique ont suffi pour bouleverser considérablement le travail de saisie de texte ou de mise en page. Aujourd'hui, quasiment tout le monde est amené à se servir d'un clavier et d'un ordinateur, voire de logiciels spécifiques, pour créer divers documents, dans un cadre privé ou professionnel. Du collégien au retraité, en passant par toutes les tranches d'âge et de secteurs d'activité, l'ordinateur, devenu incontournable, s'est imposé partout ? mais il ne fait pas tout. Même si les traitements de texte actuels proposent beaucoup de fonctionnalités et de paramètres, réglables ou automatiques par défaut, le choix typographique définitif appartient toujours à l'utilisateur qui crée son document. Un choix qui n'a très souvent rien d'évident et qui suscite bien des questions, auxquelles cet ouvrage apporte des réponses. Comme l'écrivait Yves Perrousseaux dès la première édition de son ouvrage, " chaque personne concernée devrait maîtriser l'expression typographique de sa langue ". Ces Règles de l'écriture typographique du français s'adressent donc à toutes les personnes qui utilisent un logiciel de traitement de texte ou de mise en page mais qui ne possèdent pas, ou très peu, les connaissances typographiques nécessaires pour composer correctement un article, une brochure, un mémoire ou une publication importante. De l'emploi des majuscules à celui des guillemets, de l'écriture des nombres à l'emploi des espaces et de la ponctuation, l'ouvrage aborde toutes les questions qu'on peut se poser en saisissant un texte. Cette nouvelle édition, revue et augmentée, tient compte de l'évolution des logiciels et des règles ou des habitudes qui ont pu en découler ? un ouvrage pratique indispensable pour un travail de qualité.
L'idée de cet ouvrage est née de l'activité de vulgarisation de l'auteur, docteur en linguistique ancienne, sur les réseaux sociaux : Hugo Blanchet y a en effet constaté aussi bien l'intérêt que le public peut porter aux origines des mots que l'étonnement suscité par de curieuses étymologies. La langue française, au cours de son histoire, s'est enrichie de nombreux mots d'origines variées, de ses racines latines, gauloises ou germaniques jusqu'à l'arabe, l'hébreu, le persan, le sanskrit, etc. L'origine de certains emprunts est encore perceptible dans le vocabulaire courant mais, pour beaucoup d'autres, cette origine et le cheminement souvent insoupçonné de ces mots ont été comme effacés par l'usage qui en est fait. Par exemple, comment penser que cidre ou mesquin viennent d'une langue de la Mésopotamie de l'âge du bronze, que barge remonte aux hiéroglyphes de l'égyptien ancien, ou qu'une ville de la Palestine antique se cache derrière l'échalote ? Cet Abécédaire illustré des mots voyageurs n'est pas une simple approche lexicale : les études de l'auteur en linguistique comparée lui permettent, grâce aux données les plus récentes de la phonétique et de la morphologie historiques, d'aborder non seulement l'origine mais aussi l'arborescence multiple que portent souvent les mots les plus communs de notre vocabulaire. Le choix de ces mots voyageurs entre ainsi dans une démarche originale, une suite de Flâneries étymologiques où les illustrations d'Anouck Ferri accompagnent merveilleusement cette invitation à un voyage inattendu.
Peu de créateurs de caractères peuvent se targuer de représenter, à eux seuls ou presque, la création typographique d'un pays tout entier. Jean-François Porchez est de ceux-là. Profondément français, il a su créer de nombreuses passerelles avec le monde typographique anglo-saxon. Lorsqu'il ne parcourt pas le monde, il travaille sur des projets typographiques au sein de son studio ZeCraft, sur des caractères pour Typofonderie, ou bien il partage sa passion avec ses étudiants à Paris, toujours prêt à communiquer et échanger autour de son art, avec une passion et un enthousiasme intacts, de Los Angeles à Helsinki en passant par New York ou Bangkok. Ses alphabets habillent les pages de quotidiens comme "Le Monde" ou "The Baltimore Sun", les murs du métro parisien parisien et du BHV, les articles de maroquinerie de Louis Vuitton, la communication de Yves Saint-Laurent Beauté, de Peugeot, de La Poste, de Sephora ou de la chanteuse Beyoncé. Et pourtant, cet amoureux de la lettre, ce pédagogue-né n'avait jamais fait l'objet d'un ouvrage ou d'une monographie ; c'est maintenant chose faite.