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Je meurs d'amour et de colombes
Azam Edith ; Iturralde Juliette
PORT A JAUNI
12,00 €
Épuisé
EAN :9782494753310
Je meurs d'amour et de colombes je meurs de mémoire et d'invention je meurs des pleurs d'une jonquille mais le Paradis une fois ? mais le Paradis une fois... Je suis malade des orties bleues ? malade des statues qui transpirent ? malade des horreurs de cave et des odeurs de caniveaux ? je suis malade de vous aimer surtout quand vous ne m'aimez pas je suis malade de mon cerveau ? je suis malade de ne pas l'être. ? Je meurs dans le rire du vent ? je meurs de morsure et de joie ? je meurs à en perdre la tête ? mais le Paradis une fois ? mais le Paradis une fois... je meurs dans les violettes sauvages je meurs dans le coeur d'un inuit ? je meurs d'amour sur la banquise ? je meurs, et voudrais me cacher mais dans mes veines : le Paradis ! " Le poème d'Edith Azam dit mieux que tout ce qui est à l'oeuvre dans ce recueil : écrire sur l'amour, les raisons de vivre, la joie, l'attente, l'exaspération, l'invocation, la joie à nouveau. L'écriture d'Edith Azam est magnifique et puissante. Elle se lit et s'entend à tous les âges. Elle s'oralise et s'amplifie à chaque nouvelle lecture. Pour accompagner cette écriture, Juliette Iturralde remplit des pages et des pages de femmes qui chantent dans l'eau, de femmes qui crient, de paysages aux feutres et feuillus qui, on ne saurait dire pourquoi, semblent chanter eux aussi. Et nous avons pioché parmi ses dessins fleuves pour les assembler et faire échos aux poèmes fleuves d'Edith Azam. Je meurs d'amour et de colombes est le second recueil d'une série consacrée à l'écriture d'Edith Azam. Nous avons publié en 2024 le premier volume, Rien à faire, on s'embourbe (avec des illustrations de Pauline Barzilaï), sélection Pépites du SLPJ de Montreuil dans la catégorie Fiction ados.
Premier volume des aventures de PoOki, PoOki c'est PoOnk emmène le lecteur à la suite d'un petit personnage qui se pose des questions existentielles. PoOki sauvage, on dit PoOki, PoOki mord-il ? , PoOki s'endort, Cage à PoOki, PoOki copain ? L'oizo PoOki, PoOki PoOnki ou encore PoOki est nu, tels sont les titres des poèmes de ce recueil. Une langue inventive et jubilatoire et des illustrations pleines de tendresses et de cruauté.
Résumé : "On s'enfonce dans un corps on ne sait pas si c'est le nôtre. On mélange tout on est le coeur on est les reins les pieds les poumons les artères on est tout un tas d'os mais on ne sait plus trop ce que cela veut dire. On marche en se disant que l'on ne comprend pas. On est là au milieu du tumulte à partir se départir oublier d'où l'on vient on se dit que pour les racines la terre ne suffira pas que c'est plus bas qu'elles nous tiennent. On se ferme les yeux on s'en va au plus loin on s'enfonce dans ce corps que l'on ne connaît pas on mélange tout on est le coeur". Ecrire sur l'écriture, écrire sur le corps, écrire sur le corps en écriture ; faire entendre l'oralité dans l'écrit, faire entendre le cri de la difficulté de vivre, faire entendre le corps qui s'exprime dans l'écrit : voici le projet à l'oeuvre ici. L'écriture d'Edith Azam est magnifique et politique, dramatique et humoristique. Elle se lit et s'entend à tous les âges. Elle s'oralise et s'amplifie à chaque nouvelle lecture. En écho à ces mots, Pauline Barzilaï a peint un cycle. Celui d'une lune. Ou d'un soleil. Ou d'une vie. ? Et nous le mettons en page dans un livre qui s'ouvre et se déroule, jusqu'à ce que la courbe de la lune, ou du soleil, ou de la vie, soit entièrement déroulée, ouverte, écrite, dessinée. Finalement ce livre devient une longue bande de poèmes qui se lèvent et se couchent. Rien à faire, on s'embourbe.
Une mélopée, douce et tendre à la fois. Une petite pluie fine à l'intérieur du corps le long de la colonne, ça ne rassure en rien non, mais cette voix à l'intérieur, nous réconforte un peu? Puisqu'au final c'est auprès d'elle, la voix des os, que l'on se berce."
De Mane à Marseille, le père Albert se lance dans un long périple. Maintes fois, il croit reconnaître son poisson rouge, mais c'est toujours un leurre. Feuille d'automne, pomme rouge, bonbon cerise ou soleil couchant, le père Albert en perd la boule et son errance dure, longtemps, jusqu'à ce qu'il se résolve entamer le chemin du retour. Tandis que l'illustration représente ce qui est imaginé par le père Albert, le texte joue sur les mots et se moque de ses hallucinations successives. L'histoire est bilingue en français et en arabe. Lorsque le père Albert renonce à sa quête chimérique, l'album change de sens de lecture : l'aller du voyage se lit dans le sens français et le retour dans le sens arabe, d'autant qu'à l'arrivée, à l'entrée du village, une surprise... renversante attend le père Albert.
Résumé : Sept vies est, à travers " une vie de chat ", l'un des rares albums publiés dans le monde arabe qui aborde des questions existentielles. Il relate les joies, les peurs, les doutes, les pensées d'un chat aux multiples visages et aux représentations aussi diverses que ses états d'âmes. Le chat, métaphore de l'enfant, tente de se définir et de se comprendre : à qui ressemble-t-il ? De qui hérite-t-il ? Qui aime-t-il ? Qui est-il vraiment ? Comment être unique et si multiple à la fois... Autant de questionnements universels traités ici avec humour et servis pas un traitement graphique ludique et inventif. Cette version bilingue est publiée dans le sens de lecture arabe pour conserver le dynamisme de l'illustration. A l'heure où les pays arabes vivent des tournants historiques initiés par la revendication de leur peuple à vivre, à dire, il nous paraît intéressant de donner à entendre cette revendication à travers cet album : s'il n'a rien de politique ou d'idéologique, Sept vies illustre cette aspiration à être, ainsi que le désarroi et la joie de l'individu libéré du carcan collectif (nationaliste, étatique, communautaire ou familial) qui lui dicte comment être, comment penser. Sept vies est en fait un hymne à la liberté, sans que jamais le mot huriyya (liberté) scandé par les peuples arabes depuis des années ne soit écrit ou revendiqué de façon didactique. C'est un album politique dans le sens noble du terme, sans message frontal ni doctrine martelée.
Abracadabra est l'histoire d'un magicien peu commun. Pas un lapin ne sort de son chapeau, pas une colombe de sa manche. Le magicien Chahbandour n'a pas de chapeau mais sait des tours qu'aucun autre ne connaît... D'une boîte d allumettes, il fait surgir une palmeraie qui aussitôt se met à pousser, d'un mouchoir une autruche gigantesque ou un serpent à tête d'humain. Jamais il ne fait deux fois le même tour, toujours sa magie est renouvelée, alors une grande clameur s'élève pour le magicien Chahbandour... Le livre est bilingue en français et en arabe, il se lit à double sens, les tours de Chahbandour se croisent et la clameur s'élève, au début et à la fin. Ainsi un sens de lecture ne prévaut pas sur l'autre, et les illustrations, inspirées de l'art populaire soudanais, servent de support aux deux langues.