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La liberté ou l'être en négation. Rapport et unité relationnelle dans la logique de Hegel
Jarczyk Gwendoline
KIME
32,50 €
Épuisé
EAN :9782841745081
Si les termes de "rapport" et de "relation" figurent en tête du présent ouvrage, c'est pour ce que, relevant l'un et l'autre du vocabulaire technique hegelien, ils semblent, tant en raison de leur parenté que de leur implication avec l'être - premier et ultime moment du procès logique -, essentiels pour une investigation portant sur la liberté. La liberté: non certes le sentiment, voire la sensation, fussent-ils des plus nobles, que l'homme, ne serait-ce que de façon fugitive, aurait l'heur d'éprouver d'aventure, mais la liberté, cette réalité liée, ainsi que l'énonce le titre du présent ouvrage, aux questions portant sur l'être - mais sur lui en négation -, partant au caractère inséparable du sujet et de l'objet dès lors qu'il va de science, et donc de vérité. En précisant toutefois quel peut et doit être cet objet quand il s'agit du connaître et du penser - c'est-à-dire justement de "liberté".
La Science de la logique (1812-1816), située entre la Phénoménologie de l'esprit et l'Encyclopédie des sciences philosophiques, est au centre du système hégélien. En effet, une fois réduit le dualisme propre à la conscience commune, Hegel en vient ici aux structures intemporelles du connaître et de la réalité, avant que celle-ci ne trouve son exposition dans l'élément du concept. Dans son organisation — Logique objective, avec les livres de l'Etre et de la Doctrine de l'essence, et Logique subjective ou doctrine du concept —, la Science de la logique répond à l'ambition de son auteur, qui est de produire une logique qui soit une véritable ontologie.
La Science de la logique est le développement, "dans toute son ampleur", du résultat auquel parvient la Phénoménologie de l'esprit : le savoir pur comme l'unité de la certitude de soi-même et de la vérité - les deux a la fois inséparables et différents. Et parce qu'ils "se trouvent sus en même temps comme différents", leur unité se révèle non plus abstraite mais "concrète". Scindé en lui-même, le concept répond de cette différence dans l'unité. Le présent ouvrage a tenté d'en rechercher et d'en accompagner les implications, depuis le rapport de l'être pur et du néant pur, jusqu'à la déprise de soi de l'Idée pure comme Nature. Cela, en ayant pour témoin la méthode absolue, elle qui "prend de son ob-jet lui-même le déterminé, puisqu'elle est elle-même son principe et [son] âme". Cette réflexion est sous-tendue par l'inlassable exploration des ressources du négatif.
La Science de la logique (1812-1816), située entre la Phénoménologie de l'esprit et l'Encyclopédie des sciences philosophiques, est au centre du système hégélien. En effet, une fois réduit le dualisme propre à la conscience commune, Hegel en vient ici aux structures intemporelles du connaître et de la réalité, avant que celle-ci ne trouve son exposition dans l'élément du concept. Dans son organisation - Logique objective, avec les livres de l'Etre et de la Doctrine de l'essence, et Logique subjective ou doctrine du concept -, la Science de la logique répond à l'ambition de son auteur qui est de produire une logique qui soit une véritable ontologie.
La philosophie dialectique est parfois soupçonnée d'avoir traité du mal par prétérition, ne voyant en lui qu'un épiphénomène destiné à une reprise dans un procès global qui ne verrait là que retard ou complication secondaire. Chez Hegel pourtant, cette réalité est de grande importance. Le mal y apparaît comme l'opposé du bien, au sein d'un rapport de double unilatéralité caractéristique du mode de connaissance par représentation. Mais l'accès à une compréhension conceptuelle transcrit pareille opposition dans la forme d'une contradiction vivante qui, en les dépassant, accomplit l'un et l'autre de ces termes en mettant en lumière leur inséparabilité de principe et de fait. Contradiction dissoute qui soustrait le mal -et le bien- à toute figure autostante -mal et bien défigurés- pour faire d'eux les moments d'un procès de réalisation positif et négatif. Telle est la posture logique de pareille réflexion. Quant au mal tel qu'il revient à l'homme d'en juger sur le plan éthique -pour le déchiffrer, le comprendre et le combattre- on trouvera ici ample moisson de vues originales, au plus près de la contingence et de l'histoire, en particulier avec la fameuse dialectique du Mal et de son Pardon dans la Phénoménologie de l'esprit, et dans ce qui regarde l'objectivité de l'existence individuelle et sociale dont traitent les Principes de la Philosophie du droit.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.
Et si la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert exigeait un effort de prospective ? En effet, de quel texte majeur l'oeuvre de Flaubert, fondamentalement matricielle, sera-t-elle finalement l'oeuvre source ? La critique s'est beaucoup intéressée aux lectures du romancier et aux textes qui ont pu l'inspirer ; elle a longuement analysé les principes de sa poétique et la manière patiente dont elle s'est élaborée. Mais quid des influences multiples sur ses contemporains ? Elle a beaucoup moins observé comment les héritiers autoproclamés se sont emparés de l'esthétique flaubertienne pour construire leurs propres oeuvres et comment ces dernières font honneur ou pas à l'héritage reçu. C'est cet oubli que prétend réparer Flaubert ou l'oeuvre muse. L'étude offre en effet une exploration panoramique des oeuvres de littérature française qui, dans le mystérieux processus labyrinthique de la création artistique, en plus d'être prismatique, devenue multidimensionnelle, ont contribué jusqu'à ce jour à faire vivre une réelle flaubertolâtrie.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.