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Les bourgeois et la terre. Fortunes et stratégies foncières à Rennes au XVIIIe siècle
Jarnoux Philippe
PU RENNES
25,92 €
Épuisé
EAN :9782868471956
La terre fut longtemps la principale source de richesse dans les sociétés d'Ancien Régime et sa possession constitue un enjeu social considérable. Noblesse et clergé en détiennent une part importante mais paysans, bourgeois ou même petit peuple des villes ne sont pas totalement écartés de la propriété foncière. Au XVIIIe siècle en Bretagne, les ordres privilégiés voient se réduire légèrement leur patrimoine foncier au profit des roturiers les plus riches. A Rennes, les bourgeois restent mal connus car l'extrême richesse de la noblesse parlementaire qui y réside les relègue dans une relative obscurité. S'ils sont fréquemment en première ligne dans les débats politiques, s'ils suivent avec avidité tous les cheminements de la pensée des Lumières, on les rencontre moins dans les grandes opérations économiques ou financières. Pourtant, la bourgeoisie de Rennes est l'une des plus riches et puissantes de la province. Majoritairement tournée vers la justice, les offices et l'administration du royaume, elle ne dédaigne pas le commerce, parfois même international, et investit une bonne partie de ses revenus dans la terre. Dans un rayon d'une trentaine de kilomètres, la propriété des Rennais contribue incontestablement à modeler le visage particulier des campagnes. A travers l'observation des activités de la bourgeoisie et de son attirance pour la terre, ce sont toutes les structures sociales de la ville et des campagnes voisines qu'on cherche à faire apparaître. Avec le soutien du CNL
Jarnoux Philippe ; Pourchasse Pierrick ; Aubert Ga
Charles Colbert de Croissy est commissaire du roy, député pour la tenue des Etats de Bretagne quand il rédige son Procès verbal de visite des costes et éveschés de Bretagne en 1665 ; Louis Béchameil de Nointel est intendant lorsqu'il écrit le Mémoire sur la province de Bretagne en 1698. Avec eux, ce sont aux générations d'hommes de pouvoir, d'agents de la monarchie qui décrivent une province périphérique mais pas marginale. On y découvre, à l'échelle de la Bretagne, la complexité des modes de gouvernement et de contrôle des territoires dans la France d'Ancien Régime, la subtilité des rapports de force politiques et sociaux, l'importance croissante des considérations économiques et maritimes pour un pouvoir royal encore lointain et pas toujours bien informé. Croissy et Béchameil nous montrent à la fois les intérêts et les préoccupations de la monarchie, les transformations du long règne du roi-Soleil et la persistance des spécificités bretonnes. A travers leurs écrits, si on ne voit guère le quotidien, les peines et les. espoirs du petit peuple breton, on distingue pourtant clairement ce qui fait la Bretagne de Louis XIV.
Après quelques années de vie commune tumultueuse et difficile, Hypolite Radegonde Loz de Beaucours et René-Joseph de Begasson ont engagé une procédure de séparation et le procès qui s'en suit est aussi douloureux et tourmenté que les années de mariage qu'ils ont partagées. Les époux sont bien connus dans la meilleure noblesse rennaise du milieu du 18ème siècle et l'affaire fait grand bruit dans les salons. Pour justifier une attitude que d'aucuns jugent sans doute scandaleuse, Madame de Begasson fait publier un long mémoire où elle raconte les souffrances et les peines de sa vie d'épouse et dévoile à ses juges et au public une large part des états d'âme et de l'intimité d'un couple dans une Bretagne hésitant entre tradition et Lumières. Ce texte authentique est précieux parce qu'il offre au lecteur l'occasion rare de plonger dans un quotidien méconnu. Précieux aussi parce qu'exceptionnellement c'est la voix d'une femme qu'on entend ici.
Pendant cent quarante-huit jours, quatre chercheurs ont assisté au procès des attentats de novembre 2015 commis à Paris et à Saint- Denis. Le 29 juin 2022, vingt hommes ont été déclarés coupables ; 2 318 femmes et hommes ont ensuite été confirmés dans leur statut juridique de victimes. Le verdict n'a pas été contesté. Ce livre propose une lecture inédite du déroulement de l'audience et déconstruit l'évidence du récit judiciaire. Le procès a été présenté comme le jugement exemplaire de "monstres imprégnés de religion" et devenus des "machines à tuer". Or ce qui a été dit à la barre montre que le terrorisme se nourrit de bien d'autres choses. Le procès a été considéré comme une réparation offerte aux victimes et à la Nation. Or les victimes ont surtout été invitées à exposer leurs traumatismes. Certaines d'entre elles ont du reste pointé les manquements de l'Etat français - mauvais protecteur des vivants, gardien brutal des morts, éducateur défaillant des "jeunes de banlieue", ou acteur imprudent sur la scène internationale. Le procès a-t-il permis d'éclairer le processus qui a conduit aux attentats ? Comment les avocats et les magistrats ont-ils pondéré droit et politique pénale antiterroriste ? Les sciences sociales proposent ici d'ouvrir le débat.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.