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L'adolescence au coeur de l'économie numérique
Jehel Sophie
INA
14,00 €
Épuisé
EAN :9782869382893
La conquête des adolescents fait partie des objectifs majeurs des industries numériques. Les réseaux socionumériques se sont calés sur leurs caractéristiques pulsionnelles en privilégiant une communication par l'image, rapide, éphémère et continue. Ils offrent des espaces d'expression illimités qui rencontrent un fort désir des adolescents. Mais l'accès à des contenus peu filtrés et la prime donnée à ceux dont la puissance affective est la plus grande représentent un défi anthropologique : des adolescents de plus en plus jeunes sont confrontés à des messages qui bouleversent leur représentation du monde. Ils doivent mettre en oeuvre un travail émotionnel et social nouveau : construire une identité numérique, gérer des réseaux de contact, adopter une posture éthique face à des contenus qui les choquent. Sophie Jehel montre à partir d'enquêtes réalisées auprès de centaines d'adolescents la diversité des stratégies mises en place et des capacités de distanciation, selon les contextes sociaux et culturels. Prendre la mesure de cette diversité permet de comprendre les risques sociaux que favorise la socialisation numérique précoce - indifférence, insensibilisation, radicalisation cognitive, adhésion aux messages haineux -, mais donne aussi les moyens d'encourager des postures autonomes.
Quand on parle de démocratie, c'est toujours en pensant à Athènes et ses philosophes. Ce qu'a représenté à ce sujet le Moyen Age imprégné de la doctrine chrétienne, par les débats qui se sont multipliés en Europe, dans les domaines politique, économique juridique et culturel, est largement passé sous silence. C'est pourtant par son intermédiaire que s'est réalisé le passage entre la démocratie antique et la démocratie moderne. Après la chute de l'Empire romain en Occident, les évêques se substituèrent aux pouvoirs civils défaillants pour assurer les charges publiques. Dans le même temps, les ordres monastiques posaient les bases d'une gestion collective ouvrant sur le parlementarisme par recours aux élections. Les villes d'Italie du Nord s'y rallièrent. Ce modèle gagna Genève par les vallées alpines alors que s'opérait, à travers toute l'Europe, une révolution intellectuelle qui suscita l'essor de la pensée critique dans l'université, alors aux mains du clergé. Ces processus s'amplifièrent jusqu'au XVIIIe siècle où mûrirent, sous l'influence de Jean-Jacques Rousseau, les principes qui débouchèrent sur la Révolution de 1789 et ses suites, impliquant la laïcité dont la genèse remonte à l'Antiquité. Cette étude est donc exclusivement politique en cela qu'elle traite de la démocratie dont le statut fait bruyamment débat aujourd'hui.
Un outil indispensable de préparation aux épreuves écrites et orales de culture générale et d'économie (CPGE): une analyse précise du thème, un large panel d'annexes, des repères chronologiques, des questions d'entraînement à l'examen, un glossaire.
Résumé : En dépit des affrontements qui suivirent de peu les conquêtes arabes du ville siècle, et qui continuèrent de jalonner l'histoire de la Méditerranée pendant tout le Moyen Age, les rapports entre l'Italie et le Maghreb se sont progressivement orientés vers des échanges, qu'une intense activité diplomatique aida peu à peu à se constituer. La maîtrise de l'espace maritime ne fut pas pour les Italiens, Pisans, Génois et Vénitiens notamment, le seul mobile qui les attirait vers l'Afrique du Nord, relais indispensable à l'extension de leurs contacts avec l'Orient et l'Atlantique. L'économie maghrébine largement fondée sur les activités pastorales se révéla aussi, lors de l'essor des entreprises italiennes, un important foyer d'approvisionnement en matières premières telles que laines et peaux, soie ou coton. D'autre part, il apparut très vite que de grandes villes de la région comme Tunis, Bougie, Tlemcen ou Ceuta étaient d'importants marchés de consommation et de redistribution des productions textiles issues des ateliers italiens de Toscane et de Lombardie ainsi que d'Angleterre, de Flandre, de Bourgogne ou de Champagne. Ces marchandises souvent précieuses transitaient par Gênes et Venise, tandis que les échanges massifs de denrées alimentaires - céréales surtout assuraient une base régulière à un trafic incluant les épices, l'alun et des produits manufacturés. Autant de relations fructueuses au long des siècles, dont la participation des Génois aux réseaux de propagation de l'or du Niger et à son incidence sur la monnaie n'est pas la moindre illustration.
Résumé : L'épopée angevine est à voir comme une tentative pour décloisonner une Europe qui, au cours des XIVe et XVe siècles, se fige dans une organisation en Etats-nations contre laquelle s'est formée, à la charnière des XXe et XXIe siècles, l'Union européenne. Elle s'inscrit ainsi dans le patrimoine de cette dernière. Issue de la maison de France une famille royale a gouverné depuis Naples entre 1266 et 1442 un ensemble politique qui a répandu l'influence française de la Méditerranée occidentale à la Grèce et au Danube, par les Balkans, jusqu'en Pologne et en Orient. Les rois de Naples portaient, en effet, le titre prestigieux de roi de Jérusalem. La présence française s'exerça autant par la diffusion de structures politiques et administratives que par celle de la langue écrite partout où le pouvoir angevin s'appliquait. Elle s'est prolongée dans le domaine de l'art et de l'architecture jusqu'en Hongrie, ou en Morée pour illustrer le destin de la dynastie angevine et nourrir, par le brassage socioculturel qui s'ensuivit, l'identité de l'Europe. Au cours de ces deux siècles commencèrent à se tisser, entre ces peuples, des liens qui évoluèrent par la suite sans jamais se distendre complètement.
A compter des années 2000, de plus en plus de médias, aux Etats-Unis puis ailleurs dans le monde, se sont dotés de rubriques ou chroniques dits de "fact-checking". Ils se sont d'abord donné pour objectif de vérifier la véracité de propos tenus par des responsables politiques dans la sphère médiatique. Puis, progressivement, ils ont étendu ce travail de décryptage minutieux à l'ensemble des informations suspectes véhiculées dans l'espace public, sur Internet et les réseaux sociaux : encouragés par les Gafam et tout particulièrement Facebook, ils produisent ce que l'on appelle du "debunkitig", de la démystification de rumeurs. Cet ouvrage décrypte également comment ces médias, ce faisant, ont cherché à valoriser une démarche journalistique particulièrement crédible, qui toutefois révèle, en creux, de nombreux manquements dans les pratiques professionnelles. A travers ce parcours au sein de l'histoire récente de la vérification dans les médias hexagonaux, c'est in fine la nécessité de promouvoir des contenus peut-être moins nombreux mais plus qualitatifs dans les rédactions, ainsi que la nécessité impérieuse d'une véritable politique d'éducation aux médias pour le grand public qui transparaît. Et l'exigence d'un fact-checking placé au coeur des stratégies éditoriales, seul à même de permettre aux journalistes de regagner la confiance des publics et aux entreprises de presse de valoriser leurs contenus.
Je ne veux pas démythifier le cinéma auprès du public, j'aimerais simplement schématiser mon désir par une simple phrase : réveiller la curiosité des gens pour le cinéma et l'associer à l'idée de surprise." En prononçant ces mots en 1982, alors que débute à peine sa carrière télévisée avec l'émission Etoiles et toiles, Frédéric Mitterrand ne s'attendait sûrement pas à devenir l'une des figures mythiques de la télévision des années 1980-90. En choisissant sa passion du cinéma comme fil conducteur de ses émissions, Frédéric Mitterrand participe, aux côtés d'autres programmes célèbres, à redonner ses lettres de noblesse à la cinéphilie. Côtoyant les plus grands, retraçant la grande histoire du cinéma et de ses stars, Frédéric Mitterrand perpétue le grand mythe cinématographique, tout en devenant lui-même un personnage télévisuel emblématique. Passant par tous les genres, de la variété au talk-show, de l'émission cinéphile au documentaire, Frédéric Mitterrand traverse 14 ans d'une histoire télévisuelle tourmentée, en s'inventant un personnage atypique, hors des modes et hors du temps, au service d'un cinéma glorifié. Mais qui est Frédéric Mitterrand avant d'entrer en télévision ? Quels liens entretient-il avec le cinéma ? Comment se retrouve-t-il sous le feu des projecteurs ? Et quels liens fait-il naître entre le cinéma et la télévision ? En dressant le portrait de l'homme de cinéma, cet ouvrage cherche à montrer comment de 1981 à 1995, Frédéric Mitterrand a utilisé la télévision comme tribune pour exposer sa philosophie du cinéma. Et en analysant ces mêmes émissions, l'auteur nous montre comment Frédéric Mitterrand est devenu l'une de ses grandes figures de la télévision.
Analyser la musique a longtemps consisté à examiner en détail une partition pour en découvrir les lois d'organisation : les éléments thématiques et leurs développements, un plan tonal, l'engendres à partir d'une série. Mais voilà ! Des musiques sans partition sont venues des studios électroacoustiques ou de la brousse africaine et l'analyse a du redéfinir ses méthodes et ses objectifs. L'analyse commençait, cette fois, par l'écoute et la transcription, support indispensable à l'analyse, même s'il est une réduction de la complexité sonore. Surgit alors la question : quels traits noter et quels autres négliger ? C'est le problème de la pertinence qui est posé, dont on comprend qu'elle dépend d'un point de vue. Que veut-on expliquer, de quoi veut-on rendre compte ? L'analyse de l'objet nous importe dans la mesure où elle contribue à décrire, voire expliquer ce rapport complexe, plein d'invention, de sens et d'émotion qui se construit entre un sujet et un objet, au sein d'une pratique. C'est donc au confluent de différentes "sciences de la musique", étudiant les conduites humaines au niveau psychologique ou social, que se situe l'analyse. Ce qui est d'abord apparu comme une nécessité pratique pour l'étude de musiques sans partition - commencer par écouter - remet en question le sens et l'ambition de l'analyse, y compris celle des musiques écrites.
Sociologue des médias, Benoit Lafon est chercheur au Gresec (Groupe de Recherche sur les Enjeux de la Communication) à l?université Grenoble 3. Maître de conférences en sciences de l?information et de la communication et docteur en science politique, ses travaux portent sur l?analyse des discours médiatiques, l?histoire des médias, particulièrement de la télévision, en lien avec les questions de communication politique.