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La Bretagne de Louis XIV. Mémoires de Colbert de Croissy (1665) et de Béchameil de Nointel (1698)
Jarnoux Philippe ; Pourchasse Pierrick ; Aubert Ga
PU RENNES
39,00 €
Épuisé
EAN :9782753551190
Charles Colbert de Croissy est commissaire du roy, député pour la tenue des Etats de Bretagne quand il rédige son Procès verbal de visite des costes et éveschés de Bretagne en 1665 ; Louis Béchameil de Nointel est intendant lorsqu'il écrit le Mémoire sur la province de Bretagne en 1698. Avec eux, ce sont aux générations d'hommes de pouvoir, d'agents de la monarchie qui décrivent une province périphérique mais pas marginale. On y découvre, à l'échelle de la Bretagne, la complexité des modes de gouvernement et de contrôle des territoires dans la France d'Ancien Régime, la subtilité des rapports de force politiques et sociaux, l'importance croissante des considérations économiques et maritimes pour un pouvoir royal encore lointain et pas toujours bien informé. Croissy et Béchameil nous montrent à la fois les intérêts et les préoccupations de la monarchie, les transformations du long règne du roi-Soleil et la persistance des spécificités bretonnes. A travers leurs écrits, si on ne voit guère le quotidien, les peines et les. espoirs du petit peuple breton, on distingue pourtant clairement ce qui fait la Bretagne de Louis XIV.
Après quelques années de vie commune tumultueuse et difficile, Hypolite Radegonde Loz de Beaucours et René-Joseph de Begasson ont engagé une procédure de séparation et le procès qui s'en suit est aussi douloureux et tourmenté que les années de mariage qu'ils ont partagées. Les époux sont bien connus dans la meilleure noblesse rennaise du milieu du 18ème siècle et l'affaire fait grand bruit dans les salons. Pour justifier une attitude que d'aucuns jugent sans doute scandaleuse, Madame de Begasson fait publier un long mémoire où elle raconte les souffrances et les peines de sa vie d'épouse et dévoile à ses juges et au public une large part des états d'âme et de l'intimité d'un couple dans une Bretagne hésitant entre tradition et Lumières. Ce texte authentique est précieux parce qu'il offre au lecteur l'occasion rare de plonger dans un quotidien méconnu. Précieux aussi parce qu'exceptionnellement c'est la voix d'une femme qu'on entend ici.
La terre fut longtemps la principale source de richesse dans les sociétés d'Ancien Régime et sa possession constitue un enjeu social considérable. Noblesse et clergé en détiennent une part importante mais paysans, bourgeois ou même petit peuple des villes ne sont pas totalement écartés de la propriété foncière. Au XVIIIe siècle en Bretagne, les ordres privilégiés voient se réduire légèrement leur patrimoine foncier au profit des roturiers les plus riches. A Rennes, les bourgeois restent mal connus car l'extrême richesse de la noblesse parlementaire qui y réside les relègue dans une relative obscurité. S'ils sont fréquemment en première ligne dans les débats politiques, s'ils suivent avec avidité tous les cheminements de la pensée des Lumières, on les rencontre moins dans les grandes opérations économiques ou financières. Pourtant, la bourgeoisie de Rennes est l'une des plus riches et puissantes de la province. Majoritairement tournée vers la justice, les offices et l'administration du royaume, elle ne dédaigne pas le commerce, parfois même international, et investit une bonne partie de ses revenus dans la terre. Dans un rayon d'une trentaine de kilomètres, la propriété des Rennais contribue incontestablement à modeler le visage particulier des campagnes. A travers l'observation des activités de la bourgeoisie et de son attirance pour la terre, ce sont toutes les structures sociales de la ville et des campagnes voisines qu'on cherche à faire apparaître. Avec le soutien du CNL
Mathan Anne de ; Pourchasse Pierrick ; Jarnoux Phi
L'ambition de cet ouvrage consiste à inviter au dialogue des spécialités - histoire militaire, histoire économique quelle soit interconnectée ou non, et histoire "classique" de la Révolution française - peu accoutumées à croiser leurs problématiques dans un champ disciplinaire souvent cloisonné. Dans une perspective dialectique, il s'agit de faire fructifier ensemble les évolutions en cours dans ces domaines respectifs afin de proposer une synthèse historiographique présentant les chantiers en cours sur la spécificité des zones portuaires métropolitaines et coloniales et des espaces maritimes mondiaux pendant la Révolution française jusqu'à la paix d'Amiens (1789-1802), tant du point de vue des enjeux économiques, politiques et militaires que des réalités observées sur le terrain. Louvrage réunissant les contributions de vingt chercheurs français et étrangers s'organise en six parties, scrutant d'abord les conditions financières et pratiques du développement des armées au long cours. Il envisage les aspects politiques, économiques et scientifiques de la révolution maritime, puis focalise l'attention sur les secteurs spécifiques de la Méditerranée - un enjeu central de la diplomatie et des guerres révolutionnaires - et des façades atlantiques confrontées aux forces britanniques. Il analyse les profonds changements intervenus dans les échanges américains et les mondes coloniaux, et se clôt par un resserrement de la focale sur l'échelle individuelle. Ce livre dresse un bilan très actuel sur l'état des recherches dans des champs disciplinaires en profond renouvellement.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni