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Jihad : des origines religieuses à l'idéologie. Idées reçues sur une notion controversée
Benraad Myriam
CAVALIER BLEU
13,00 €
Épuisé
EAN :9791031807874
Plus de deux décennies après les attentats du 11 septembre 2001, le terme jihad est entré dans le langage commun, mais généralement de façon caricaturale. Dévoyé de son sens premier, son usage s'est banalisé au gré des attaques terroristes, renvoyant dans l'imaginaire collectif aux combattants musulmans ultra-violents venus anéantir nos sociétés. Une vision portée par les jihadistes eux-mêmes, qui voient dans leur combat un véritable pilier religieux et une réaffirmation identitaire absolue. Cette polarisation des perceptions a conduit à d'intenses polémiques dans la sphère publique, entre pourfendeurs d'une islamophobie présumée et critiques acerbes de l'islam, toutes très éloignées des faits comme des sources, et brouillant une juste compréhension des bouleversements ayant pris place ces dernières décennies. Quelle signification accorder au jihad selon les époques ? Quels rapports entre jihad et jihadisme ? Pourquoi continuer d'évoquer le jihad alors que la violence qui s'en réclame a nettement décru ? Cet ouvrage creuse ces questions pour déconstruire bien des stéréotypes encore véhiculés sur le sujet et donner à voir la métamorphose d'une menace, pour proposer une perspective distanciée, critique et donc plus apaisée sur un objet d'étude sensible et complexe.
La défaite de l'Etat islamique, organisation apparue en Irak à l'automne 2006, ne fait aucun doute : après les pertes de Mossoul et Raqqa, le groupe terroriste n'administre plus aucun territoire ni aucune population. Ses ressources ont été détruites. Son commandement a été laminé au fil de frappes ciblées. Des milliers de combattants ont été tués ou mis hors d'état de nuire. L'Etat islamique est privé, de facto, de toute capacité réelle d'agir. Pourtant, cette organisation continue d'inquiéter, notamment avec la reprise des attentats dans ses anciens bastions et l'extension transnationale de son combat. Partout, l'Etat islamique cherche encore à séduire une jeunesse désocialisée, et de nombreux militants seraient toujours actifs, beaucoup s'étant transportés de l'Irak et de la Syrie vers d'autres terrains. L'idéologie de l'Etat islamique n'est pas défaite non plus, et l'organisation ne se résume pas à des modes opératoires terroristes : elle continue de représenter un soulèvement, une politique, une révolte, que l'on serait bien imprudents d'ignorer. Préface de Pierre-Jean Luizard
De toutes les émotions, la colère est l'une des plus puissantes. Elle s'accompagne de bien d'autres affects - indignation, culpabilité, amertume, ressentiment, haine, désir de vengeance - dénominateurs communs d'une actualité bouillonnante mais particulièrement confuse. Violences politiques et terrorismes transnationaux, soulèvements populaires et protestations "indignées" à travers le monde, insurrections armées au long cours, montée des populismes et reflux des nationalismes, regains et consolidations autoritaires, haine de l'"Autre", interminables guerres civiles et conflits gelés, rancoeurs sociétales nouvelles comme plus anciennes, belligérances numériques inédites... Inexorablement, sous nos yeux, c'est bien la colère qui semble dévorer une globalisation que d'aucuns qualifiaient autrefois d'"heureuse ". Se plaçant sur le terrain singulier de la géopolitique, Myriam Benraad analyse ce qu'"être en colère" signifie, comment cette émotion se manifeste à l'échelle planétaire, quels en sont les protagonistes, dynamiques et enjeux. Assistons-nous à un phénomène passager ou cet emportement général, visible partout, a-t-il déjà mué en logique durable laissant craindre un XXIe siècle particulièrement brutal et instable ?
Résumé : Babylone, les Mille et Une Nuits, Saladin... Histoire et légendes se confondent dans la Mésopotamie antique. Ce berceau de l'humanité a connu une série de ruptures violentes : dictature du Baas, guerre contre l'Iran, débâcle au Koweït en 1990, embargo dévastateur, occupation étrangère aussi meurtrière qu'imprévisible et plus récemment la barbarie de l'Etat islamique... Quiconque se penche sur le cas irakien, des spécialistes les plus chevronnés aux simples observateurs, rencontre la plus grande difficulté à comprendre les dynamiques sociales et politiques à l'oeuvre : défaite militaire américaine ? démocratie naissante ? retour à l'autoritarisme ? chaos jihadiste ? ... Myriam Benraad, l'une des meilleurs spécialistes de l'Irak, analyse et éclaire les différentes facettes de ce pays que l'on connaît principalement au travers des clichés qui entourent son histoire et du prisme déformant des raccourcis médiatiques sur l'époque récente.
Inhérent aux sociétés humaines, marqueur des relations internationales, le conflit est un objet d'étude qui connaît aujourd'hui un regain d'intérêt. Or, les discours sur le sujet révèlent la prégnance de certaines idées reçues. Il y aurait ainsi des signes avant-coureurs, un élément déclencheur, de mêmes causes qui produiraient de mêmes effets. Les acteurs auraient des buts rationnels et s'appuieraient sur des alliances stables. Quant à la résolution du conflit, elle nécessiterait l'intervention de tierces parties, passerait par une indispensable reconstruction et conduirait à un ce que rien ne soit plus comme avant. Au travers d'une analyse comparatiste, Myriam Benraad s'attache à comprendre les ressorts et le sens, mais aussi l'infinie complexité des conflits. Un ouvrage précieux à l'heure où, du Sahel à l'Ukraine, en passant par Taiwan et le Moyen-Orient, le conflit semble avoir opéré son grand retour.
L'Empire romain était trop vaste à gouverner"; "L'Empire, c'est la paix romaine"; "Les romains avaient la passion des jeux sanglants"; "L'Empire romain a persécuté les chrétiens"; "Constantin est le créateur de l'Empire chrétien"; "L'Empire tardif, c'est la décadence"; "Tous les chemins mènent à Rome"... Issues de la tradition ou de l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. L'auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l'on sait ou croit savoir.
Allez donc vivre en Corée du Nord si vous trouvez la France si liberticide ! " Si la démocratie est "le pire des systèmes à l'exception de tous les autres" , c'est que cet "Autre" doit être un véritable enfer. Or, qu'en est-il vraiment ? La démocratie serait-elle l'exact opposé de la dictature ? La réalité n'est pas aussi simple. Entre dictature, démocratie illibérale et légalité d'exception, les frontières se brouillent. Aussi rassurante que puisse être la distinction entre un "nous" démocratique et un "Autre" dictatorial, les fondements d'un tel discours résistent mal à l'épreuve des faits. C'est la démonstration offerte par ce livre au travers de la réfutation de vingt idées reçues sur la dictature ayant cours dans les domaines de l'économie, du droit, des relations internationales ou encore de la psychologie. Dévoilant biais et préjugés, l'auteure nous invite ainsi, en miroir, à réfléchir sur "nos" sociétés démocratiques.
Phénomène à succès de la littérature et du cinéma, les templiers ne cessent d'intriguer et de fasciner. Membres d'un ordre religieux et militaire n'ayant même pas vécu deux siècles, les templiers suscitent pourtant un grand nombre d'idées reçues : ils étaient les banquiers de l'Occident, ils possédaient neuf mille commanderies, ils ont été condamnés pour hérésie, ils ont caché un fabuleux trésor, ils ont maudit le roi de France Philippe le Bel et le pape, ils ont survécu dans la franc-maçonnerie, ils étaient proches des cathares¿ des fantasmes qui se substituent trop souvent à la véritable histoire du Temple. Cet ouvrage est l'occasion de faire la part de la réalité historique et des mythes encore très ancrés dans les mentalités. 2e éditionNotes Biographiques : Jean-Vincent Bacquart est médiéviste et éditeur spécialisé en histoire.
Le suicide est un cri adressé aux autres, un cri trop souvent étouffé par tous ceux qu'il dérange. Il est un rendez-vous manqué avec les vivants, une protestation, un refus de toutes les injustices sociales qui mènent au désespoir et facilitent le passage à l'acte. Etudiants précarisés, salariés épuisés, harcelés, agriculteurs isolés, enseignants oubliés, policiers stigmatisés, chômeurs fragilisés, femmes violées... il faut aller au-devant de toutes celles et ceux que la société laisse au bord du chemin, entendre leur cri pour prévenir l'irréparable. Mais la prévention n'est possible que par une connaissance précise, approfondie de la réalité du suicide, des groupes les plus exposés et de celles et ceux qui doivent vivre l'épreuve indicible du suicide d'un proche. En interrogeant les idées reçues qui entourent ce sujet encore tabou, cet ouvrage répond à un enjeu essentiel : mieux comprendre afin de mieux prévenir. Car la France, très en retard dans ce domaine, doit de manière urgente faire de ce drame personnel et social une grande cause nationale de santé.