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L'école en France. La sociologie de l'éducation entre hier et aujourd'hui
Jellab Aziz
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782747559577
Au moment où la société française et ses politiques s'interrogent et tentent de débattre de l'avenir de l'École, les recherches sociologiques contribuent à leur manière à nourrir les discussions sur le système scolaire, sur son fonctionnement et sur les tensions qu'il connaît entre massification et démocratisation. L'École fait ainsi l'objet de recherches usant d'approches empiriques et théoriques variées, où s'affrontent des points de vue, sur fond de paradigmes épistémologiques spécifiques. Si la problématique des inégalités sociales face au système scolaire laissera progressivement place à des approches qualitatives, scrutant les processus de construction de ces inégalités à l'articulation entre vie sociale et expérience scolaire au sein de l'École, l'optique deviendra plus probabiliste et moins déterministe. Cet ouvrage propose une présentation synthétique des principales approches sociologiques des inégalités de carrière scolaire. Il fait le point sur la sociologie de l'éducation en milieu scolaire, en ouvrant également la discussion sur des thématiques nouvelles, notamment l'articulation entre le rapport aux savoirs et la socialisation à l'École, ou encore la problématique du travail enseignant à l'épreuve des contenus enseignés et les tensions entre formation et sélection, logique d'appropriation et logique de niveau. Il s'adresse aux étudiants, aux enseignants mais aussi à tous ceux pour qui la réflexion sur le système scolaire est au cœur même de la question démocratique.
Se situant au-delà des difficultés d'exercice de la profession, l'auteur se propose de travailler sur "l'entrée dans le métier" des professeurs du secondaire. Il s'intéresse au sens que les professeurs stagiaires donnent aux savoirs scolaires à enseigner mais aussi aux interactions entre le rapport aux savoirs et les pratiques pédagogiques effectives. Les résultats de ce travail amènent donc à penser autrement l'entrée dans le métier et la formation des enseignants et s'interroge sur la recomposition de leur identité professionnelle.
Symbole de la République et de ses valeurs, objet de nombreuses attentes parfois contradictoires, l'école en France ne cesse de susciter de multiples débats, sur fond de réformes successives qui se sont fixé comme horizon l'égalité des chances et la démocratisation. L'étroite imbrication entre l'école et la République explique les controverses passionnelles que provoque tout projet de changement, dépassant le plus souvent les clivages idéologiques et politiques. C'est que l'institutionnalisation de l'instruction obligatoire annonçait le projet fondamental visant à "faire société" par l'école, de sorte que celle-ci conditionne fortement aujourd'hui le destin des individus. Partant des évolutions qui touchent la société française et des incertitudes générées par la mondialisation et par l'Europe, cet ouvrage cherche à mettre en lumière en quoi ces changements mettent à l'épreuve l'école, ses missions ainsi que les thèses de la reproduction. Il mobilise également les enseignements issus de recherches scientifiques et empiriques menées par l'auteur. Où il apparaît, au final, que la question scolaire interroge l'idéal d'une société solidaire dont la démocratie a partie liée avec l'élévation du niveau d'éducation et la réduction des inégalités d'accès au savoir et à la culture.
Qu'est-ce qu'enseigner et étudier en lycée professionnel aujourd'hui ? Quels enseignements théoriques et pratiques peut-on dégager de l'expérience des élèves et de celle des enseignants ? C'est à ces deux principales questions que cet ouvrage apporte des réponses, en les arrimant à des mutations institutionnelles, dont la plus emblématique aura été la réforme du baccalauréat professionnel. L'accueil d'élèves issus majoritairement de milieu populaire, plus jeunes que les générations antérieures et ayant des profils scolaires hétérogènes, contribue à faire émerger de nouvelles interrogations autour des manières d'enseigner, d'évaluer et d'assurer les parcours de formation réussis. En mobilisant les enseignements issus d'observations de terrain et de plusieurs enquêtes, et appuyé sur des explications et illustrations sous forme d'encadrés, cet ouvrage est une contribution sociologique à la compréhension, mais aussi à l'action au sein d'un ordre d'enseignement qui, à sa manière, est partie prenante de la démocratisation scolaire.
Comment la France, berceau de la Révolution de 1789, héritière d'une riche histoire et du triptyque républicain (Liberté, Egalité. Fraternité), est aussi devenue le pays dans lequel le pessimisme prédomine, conduisant à des formes de repli sur soi et à une nostalgie à l'égard d'une ère révolue ? A l'heure où l'on assiste à des revendications identitaires, à la célébration et à la demande de reconnaissance de différentes mémoires, sur tond de diversification sociale et culturelle, une question se pose de manière cruciale : à quelles conditions peut-on penser et mettre en oeuvre du commun ? Le défi à relever n'est pas mince car l'idéologie néolibérale impose désormais un réalisme rendant difficile toute utopie. L'auteur propose une lecture sereine et distanciée de thématiques socialement vives, indissociables de la question sociale : la laïcité, la Nation, l'identité, l'immigration, la citoyenneté, les populismes, le communautarisme, la religion, l'exclusion de franges entières de la population. Il interroge la capacité d'agir des citoyens et insiste sur le rôle que les institutions, à l'instar de l'école ou des dispositifs sociaux ou médicaux, doivent puer dans la construction du lien social. Face aux revendications identitaires, la question sociale, la solidarité et la lutte contre les inégalités sont les fondements de la vie démocratique. Un ouvrage lumineux, porteur d'espoir.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.