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Corps et décors urbains. Les enjeux culturels des villes
Jeudy Henri-Pierre ; Berenstein Jacques Paola ; Zo
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782296009066
La culture est pour les villes un moyen de promouvoir leur image de marque. Les constructions architecturales, les ?uvres d'art dans les rues, les festivals, les fêtes sporadiques, les lieux culturels eux-mêmes, tout concourt à mettre la ville dans une perspective d'animation culturelle qui semble lui octroyer son certificat de garantie d'être une "vraie" ville. Cette attraction permanente laisse croire que chacun est en mesure de s'approprier sa ville et que le lien social ainsi promu permet de retrouver un sentiment partagé de communauté. L'idéalisation de la ville comme territoire d'une exhibition culturelle voudrait dépasser les limites de la "société du spectacle" en créant la fiction simulatrice d'une utopie. Mais l'expérience singulière de la ville faite par le citadin lui donne un corps, parfois imaginaire, un autre corps "urbain" qui joue de manière énigmatique avec la surabondance des décors.
La panique, un mot bien étrange. On imagine des foules en délire, des crises d'hystérie collective ou encore cette débandade devant un danger imminent... Mais la panique n'est-elle pas aussi tragique que séduisante ? Essence de la masse comme de l'individu, elle envahit, de manière sournoise, insinuante, le corps et la vie psychique, s'emparant des états d'âme et des émotions les plus violentes. Sans cause, ni finalité, la panique est d'abord mouvement qui se joue des représentations les plus usuelles. En deçà de la peur ou de l'angoisse, elle échappe au sens qu'on voudrait lui attribuer, alors faute de lui reconnaître sa puissance démoniaque, elle devient figure de la destruction. L'attente de l'irruption impossible se commue en une action nouvelle : paniquer.
Le langage tenu sur le corps est chargé de stéréotypes. Mais le corps demeure une énigme. Les instants d'émotion révèlent un écart manifeste entre la signification qu'on tient à leur donner et leur intensité affective qui n'a pas de nom. Ainsi peut-on penser que le langage verbal trahit des formes langagières qui sont propres au corps lui-même. Qu'en est-il de telles effractions de la représentation qui bouleversent momentanément nos habitudes mentales ? Les sciences humaines, soumises à l'objectivation impérative de l'interprétation, ne peuvent pas traduire le sens de ces expressions implicites du corps. L'ambiguïté du stéréotype qui semble imposer une forme a priori du sens, tient à la singularité de l'émotion qu'il contient. Il existe ainsi, dans la vie quotidienne, un défi réciproque et permanent entre le corps et le stéréotype.
Que devient le règne de la communication ? Communiquer est un tel impératif de la vie en société que toute critique semble vaine. Le sens se développe au rythme de la globalisation qui absorbe les contradictions. La contamination des images et des discours provoque une atmosphère consensuelle. Pour se comprendre, il suffit de penser en réseaux et de rester branché. Ce pouvoir universel et totalitaire de la communication est-il encore détourné par les ruses des échanges symboliques ? L'appel à toujours " mieux communiquer " n'est-il pas une caricature de la vie sociale et affective ? Les sciences sociales semblent avoir renoncé à toute violence critique en s'engouffrant dans les standards de la communication. Elles font des constats, imposent des modèles d'interprétation et n'exercent aucune puissance subversive contre l'ordre de la communication.
La conservation patrimoniale aurait-elle pour finalité secrète de nous préparer à des situations post-catastrophiques? Des Japonais ont construit le plus grand musée de la copie. La plupart des oeuvres du Louvre y sont rassemblées: la culture occidentale est prise en otage pour la protéger d'un péril possible. Rien n'échappe plus au contrôle mondial du patrimoine. La transmission est si bien organisée qu'elle ne peut plus être imprévisible ou accidentelle. Le destin de toute société est-il de se contempler dans le miroir d'un passé toujours revisité? Le devoir de mémoire nous impose la chasse à l'oubli. En ne se mesurant plus qu'à elle-même, la logique de la conservation patrimoniale ne risque-t-elle pas d'actualiser un passé si présent qu'il n'a déjà plus de futur?
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.